2026-01-22

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DEVELOPPEMENT 2: Les opérations de la Police Nationale d'Haïti dans la zone de Bercy entre

Cabaret et Arcahaie le long de la Route Nationale 1 se sont poursuivies pendant plus de deux semaines avec des affrontements soutenus contre des gangs basés à Canaan tentant d'étendre le contrôle territorial vers Arcahaie. Dans la nuit du 20 au 21 janvier, les forces de la PNH soutenues par des unités de la force d'intervention gouvernementale et des partenaires de sécurité internationaux ont mené des opérations qui ont tué six membres présumés de gangs et saisi des armes et munitions. Malgré le début des opérations le 4 janvier, les évaluations de sécurité indiquent que le corridor de Bercy n'a pas été entièrement sécurisé et le retour des civils demeure impossible en raison des combats en cours. Le corridor RN1 plus large fait face à plusieurs menaces simultanées incluant des barrages d'autodéfense communautaires près de Saint-Marc et des attaques de gangs autour de Montrouis qui ont déplacé environ 1 120 personnes. L'importance stratégique du segment Bercy-Arcahaie découle de sa position comme route terrestre principale reliant Port-au-Prince au nord d'Haïti incluant le Cap-Haïtien et le grenier agricole de l'Artibonite. Le contrôle des gangs sur ce corridor permet l'extorsion systématique du trafic commercial tout en coupant l'accès humanitaire aux populations affectées par la violence dans le Bas-Artibonite et le Plateau Central. La campagne prolongée de la PNH indique des capacités défensives significatives des gangs et suggère que même avec le soutien international, les forces de sécurité haïtiennes manquent de force pour rapidement nettoyer et tenir le territoire contesté. Les opérations ont généré des gains tactiques localisés mais n'ont pas fondamentalement modifié le calcul de sécurité pour les mouvements routiers. January 22, 2026 Simultanément aux opérations de Bercy, la PNH a intensifié les activités dans les quartiers du centre de Port-au-Prince incluant Bel-Air, La Saline, Delmas 2/4/6, et les zones près du centre administratif. Ces opérations emploient des drones chargés d'explosifs, de l'équipement lourd de démolition, et des véhicules blindés dans des balayages soutenus à travers des bastions de gangs précédemment inaccessibles. Les responsables de sécurité affirment avoir rétrogradé des portions du centre-ville du statut de sécurité rouge à orange, mais les opérations ont généré environ 6 000 nouvelles personnes déplacées internes depuis le 6 janvier selon l'OIM et OCHA. Les services de santé ont été sévèrement perturbés, avec Médecins Sans Frontières suspendant les activités à Bel-Air après que des installations aient été prises dans des tirs croisés et qu'un ex-volontaire ait été tué. Le schéma tactique émergeant des opérations de Bercy et Port-au-Prince montre que la PNH peut obtenir des gains territoriaux temporaires lorsqu'elle est soutenue par le personnel de la GSF et des contractants de sécurité privés, mais manque de capacité pour établir une présence soutenue et une autorité civile dans les zones nettoyées. Chaque opération génère des déplacements qui mettent à rude épreuve les systèmes humanitaires fonctionnant déjà sous de sévères contraintes de ressources, avec seulement environ 10 pour cent des installations de santé à capacité hospitalière pleinement opérationnelles. Pour la planification opérationnelle, cela indique que la RN1 demeurera un corridor à haut risque inadapté aux mouvements commerciaux ou humanitaires de routine jusqu'à ce que les forces de sécurité puissent démontrer la capacité de tenir le territoire nettoyé plutôt que de simplement mener des balayages cinétiques.