2026-02-28

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 3: VAGUE DE DÉPORTATIONS DE LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE : 35 026 EN JANVIER

SEULEMENT February 28, 2026 La Direction Générale des Migrations de la République Dominicaine a rapporté que 35 026 Haïtiens ont été déportés en janvier 2026 seulement, avec 38 392 personnes interpellées durant la même période. Les déportations ont été traitées par les postes-frontières de Dajabón, Elías Piña, Jimaní et Pedernales. L'écart entre les interpellations et les déportations suggère un arriéré de traitement qui maintiendra des flux de retours élevés en février et mars. Pour l'ensemble de l'année 2025, la République Dominicaine a déporté 379 553 Haïtiens à travers 6 535 opérations de contrôle migratoire coordonnées par les Forces Armées et la Police Nationale dominicaines. Les données de l'OIM couvrant toutes les sources de déportations font état de 270 214 retours totaux vers Haïti en 2025, soit une augmentation de trente-six pour cent par rapport à 2024, la République Dominicaine représentant quatre-vingt-dix-huit pour cent de tous les retours forcés mondiaux. Le taux de janvier 2026 de 35 026 en un mois, s'il se maintient, se projetterait à plus de 420 000 retours annuels, dépassant même le record de 2025. Haïti absorbe ces retours sur fond de 1,45 million de personnes déplacées à l'intérieur, 5,7 millions de personnes en insécurité alimentaire et un contrôle des gangs sur la majeure partie de la capitale. La majorité des rapatriés sont traités par les départements frontaliers qui ont une capacité d'accueil municipale limitée et aucune infrastructure formelle de réintégration à l'échelle requise. Les communautés frontalières du Nord-Ouest, de l'Artibonite et du Sud-Est absorbent une pression secondaire de déplacement due aux rapatriés ne pouvant pas accéder à leurs zones d'origine en raison du contrôle territorial des gangs ou des inondations. L'implication opérationnelle pour les acteurs humanitaires est une cascade de déplacement composée. Des rapatriés forcés entrant dans un pays où les mouvements internes sont restreints par des barrages de gangs, où 1,45 million de personnes sont déjà déplacées et où l'insécurité alimentaire touche quarante-huit pour cent de la population créent un multiplicateur de pression humanitaire sans mécanisme d'absorption visible. Les points de réception de l'OIM aux principaux postes-frontières représentent la principale infrastructure de soutien documentée.