2025-12-28
DÉVELOPPEMENT 3: LE PRÉSIDENT DE LA CARICOM HOLNESS OFFRE UN MESSAGE DE
PROGRÈS HAÏTIEN VAGUE SANS ABORDER LA DATE LIMITE CONSTITUTIONNELLE
Le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness a souligné la libre circulation et les progrès en Haïti
comme réalisations clés dans son discours final en tant que Président de la CARICOM le 28
décembre représentant la première déclaration régionale de haut niveau sur Haïti depuis que le
Conseil Electoral Provisoire a révisé le calendrier électoral créant un fossé constitutionnel de 365
jours le 25 décembre. La référence aux progrès en Haïti est diplomatiquement vague et échoue à
aborder les développements concrets incluant le contrôle des gangs de 80 pour cent de
Port-au-Prince le conflit institutionnel CPT-CEP sur les amendements non autorisés du Décret
Electoral les quatre allégations de corruption et de dépassement contre les membres du CPT
émergeant en 72 heures ou l'approche de l'expiration du mandat du 7 février 2026 maintenant à 41
jours. Le silence de la CARICOM sur la question de l'extension du mandat est maintenant intenable
car l'organisme régional qui a négocié l'accord politique du 3 avril 2024 établissant le CPT doit soit
légitimer une extension du CPT négocier un nouveau cadre transitionnel soit permettre l'expiration
du 7 février créant une crise constitutionnelle.
Le sit-in du MORN du 29 décembre testera si la CARICOM peut continuer sa posture d'attente ou
December 28, 2025
doit convoquer une session d'urgence début janvier pour aborder la date limite constitutionnelle. Si
la CARICOM légitime une extension du CPT elle fait face à la difficulté politique d'endosser un
organisme accusé de corruption d'amendements institutionnels non autorisés de boucliers de
poursuites de Haute Cour et de détournement dans les 72 heures passées. Si la CARICOM négocie
un nouveau cadre transitionnel elle nécessite l'adhésion des parties prenantes haïtiennes du MORN
et des organisations alliées qui ont rejeté le CPT et exigé l'adoption de l'Accord 40 signé par 179
partis et organisations comme mécanisme de gouvernance alternatif. Si la CARICOM permet
l'expiration du 7 février sans intervention elle risque d'être blâmée pour l'effondrement institutionnel
et le vide sécuritaire potentiel que les gangs pourraient exploiter pour étendre le contrôle territorial
au-delà des 80 pour cent actuels de Port-au-Prince.
La déclaration de progrès en Haïti de Holness peut refléter l'espoir de la CARICOM que le
calendrier électoral révisé fournit une couverture politique pour l'extension du mandat du CPT en
établissant une justification technique que les élections ne peuvent être organisées avant la date
limite constitutionnelle. Cependant cette interprétation ignore le fait que le fossé de 365 jours entre
le 7 février 2026 et le 7 février 2027 a été créé par des décisions du CEP avec lesquelles le CPT a
prétendument interféré à travers des amendements non autorisés selon l'accusation du CEP du 25
décembre. La crédibilité de la CARICOM comme médiateur régional dépend de sa volonté de
convoquer les parties prenantes en janvier pour négocier soit un cadre d'extension de mandat
légitime avec des jalons électoraux concrets et des garanties anti-corruption soit un nouveau
mécanisme transitionnel qui aborde les demandes de la société civile pour la démission du CPT. La
déclaration de Holness du 28 décembre suggère que la CARICOM évite cette confrontation mais la
mobilisation du MORN du 29 décembre et les manifestations de janvier ultérieures forceront
l'organisme régional à prendre une position publique sur la date limite constitutionnelle avec 35 à 40
jours restants.