2025-12-31

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 1

Le gouvernement normalise le vide constitutionnel par l'approbation du calendrier Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rencontré le Conseil Electoral Provisoire le 30 décembre et a publiquement approuvé le calendrier électoral révisé du CEP. Le PM a déclaré avoir pris note avec satisfaction de la publication du calendrier électoral et a félicité le Conseil Présidentiel de Transition pour son engagement à élaborer le décret électoral. Il a caractérisé le calendrier comme réaliste et crédible et conforme aux exigences démocratiques. Ceci représente la première approbation explicite par le gouvernement de la révision du calendrier du CEP du 25 décembre qui a abandonné l'échéance de publication de la liste des candidats du 22 décembre et créé un vide constitutionnel de 365 jours entre le 7 février 2026 et le 7 février 2027. L'approbation s'est produite un jour avant le réveillon du Nouvel An et 38 jours avant l'expiration du mandat constitutionnel du CPT. En louant le calendrier et en félicitant le CPT, le PM tente de normaliser une transition extra-constitutionnelle sans annoncer formellement une prolongation de mandat. Cette stratégie repose sur la continuité opérationnelle plutôt que sur la déclaration légale. Le gouvernement procède avec un calendrier électoral qui exige structurellement que le CPT gouverne jusqu'en 2026 tout en évitant la confrontation directe avec les acteurs internationaux qui December 31, 2025 ont déclaré le 7 février comme la fin inconditionnelle du mandat transitoire. La stratégie d'approbation fait face à trois obstacles critiques. L'ambassadeur canadien Sébastien Giroux a déclaré le 16 décembre que le 7 février représente la fin inconditionnelle du mandat du CPT, excluant toute légitimation internationale d'une quelconque prolongation. La coalition MORN a déclaré le 28 décembre que le mandat du CPT est déjà expiré et que les autorités ne sont autorisées qu'à la gestion des affaires courantes. La clause de continuité institutionnelle de la feuille de route de l'OEA exige que les acteurs internationaux travaillent avec les autorités haïtiennes pour éviter un vide de pouvoir mais ne précise pas que le CPT demeure l'autorité reconnue après le 7 février. La réunion du 30 décembre représente un effort calculé pour établir des faits sur le terrain. En obtenant l'approbation gouvernementale du calendrier, l'acceptation opérationnelle du CEP et l'acquiescement international par le silence, le CPT cherche à rendre son expiration du 7 février logistiquement impossible sans déclencher l'effondrement de l'État. Ceci reflète le schéma identifié dans les éditoriaux des médias publiés le 31 décembre alléguant des manuvres silencieuses pour prolonger le pouvoir. La stratégie dépend des acteurs internationaux priorisant la stabilité plutôt que l'adhésion constitutionnelle lorsque confrontés au choix binaire entre la continuation du CPT et le vide institutionnel.