2026-01-19
DÉVELOPPEMENT 2: La Pause Stratégique des Gangs Atteint Quarante-Trois Jours Entrant en
Phase d'Évaluation
La pause des attaques de gangs de quarante-trois jours se poursuivant du 21 décembre au 19
janvier démontre que les groupes armés prolongent la discipline stratégique spécifiquement pour
évaluer les résultats du dialogue de à avant de prendre leur décision fin janvier de reprendre la
violence ou d'étendre la pause jusqu'au 7 février. La poursuite de la pause malgré les frappes de
drones du 14 janvier détruisant trois maisons appartenant à Jimmy Barbecue Chérizier à Delmas 6,
treize jours d'opérations continues de la PNH dans le centre-ville de Port-au-Prince Bel Air Delmas
et La Saline du 6 au 19 janvier, et les opérations de nettoyage du centre-ville du 18 janvier retirant
les barricades et nettoyant la Grand Rue démontre que les gangs possèdent un contrôle territorial
suffisant et une discipline opérationnelle pour maintenir une retenue prolongée tout en surveillant
les développements politiques.
Le défenseur des droits humains Pierre Espérance a émis une critique le 18 janvier soulignant la
contradiction entre le récit sécuritaire et la réalité sur le terrain en questionnant si la restauration de
la sécurité est crédible lorsque les chefs de gangs les plus redoutés incluant Barbecue, Izo 5
Segond, Vitelhomme Innocent et Lanmò San Jou restent en liberté et continuent d'exercer un
contrôle territorial vérifié sur environ quatre-vingts à quatre-vingt-dix pour cent de Port-au-Prince.
Malgré les affirmations officielles du porte-parole de la PNH de mener une dynamique de
restauration de l'ordre public avec des patrouilles sécurisées dans des zones non accessibles
depuis des années, le fait que Barbecue continue de se manifester publiquement parlant
ouvertement au nom de Viv Ansanm et défiant l'autorité de l'État soulève des doutes fondamentaux
quant à savoir si la police peut traduire les avancées tactiques en contrôle territorial durable.
Avec dix-neuf jours jusqu'au 7 février et le dialogue du CPT se déroulant les gangs font face à une
fenêtre d'évaluation de cinq jours du au 20-24 janvier pour décider de leur stratégie. Le scénario A
implique la reprise de la violence du 20 au 25 janvier si le dialogue -ne produit aucun consensus ou
si les annonces excluent les dispositions d'amnistie, permettant aux gangs de faire pression sur les
négociations de transition en démontrant que le gouvernement ne peut pas sécuriser la capitale
sans coopération des gangs et établir un effet de levier pour les discussions post-7 février. La
reprise de la violence fin janvier fournit dix à quatorze jours de pression avant le 7 février, suffisant
pour perturber les opérations humanitaires restantes, fermer des infrastructures supplémentaires,
générer de nouvelles vagues de déplacement au-delà des 1,4 million de personnes déplacées
January 19, 2026
internes actuelles, et forcer le gouvernement à négocier ou faire face à la transition dans le chaos.
Le scénario B implique l'extension de la pause jusqu'au 7 février si le dialogue -signale une
ouverture aux négociations même sans amnistie explicite. Cette stratégie positionne les gangs
comme des acteurs responsables démontrant la capacité de fournir la sécurité par la suspension
de la violence, leur permet de revendiquer un rôle dans la transition de gouvernance en facilitant un
passage en douceur du 7 février sans perturbation, et permet la négociation avec quiconque
assume le pouvoir post-7 février à partir d'une position de force ayant fourni la sécurité pendant la
période de transition critique. La pause de quarante-trois jours se poursuivant jusqu'à suggère que
les gangs attendent spécifiquement -pour évaluer si le dialogue produit un consensus incluant
l'amnistie ou des dispositions de négociation, si le CPT annonce une extension signalant une
faiblesse du gouvernement exploitable par la reprise de la violence, et si les acteurs internationaux
interviennent créant des opportunités de négociation.