2026-01-30
DÉVELOPPEMENT 2: Le retrait formel de Smith Augustin effondre définitivement la coalition de cinq membres
consolidant le contrôle exécutif de Saint-Cyr Fils-Aimé
Le membre du CPT Smith Augustin a envoyé une lettre formelle à ses quatre collègues le 29 janvier se retirant
sans équivoque de l'effort visant à destituer le coordinateur du CPT Laurent Saint-Cyr et effondrant définitivement la
coalition de cinq membres qui cherche depuis le 21 janvier à limoger le PM Fils-Aimé. La lettre obtenue et publiée
par HaitiLibre représente un revirement complet par rapport à la confirmation du 22 janvier d'Augustin au
Nouvelliste selon laquelle quatre collègues et moi avons signé en faveur du limogeage du Premier ministre. La
signification stratégique est profonde car sans le soutien d'Augustin les quatre membres restants Fritz Alphonse
Jean, Leslie Voltaire, Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils manquent de votes pour destituer Saint-Cyr qui en
tant que président pro tempore du CPT contrôle la transmission des résolutions au Moniteur la gazette officielle où
les décisions gouvernementales acquièrent force de loi.
La lettre d'Augustin adressée à Chers conseillers présidentiels Chers collègues Fritz Alphonse Jean Leslie Voltaire
Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles a expliqué qu'il a initialement soutenu le limogeage du Premier ministre
suite aux recommandations issues de discussions avec plusieurs parties prenantes nationales dans le cadre du
dialogue politique initié le 18 janvier 2026 croyant que l'action pourrait faciliter la transition institutionnelle
commençant le 7 février 2026. Cependant compte tenu de l'évolution des événements et suite à une réflexion
approfondie j'ai décidé de retirer mon soutien à toute action visant à destituer le coordinateur Laurent Saint-Cyr ou
tout autre membre du CPT à ce stade critique. Le paragraphe opératoire déclarait par conséquent je vous informe
qu'à partir d'aujourd'hui jusqu'au 7 février 2026 je m'abstiendrai de participer à tout processus décisionnel similaire
afin de préserver la stabilité nécessaire à une transition pacifique et ordonnée.
Augustin a exhorté ses collègues à concentrer les efforts sur l'essentiel assurer la continuité de l'État, soutenir les
préparatifs électoraux et favoriser un environnement propice à l'émergence d'une solution consensuelle pour la
période post-7 février. La Gazette Haïti a caractérisé la lettre comme sans équivoque et a noté que le revirement
d'Augustin se produit dans un contexte de fortes pressions diplomatiques notamment américaines. Rezon Odwes a
souligné l'avertissement juridique d'Augustin selon lequel destituer le coordinateur sans publication formelle d'une
résolution préalable ouvrirait la voie à une spirale de révocations administratives et d'instabilité institutionnelle
incontrôlable particulièrement dangereuse quelques jours seulement avant la date limite du 7 février de la transition.
Le Jamaica Observer a confirmé que la semaine dernière une résolution pour le limogeage de Fils-Aimé avait le
soutien de cinq membres du CPT avant que le conseiller Smith Augustin ne revienne finalement sur sa décision et
January 30, 2026
refuse de signer.
La lettre d'Augustin consolide la consolidation exécutive Saint-Cyr Fils-Aimé avec Saint-Cyr contrôlant la
transmission du Moniteur empêchant la résolution de limogeage du 21 janvier d'acquérir un effet juridique.
Emmanuel Vertilaire représentant le parti Pitit Dessalines de Moïse Jean-Charles s'est aligné fonctionnellement
avec l'axe Saint-Cyr Fils-Aimé en participant aux réunions de coordination exécutive malgré l'opposition du leader
de son parti. Avec le retrait d'Augustin la coalition de limogeage est réduite à quatre membres dont au moins deux
font face à des sanctions de visa américaines imposées le 25 janvier. L'implication opérationnelle est que Saint-Cyr
et Fils-Aimé resteront presque certainement dans leurs postes jusqu'au 7 février et probablement au-delà opérant
comme gouvernement de transition de facto en vertu de la disposition constitutionnelle permettant au premier
ministre de continuer si aucun successeur n'est installé.