2026-01-22
DEVELOPPEMENT 4: Le Plan de Réponse Humanitaire 2026 d'Haïti cherche 880 millions de
dollars pour assister 4,2 millions des 6,4 millions de personnes dans le besoin, représentant plus de
la moitié de la population nationale. Le plan priorise les départements de l'Ouest, du Centre, et de
l'Artibonite où la violence affecte directement les populations civiles aux côtés du soutien aux
communautés d'accueil de personnes déplacées internes dans les régions plus stables du Grand
Sud et du Grand Nord. Malgré le lancement du 18 décembre 2025, le financement début 2026 reste
sévèrement contraint, forçant le Programme Alimentaire Mondial à réduire de moitié les rations et à
suspendre les programmes de repas chauds en raison d'un déficit de 139 millions de dollars. Les
évaluations de sécurité alimentaire projettent que les conditions de phase Crise et Urgence
persisteront jusqu'en mai 2026, avec des impacts particulièrement sévères à Port-au-Prince, Cité
Soleil, Croix-des-Bouquets, et les sites de déplacement.
La crise humanitaire interagit directement avec les dynamiques de sécurité alors que l'expansion
territoriale des gangs dans les départements de l'Artibonite et du Centre a perturbé la production
agricole dans des zones historiquement productives. Entre janvier et août 2025, les homicides
intentionnels dans ces deux départements ont augmenté de 210 pour cent comparé à 2024, avec 1
303 victimes enregistrées. Cette violence coïncide avec les périodes de plantation et de récolte,
créant des effets en cascade sur la sécurité alimentaire qui s'étendent au-delà des zones de conflit
immédiates. La combinaison de déplacement, de perturbation agricole, et de déficits de
financement crée des conditions où les besoins humanitaires s'étendent plus rapidement que la
capacité de réponse, particulièrement alors que la population de 1,4 million de déplacés internes
requiert une assistance soutenue.
Les contraintes d'accès opérationnel aggravent les limitations de financement alors que les acteurs
humanitaires font face à des barrières systématiques pour atteindre les populations dans le besoin.
January 22, 2026
La fermeture du corridor de la Route Nationale 1 affecte l'accès au Bas-Artibonite tandis que le
contrôle urbain des gangs limite les mouvements dans les quartiers de Port-au-Prince. La
suspension des activités de Médecins Sans Frontières à Bel-Air après un incident de tirs croisés du
6 janvier illustre que même les organisations avec une expérience de crise étendue font face à des
conditions de sécurité intenables lorsque prises entre les positions des gangs et les opérations des
forces de sécurité. Avec seulement 10 pour cent des installations à capacité hospitalière pleinement
opérationnelles et 4,9 millions de personnes nécessitant une assistance médicale d'urgence, le
système de santé opère dans un état de quasi-effondrement.
L'écart de financement humanitaire crée des risques opérationnels directs pour les organisations
internationales et les entreprises alors que les besoins non satisfaits entraînent des mouvements de
population, augmentent les menaces de sécurité, et déstabilisent des zones précédemment
considérées relativement sûres. Les populations déplacées internes mettent à rude épreuve les
ressources des communautés d'accueil, générant potentiellement des tensions et des conflits
localisés sur des services rares. La combinaison d'insécurité alimentaire, d'effondrement du
système de santé, et de déplacement massif crée des conditions propices aux épidémies de
maladies, compliquant davantage les environnements opérationnels. Les organisations devraient se
préparer à des scénarios où les conditions humanitaires se détériorent plus rapidement que les
améliorations de sécurité ne se matérialisent.