2026-02-13
DÉVELOPPEMENT 1
Le 12 février, la juge fédérale Ana Reyes a rejeté la demande du Département de la Sécurité
Intérieure de suspendre sa décision du 2 février qui bloquait la fin du Statut de Protection
Temporaire pour les Haïtiens. La décision préserve les permis de travail et la protection contre
l'expulsion pour plus de 350 000 ressortissants haïtiens actuellement aux États-Unis. Lors de
l'audience, la juge Reyes a lu à haute voix les menaces de mort par courrier électronique et sur
les réseaux sociaux qu'elle avait reçues suite à sa décision initiale, soulignant la nature
hautement politisée de l'affaire.
February 13, 2026
Le refus de suspension signifie que les protections TPS restent en vigueur pendant que l'appel
de l'administration Trump se poursuit devant les tribunaux fédéraux. Le DHS avait fait valoir que
l'injonction préliminaire devrait être suspendue en attendant l'appel, mais la juge Reyes a rejeté
cette demande. La décision a reconnu que le DHS possède les adresses des détenteurs de
TPS à Springfield, Ohio, où les migrants haïtiens sont devenus un point focal lors de la
campagne présidentielle de 2024. Ce détail a soulevé des inquiétudes chez les parties
prenantes concernant d'éventuelles actions d'application ciblées si l'administration devait
finalement l'emporter en appel.
L'injonction préliminaire du 2 février a été émise pour des raisons procédurales, constatant que
l'avis de résiliation de l'administration violait les exigences de la Loi sur les Procédures
Administratives en matière de commentaires publics et de prise de décision raisonnée. Le défi
juridique de fond se poursuit, mais le refus de suspension fournit une certitude opérationnelle
aux détenteurs de TPS haïtiens pour au moins les prochains mois de procédures d'appel. Pour
les communautés de la diaspora, les employeurs qui dépendent des travailleurs haïtiens et les
ménages dépendants des transferts de fonds en Haïti, cette décision préserve des flux de
revenus critiques et des protections de statut juridique.
Les menaces de mort contre la juge Reyes signalent la polarisation extrême entourant
l'application de l'immigration sous l'administration actuelle. Sa décision de lire ces menaces en
audience publique semble calculée pour créer un registre public des pressions auxquelles font
face les juges fédéraux lorsqu'ils émettent des décisions qui contredisent les priorités
d'immigration du pouvoir exécutif. Ce contexte est pertinent pour comprendre la durabilité des
protections TPS au fur et à mesure que l'affaire progresse en appel.