2026-01-03
DÉVELOPPEMENT 2
LE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT DE PORT-DE-PAIX DIRIGE UNE MILICE ARMÉE
ILLÉGALE
Rezo Nodwes a publié une enquête du 1er au 3 janvier révélant que Me Jeir Pierre, Commissaire
du Gouvernement de Port-de-Paix ou procureur en chef, a confirmé qu'il dirige une brigade civile
armée à Port-de-Paix. La milice qui opère en dehors de tout cadre juridique a déjà été attribuée à
un décès. L'analyse juridique de Rezo Nodwes a déterminé que dans le droit haïtien, le
Commissaire du Gouvernement est un magistrat du parquet dont le rôle est strictement judiciaire,
notamment poursuivre les infractions, exiger l'application de la loi et superviser les enquêtes.
L'enquête a conclu que le procureur n'a aucune compétence opérationnelle, policière ou militaire
et que le maintien de l'ordre relève exclusivement de la responsabilité de la Police nationale
d'Haïti et exceptionnellement des forces armées dans un cadre juridique clairement défini. La
création ou la direction d'une brigade civile surtout secrète et armée ne repose sur aucune base
juridique et représente une milice paramilitaire illégale qui échappe à toute chaîne de
January 03, 2026
commandement reconnue, à tout contrôle institutionnel et à toute responsabilité claire.
Cette révélation confirme la propagation des groupes de vigilance au-delà de Port-au-Prince dans
les départements régionaux. Human Rights Watch a documenté dans son Rapport mondial 2025
que les groupes d'autodéfense ont tué plus de deux cent soixante individus soupçonnés de liens
avec les gangs souvent en collusion avec la police. Le Rapport du Conseil de sécurité de l'ONU a
averti que les groupes d'autodéfense représentaient neuf pour cent des victimes entre juillet et
septembre 2025 ciblant les affiliés présumés de gangs.
Le phénomène des milices se propage parce que la PNH manque de capacité opérationnelle
pour protéger les communautés avec seulement environ neuf mille agents pour onze millions de
personnes forçant les civils à organiser des groupes armés souvent avec la direction de
responsables policiers ou judiciaires. Cependant ces milices opèrent en dehors de tout cadre
juridique, emploient des exécutions extrajudiciaires et risquent de devenir elles-mêmes des
organisations criminelles par l'extorsion et les meurtres de vengeance. Avec trente-cinq jours
jusqu'au 7 février et la doctrine gouvernementale de non-négociation avec les gangs, la
prolifération des milices devrait s'accélérer alors que les communautés perdent foi en la
protection de l'État.