2026-01-25

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 4: La fin du TPS le 3 février menace 340 000 Haïtiens alors que la crise

politique converge avec le risque de déportation Le Statut de protection temporaire pour les Haïtiens se termine le 3 février 2026, menaçant 340 000 à 353 000 Haïtiens aux États-Unis de perte de statut légal dans neuf jours. Des déportations massives pourraient suivre, déstabilisant davantage Haïti en submergeant un État déjà fragile avec des rapatriés au milieu de la crise CPT-PM, du contrôle des gangs de 80 à 90 pour cent de Port-au-Prince et des limitations d'accès aéroportuaire. Le timing crée une triple convergence: fin du TPS le 3 février, expiration du mandat du CPT le 7 février et accès limité des transporteurs américains par l'interdiction de la FAA s'étendant au 7 mars, compressant de multiples vecteurs de crise dans une fenêtre de quatre jours. Les flux de transferts totalisant 4,9 milliards USD annuellement et représentant 21,4 pour cent du PIB pourraient faire face à une perturbation alors que 62,8 pour cent provient des États-Unis. La crise politique combinée à la fin du TPS peut réduire les flux alors que les Haïtiens déportés perdent des sources de revenus et que les membres restants de la diaspora réduisent les transferts au milieu de l'incertitude économique. Les 5,7 millions d'Haïtiens faisant face à l'insécurité alimentaire aiguë, incluant 1,9 million en phase d'urgence, dépendent fortement des transferts pour la survie, rendant toute perturbation immédiatement menaçante pour la vie des populations vulnérables. Les contraintes de retour aggravent le défi humanitaire. L'accès aéroportuaire demeure limité au Cap-Haïtien pour les vols internationaux alors que l'Aéroport international Toussaint Louverture fait face aux restrictions de la FAA jusqu'au 7 mars et aux suspensions de JetBlue jusqu'en avril. Le contrôle des gangs de 80 à 90 pour cent de Port-au-Prince rend le retour dangereux pour les déportés sans logement sûr, emploi ou réseaux de soutien familial. La préparation du gouvernement haïtien pour l'afflux de déportés apparaît minimale étant donné l'instabilité politique actuelle et la paralysie institutionnelle de l'impasse CPT-PM. Le calendrier opérationnel présente une pression aiguë. Le TPS se termine dans neuf jours, nécessitant des décisions immédiates d'application américaine sur la détention, le traitement et la mise en uvre de la déportation. Haïti a 13 jours jusqu'à l'expiration du mandat du CPT, créant potentiellement un vide de gouvernance coïncidant avec les arrivées de déportés. La convergence de ces échéances crée un stress institutionnel maximal précisément au moment où Haïti est le moins capable de gérer simultanément les défis humanitaires, politiques et sécuritaires. Les associations d'entreprises et chambres de commerce ont émis une déclaration le 23 janvier citant de graves préoccupations sur l'instabilité politique comme menace principale au climat des affaires, reflétant la conscience du secteur privé des risques en cascade. January 25, 2026