2025-12-31

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 2

Les médias allèguent que le CPT se livre à des manuvres silencieuses pour prolonger le pouvoir Vant Bèf Info a publié un éditorial le 31 décembre intitulé Au-delà du 7 février 2026 les manuvres silencieuses du CPT pour s'accrocher au pouvoir argumentant que le conseil transitoire se prépare tranquillement à prolonger son mandat au-delà de l'échéance constitutionnelle. L'éditorial suggère que l'approbation du calendrier du CEP par le PM le 30 décembre fait partie d'une stratégie pour normaliser le vide constitutionnel de 365 jours sans annoncer formellement une prolongation de mandat. Rezo Nòdwès a publié un éditorial parallèle intitulé 7 février le Conseil présidentiel de transition ou l'art haïtien de rester après avoir juré de partir caractérisant le comportement du CPT comme emblématique de la culture politique haïtienne de promesses non tenues. Les deux éditoriaux cadrent l'approbation du calendrier comme preuve de préparation systématique pour une prolongation inconstitutionnelle. L'analyse de Vant Bèf Info s'aligne avec les allégations précédentes du RNDDH le 26 décembre selon lesquelles les membres du CPT ont proposé des primes de départ de 500000 à 600000 dollars et l'affirmation de Samuel Madistin le 28 décembre qu'un décret de la Haute Cour protégerait les dirigeants du CPT des poursuites. Le récit éditorial suggère que ces éléments constituent une stratégie coordonnée pour obtenir des incitations financières l'immunité légale et l'acquiescement international pour une gouvernance continue au-delà du 7 février. December 31, 2025 Le titre de Rezo Nòdwès défie directement la légitimité du CPT en invoquant la cérémonie de serment du 25 avril 2024. Les membres du CPT ont juré de respecter le calendrier transitoire et d'expirer le 7 février 2026 créant un engagement public que l'approbation actuelle du calendrier semble violer. En caractérisant ceci comme l'art haïtien de rester après avoir juré de partir, l'éditorial positionne le comportement du CPT dans un schéma historique d'élites politiques prolongeant leurs mandats par manipulation procédurale plutôt que renouvellement démocratique. Le National a publié une rétrospective de fin d'année documentant que quatre différents présidents du CPT en 2025 ont fait des promesses publiques de restaurer la sécurité et organiser des élections. Leslie Voltaire en janvier, Fritz Alphonse Jean en mai, Laurent Saint-Cyr en août et Edgar Leblanc Fils par rotation de fin d'année ont tous promis des progrès qui ne se sont pas matérialisés. La rétrospective valide le scepticisme des médias concernant les engagements de calendrier du gouvernement et mine la caractérisation du PM du calendrier révisé comme réaliste et crédible lorsque les calendriers précédents se sont avérés aspirationnels plutôt qu'opérationnels.