2026-01-23
DÉVELOPPEMENT 4: La Force de Suppression des Gangs soutenue par les Nations Unies opère
actuellement à environ 1000 personnels bien en dessous de son plafond autorisé avec un
déploiement complet non prévu avant l'été ou l'automne 2026. Le Représentant Spécial de l'ONU
Carlos Ruiz-Massieu a déclaré le 21 janvier que des contingents supplémentaires arriveraient d'ici
avril 2026 avec une montée graduelle à 5500 troupes conditionnelle aux engagements de
financement et à la préparation des nations contributrices de troupes. Le personnel actuel est
principalement constitué de policiers kenyans avec des armes lourdes et des actifs de mobilité
aérienne limités. La force conduit des opérations ciblées de contre-gangs guidées par le
renseignement, protège l'infrastructure critique incluant l'aéroport et le port et sécurise les corridors
humanitaires en soutien à la Police Nationale d'Haïti.
Le calendrier de déploiement crée un vide de capacité significatif durant la phase la plus critique de
la transition. Avec le mandat du Conseil Présidentiel de Transition expirant le 7 février 2027 et les
processus électoraux prévus pour août et décembre 2026 l'environnement sécuritaire doit se
stabiliser suffisamment pour permettre l'enregistrement des électeurs, les campagnes des candidats
et les opérations de bureaux de vote. La force actuelle de 1000 personnels manque de capacité
pour simultanément tenir le terrain urbain nettoyé, protéger l'infrastructure électorale à travers de
multiples départements et répondre aux offensives de gangs à grande échelle. Les officiels de
l'ONU reconnaissent que même à pleine capacité l'autorisation de 5500 personnels représente une
fraction de ce que la doctrine conventionnelle de contre-insurrection prescrirait pour une ville de la
taille de Port-au-Prince avec des forces de gangs estimées à 12000 combattants.
L'efficacité opérationnelle dépend aussi du financement international soutenu qui demeure
incertain. La Force de Suppression des Gangs opère par contributions volontaires plutôt que par
budgets de maintien de la paix évalués de l'ONU créant une incertitude financière mois par mois.
Les délais dans l'approvisionnement d'équipement, le réapprovisionnement de munitions et le
financement de rotation de force ont contraint le tempo opérationnel ces dernières semaines. Le
mandat de la force inclut la protection des corridors humanitaires mais la mise en uvre nécessite
une coordination avec les agences humanitaires de l'ONU et les ONG qui manquent souvent
January 23, 2026
d'information en temps réel sur les horaires de patrouille GSF ou les routes dégagées. Ce vide de
coordination résulte en des convois humanitaires soit attendant des jours pour une couverture
sécuritaire confirmée soit se déplaçant indépendamment à travers des zones contestées à risque
élevé.
Les efforts d'expansion de la Police Nationale d'Haïti complètent mais ne peuvent se substituer à la
présence de force internationale. La PNH a déployé 892 nouveaux officiers de sa 35ème classe
diplômée début janvier vers des zones de haute violence et des sites de déplacement. Cependant la
PNH fait face à des défis de recrutement, des pénuries d'équipement et des problèmes de moral
découlant d'une exposition au combat soutenue et de salaires inadéquats. La force demeure
numériquement équivalente aux combattants de gangs à environ 12000 personnels chacun créant
une parité stratégique qui empêche un avantage décisif sans le soutien d'armes lourdes de la GSF.
Les évaluations de sécurité internationales concluent que la PNH peut tenir le terrain urbain avec
l'assistance de la GSF mais manque de capacité indépendante pour des opérations offensives à
grande échelle.