2025-12-28
DÉVELOPPEMENT 4: DIX-NEUF MIGRANTS HAÏTIENS INTERCEPTÉS À LA FRONTIÈRE
CANADIENNE SOULIGNANT LES PRESSIONS MIGRATOIRES PERSISTANTES
Dix-neuf migrants haïtiens ont été interceptés le 24 décembre réveillon de Noël après avoir traversé
illégalement la frontière entre les États-Unis et le Canada près de Havelock Québec au milieu d'une
vague de froid intense selon le rapport Haiti24 publié le 28 décembre. La Gendarmerie Royale du
Canada a reçu un rapport de la Patrouille Frontalière américaine peu avant 18h00 le 24 décembre
menant à l'interception du groupe tentant une traversée frontalière irrégulière pendant des
conditions hivernales dangereuses. Cet incident souligne le désespoir des flux migratoires haïtiens
même pendant des conditions météorologiques hasardeuses conduits par le contrôle des gangs de
80 pour cent de Port-au-Prince 1,4 million de personnes déplacées internes selon le rapport de
l'OCHA des Nations Unies et les conditions humanitaires se détériorant affectant 4,2 millions de
personnes vulnérables représentant 37 pour cent de la population. La volonté des migrants de
tenter une traversée frontalière pendant une vague de froid intense le réveillon de Noël démontre
que les conditions sécuritaires et humanitaires en Haïti sont devenues suffisamment terribles que
les individus acceptent des risques mortels pour s'échapper.
L'interception du 24 décembre suit des schémas plus larges de migration haïtienne vers les
États-Unis le Canada et les pays d'Amérique latine tout au long de 2024 et 2025 alors que
l'expansion territoriale des gangs a forcé le déplacement des quartiers de Port-au-Prince et des
zones rurales. Le timing pendant le réveillon de Noël suggère que les migrants ont pu calculer que
l'application frontalière réduite pendant les vacances créait une opportunité pour une traversée
December 28, 2025
réussie malgré les conditions météorologiques extrêmes. Les autorités canadiennes traiteront
probablement les dix-neuf individus à travers les procédures de détention d'immigration et de
déportation à moins qu'ils ne se qualifient pour la protection des réfugiés basée sur la crainte
crédible de persécution ou de torture s'ils sont retournés en Haïti. L'incident sera cité par
l'application de l'immigration américaine et canadienne comme justification pour des mesures de
sécurité frontalière renforcées pour prévenir les traversées irrégulières particulièrement pendant les
mois d'hiver quand les risques d'exposition sont les plus élevés.
La pression migratoire indiquée par l'interception du 24 décembre s'intensifiera si la date limite
constitutionnelle du 7 février 2026 déclenche un effondrement institutionnel ou si l'expansion
territoriale des gangs accélère au-delà du contrôle actuel de 80 pour cent de Port-au-Prince. Les
parties prenantes internationales incluant les États-Unis le Canada et les États membres de la
CARICOM doivent reconnaître que les efforts de stabilisation en Haïti impactent directement les flux
migratoires vers l'Amérique du Nord et que l'échec à prévenir la crise constitutionnelle le 7 février
générera du déplacement additionnel et des traversées frontalières irrégulières début 2026. La
réaffirmation de l'Ambassade américaine du soutien pour les opérations du Programme Alimentaire
Mondial en Haïti annoncée le 28 décembre reconnaît la dimension humanitaire de la crise mais
n'aborde pas les facteurs de gouvernance et de sécurité qui forcent les Haïtiens à tenter des
traversées frontalières dangereuses pendant des vagues de froid intenses le réveillon de Noël.