2026-01-23
RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Le Conseil Présidentiel de Transition d'Haïti s'est scindé en factions concurrentes alors que cinq
membres ont voté pour révoquer le Premier ministre Fils-Aimé malgré les avertissements sévères
des États-Unis et du Canada. Les États-Unis ont explicitement rejeté cette démarche comme nulle
et non avenue et ont qualifié les membres du CPT participants de criminels alliés aux gangs. Cette
crise exécutive se déroule quinze jours avant l'expiration du mandat constitutionnel le 7 février 2027.
Les opérations de sécurité sur la Route Nationale 1 continuent de produire des gains tactiques mais
échouent à sécuriser un accès soutenu entre Port-au-Prince et l'Artibonite. La combinaison d'une
rupture institutionnelle de haut niveau et d'un contrôle territorial persistant des gangs crée des
risques immédiats pour la continuité de la gouvernance et la viabilité des corridors humanitaires.
SYNTHÈSE RAPIDE POUR LES PARTIES PRENANTES
Cinq des neuf membres du CPT ont signé une résolution pour révoquer le Premier ministre
Fils-Aimé le 22 janvier avec une mise en uvre prévue dans les trente jours.
Les États-Unis et le Canada ont émis des avertissements publics sans précédent qualifiant l'action
d'illégitime et menaçant de mesures contre les responsables participants.
Le Président du CPT Laurent Saint-Cyr a rejeté la tentative de révocation créant une division interne
au sein du conseil.
La Route Nationale 1 demeure contestée avec des opérations actives à Bercy et des événements
de déplacement à Montrouis.
Les déploiements de la Force de Suppression des Gangs demeurent à environ mille personnels
avec un déploiement complet non prévu avant l'été 2026.