2026-01-03
DÉVELOPPEMENT 1
LA PNH IDENTIFIE UN AGENT DANS LE DOUBLE MEURTRE DU JOUR DE
L'INDÉPENDANCE
Le 2 janvier 2026, la Police nationale d'Haïti a formellement identifié l'agent Nelson Prud'homme
de la 25e promotion comme auteur présumé d'un double meurtre survenu à Delmas 40A dans
l'après-midi du 1er janvier 2026. L'incident s'est produit le jour de l'Indépendance, le même jour
où le Premier ministre Fils-Aimé a souligné l'unité nationale et le président du CPT Saint-Cyr a
appelé à un sens des responsabilités avant l'échéance du 7 février. La PNH a publié une
déclaration affirmant qu'elle réaffirme son engagement à lutter contre l'impunité au sein de
l'institution et ne ménagera aucun effort pour retrouver l'agent et le traduire en justice.
L'affaire a été transférée à la Direction centrale de la Police judiciaire et à la Direction des
January 03, 2026
Renseignements généraux pour une action d'enquête conjointe. Un mandat a été émis contre
Prud'homme qui demeure un fugitif. Le fait qu'un agent de police ait commis un double homicide
le jour férié le plus important de la nation souligne la crise de discipline interne au sein des forces
de sécurité haïtiennes alors même que le gouvernement déclare une mobilisation générale contre
les gangs.
Cet incident suit des schémas documentés d'inconduite policière, notamment les conclusions de
Human Rights Watch selon lesquelles vingt-deux pour cent des victimes lors d'opérations
anti-gangs sont des résidents touchés par des balles perdues ou victimes d'exécutions
extrajudiciaires. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a constaté que la
plupart des frappes de drones menées par les forces de sécurité haïtiennes sont probablement
illégales au regard du droit international des droits de l'homme avec vingt morts civils dont onze
enfants entre mars et septembre 2025. La capacité opérationnelle de la PNH à maintenir la
discipline interne demeure fondamentalement compromise malgré la réception de vingt-cinq
véhicules blindés américains le 27 décembre.
Avec trente-cinq jours jusqu'à l'expiration du mandat du CPT le 7 février et les gangs contrôlant
quatre-vingts à quatre-vingt-dix pour cent de Port-au-Prince, la crise de légitimité s'étend au-delà
du mandat politique du CPT à la capacité opérationnelle des forces de sécurité haïtiennes. Le
décalage entre la rhétorique gouvernementale sur l'unité nationale et la réalité sur le terrain est
frappant lorsqu'un agent de police commet un double meurtre le jour de l'Indépendance.