2026-01-25

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 1: La résolution de destitution du CPT demeure non publiée tandis que

Fils-Aimé et Saint-Cyr projettent l'unité exécutive L'impasse entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et cinq membres du CPT tentant sa destitution est entrée dans une impasse procédurale alors que la résolution du 21 janvier est demeurée non publiée dans Le Moniteur, la gazette officielle requise pour la validité juridique. Sans publication, la destitution manque de force, gelant effectivement la crise dans les limbes. Les cinq membres, Fritz Alphonse Jean, Leslie Voltaire, Louis Gérald Gilles, Edgard Leblanc Fils et Smith Augustin, n'ont fait aucune déclaration publique au cours des dernières 24 heures, suggérant un désaccord interne ou un délai stratégique. Dans ce contexte, Fils-Aimé et le président du CPT Laurent Saint-Cyr sont apparus ensemble le 23 janvier lors de la cérémonie de remise de diplômes de l'Académie nationale de police pour 877 nouveaux agents, la première cohorte du programme P4000 visant à former 4 000 policiers d'ici début 2027. L'apparition conjointe a constitué un endossement tacite de la légitimité du Premier ministre et a signalé une coordination exécutive. Les remarques de Saint-Cyr portaient un sous-texte politique sans équivoque, affirmant que la majorité n'est pas deux, trois ou cinq personnes mais le peuple, et que les intérêts de la majorité sont la sécurité. La référence à cinq personnes semblait directement réprimander les membres du CPT qui ont signé la résolution de January 25, 2026 destitution. Saint-Cyr a exhorté les forces de sécurité nationale à rester pleinement mobilisées contre toute tentative de déstabilisation et à servir la loi, la République et le peuple, non la politique. Le langage a encadré l'effort de destitution comme une déstabilisation politique et a positionné la loyauté des forces de sécurité avec la continuité institutionnelle. Fils-Aimé a renforcé l'autorité exécutive, déclarant que l'État ne recule plus et assume pleinement sa mission. Le chargé d'affaires américain Henry Wooster a assisté et réaffirmé que la sécurité et la stabilité d'Haïti sont la priorité absolue de Washington. La messagerie coordonnée de Saint-Cyr, Fils-Aimé et Wooster a créé une solidarité institutionnelle visant à saper la légitimité des cinq membres du CPT. La pression politique sur le CPT s'est intensifiée de multiples directions. Le 25 janvier, l'UNIR a publié une déclaration exigeant le départ du CPT le 7 février conformément à l'accord de transition du 3 avril 2024. Le secrétaire général Rémy Junior Moschino a souligné que 2026 est consacrée aux élections qui doivent impérativement se tenir selon les dispositions constitutionnelles. Le parti FNC a formulé des exigences similaires le 20 janvier, précisant que le CPT doit partir le 6 février à 23h59, tandis que l'OPL a appelé au départ inconditionnel de toutes les autorités transitoires. Le parti Compromis Historique a publiquement désavoué Smith Augustin le 21 janvier malgré sa signature sur la résolution de destitution.