2026-01-23
DÉVELOPPEMENT 3: Les opérations de la Police et de la Force de Suppression des Gangs dans
le centre de Port-au-Prince ont déplacé environ 6000 personnes supplémentaires depuis le 6 janvier
2026 portant la population nationale déplacée interne à environ 1,4 million représentant 12 pour
cent de la population totale d'Haïti. Les opérations se sont concentrées à Bel-Air, La Saline, Delmas
2, Delmas 4, Delmas 6, rue Magloire Ambroise et Nazon utilisant des drones chargés d'explosifs, de
l'équipement de démolition lourde et des véhicules blindés. La police a affirmé que certaines zones
du centre-ville ont été rétrogradées du statut de sécurité rouge à orange indiquant de modestes
améliorations dans la présence de l'État. Cependant l'intensité des opérations de combat urbain a
créé de sévères effets collatéraux sur les populations civiles et l'infrastructure humanitaire.
Médecins Sans Frontières a suspendu les activités à son installation de Bel-Air après que le site ait
été pris dans un tir croisé le 6 janvier 2026 piégeant sept volontaires à l'intérieur. Un ancien
volontaire a été tué dans des violences connexes. La suspension de MSF représente une perte
significative de capacité médicale dans une zone où seulement environ 10 pour cent des
établissements de santé avec capacité hospitalière demeurent pleinement opérationnels. Les
Nations Unies estiment que 4,9 millions de personnes nécessitent une assistance médicale
d'urgence au niveau national. La combinaison de fermetures d'établissements, de poussées de
déplacement et d'opérations de combat en cours crée des lacunes aiguës dans les soins de
traumatologie, les services de santé maternelle et la gestion des maladies chroniques pour les
populations piégées dans les quartiers contestés.
January 23, 2026
Les chiffres de déplacement aggravent les pressions humanitaires préexistantes. Les évaluations de
l'Organisation Internationale pour les Migrations et des Nations Unies ont enregistré les 6000
nouvellement déplacés entre le 6 et le 15 janvier avec des concentrations dans les zones entourant
les zones opérationnelles. Les populations déplacées se réfugient typiquement chez des familles
d'accueil mettant à rude épreuve des ressources déjà limitées ou occupent des sites informels
manquant d'eau, d'assainissement et de services de santé. Le calendrier des opérations urbaines à
grande échelle chevauche les derniers jours du mandat du Conseil Présidentiel de Transition créant
une incertitude sur la continuité de la gouvernance pour la coordination humanitaire et les
négociations d'accès. Les risques de protection incluant la violence sexuelle, la séparation d'enfants
et l'exploitation augmentent substantiellement dans les contextes de déplacement où la surveillance
institutionnelle est faible ou absente.