2026-02-28

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 1: OFFENSIVE DE LA PNH À TABARRE : OPÉRATIONS À HAUTE INTENSITÉ DANS

L'EST DE PORT-AU-PRINCE La Police Nationale d'Haïti a lancé une vaste offensive contre les gangs armés dans la commune de Tabarre à environ 7h30 le 27 février 2026. Plusieurs membres de gangs ont été tués lors des premiers engagements. Des unités spécialisées de la PNH ont comblé les tranchées creusées par les réseaux criminels pour entraver la progression des véhicules blindés. Des fouilles de structures dans la zone opérationnelle ont permis de découvrir une importante cache de cocktails Molotov, qui ont été détruits sur place. Aucune perte dans les rangs de la PNH n'a été signalée dans les premières dépêches de HaitiLibre et du Nouvelliste. Cette opération fait suite à l'assaut du 31 janvier à Tabarre qui avait tué huit membres de gangs et dégagé le corridor Pont de Tabarre-Carrefour Marassa à l'aide de véhicules blindés et d'engins de chantier. L'exigence récurrente de combler les tranchées indique que les groupes armés déploient systématiquement des obstacles anti-véhiculaires, contraignant la PNH à mener des opérations interarmes plutôt que des actions de maintien de l'ordre standard. Ce schéma tactique est apparu dans au moins deux engagements à Tabarre en l'espace de trente jours. L'opération de Tabarre doit être lue en parallèle avec l'opération de Kenscoff des 20-21 février qui a tué seize membres de gangs à l'aide de tireurs d'élite et de drones, et l'intervention contre un enlèvement à Delmas le 23 février qui a tué six ravisseurs tout en perdant deux officiers de la PNH. La PNH a réceptionné de nouveaux February 28, 2026 véhicules blindés de combat à la douane de Port-au-Prince le 5 février, première acquisition de cette catégorie pour l'institution. À travers ces quatre engagements, la PNH mène désormais des opérations quasi quotidiennes simultanément à Tabarre, Kenscoff, Delmas et Carrefour-Aéroport. La viabilité constitue le risque opérationnel central. L'action de Delmas du 23 février a coûté deux vies à la PNH contre six membres de gangs tués, un ratio qui signale une résistance létale plutôt qu'un effondrement de la capacité des gangs. Sans le renforcement de la Force de Suppression des Gangs prévu en avril, le tempo opérationnel actuel exerce une pression d'attrition sur un corps de police déjà à ses limites institutionnelles. La saison des pluies de juin-juillet compliquera davantage la mobilité blindée dans les zones basses.