2026-01-29
DÉVELOPPEMENT 4: Saint-Cyr et Fils-Aimé se Consolident Comme Gouvernement de Continuité Post-7
Février Probable Malgré l'Ambiguïté Constitutionnelle
Avec neuf jours jusqu'à l'expiration du mandat du CPT le 7 février 2026, Laurent Saint-Cyr et le Premier ministre
Alix Didier Fils-Aimé se sont consolidés comme l'axe exécutif de facto susceptible de former un gouvernement
de transition en l'absence d'un accord politique négocié. La tentative avortée du 29 janvier de destituer Saint-Cyr
confirme son contrôle sur la transmission au Moniteur et élimine le dernier levier de la coalition à cinq membres
pour publier la résolution de destitution. L'ancien président intérimaire Jocelerme Privert a argumenté le 26
janvier qu'il n'y aura pas de vide institutionnel après le 7 février parce que la constitution permet au premier
ministre et au gouvernement de continuer si aucune autorité successeure n'est installée, fournissant une
couverture légale pour un gouvernement de transition Fils-Aimé.
La consolidation Saint-Cyr/Fils-Aimé reflète le soutien international et l'épuisement politique domestique. Les
États-Unis et le Canada ont constamment soutenu Fils-Aimé et se sont opposés à l'effort de destitution, avec le
Secrétaire d'État Rubio déclarant le 23 janvier que le CPT doit être dissous avant le 7 février. Les révocations de
visa américaines du 25 janvier ciblant deux membres du CPT qui ont soutenu la destitution ont davantage affaibli
la coalition d'opposition. L'alignement fonctionnel d'Emmanuel Vertilaire avec Saint-Cyr malgré l'opposition de
son chef de parti indique l'érosion du bloc de destitution. Le renversement de Smith Augustin après le désaveu
du parti retire un autre vote potentiel pour la destitution de Saint-Cyr.
Cependant, la légitimité constitutionnelle d'un gouvernement de transition Saint-Cyr/Fils-Aimé post-7 février reste
contestée. Le mandat du CPT est explicitement non renouvelable et se termine le 7 février sans disposition pour
l'extension. Bien que l'interprétation de Privert que le premier ministre peut continuer dans une capacité de
transition ait un précédent constitutionnel, cela créerait un gouvernement sans chef d'État, une situation anomale
dans le système semi-présidentiel d'Haïti. Les partis politiques qui se sont opposés à la nomination de Fils-Aimé
ou ont soutenu l'effort de destitution peuvent refuser de reconnaître un gouvernement de transition manquant
d'autorisation du CPT, bien que leur capacité à le contester opérationnellement soit limitée étant donné le
contrôle de Saint-Cyr sur le Moniteur et le soutien international pour la continuité exécutive.
Les acteurs de la société civile ont publié une déclaration publique le 28 janvier avertissant que si aucune
solution responsable et inclusive n'est convenue avant le 7 février, Haïti risque d'entrer dans une nouvelle phase
de vide institutionnel, de violence et de chaos avec des conséquences non seulement pour les Haïtiens mais
pour les Caraïbes plus larges, les Amériques et la communauté internationale. La Conférence Nationale des
Acteurs pour une Nouvelle Gouvernance a envoyé une lettre à la Secrétaire Générale de la CARICOM Dr. Carla
Barnett le 23 janvier sollicitant une intervention pour établir un cadre impartial et inclusif pour initier des
négociations parmi les diverses parties prenantes d'Haïti. La convergence du renouvellement du mandat du
CSNU, de l'alarme de la CARICOM, et des appels de la société civile crée une pression diplomatique maximale
sur la classe politique haïtienne pour négocier un cadre de transition dans les neuf jours finaux, mais aucune
percée n'a matérialisé au 29 janvier et la continuité Saint-Cyr/Fils-Aimé apparaît comme le résultat par défaut.
January 29, 2026