2026-02-27

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 2: UNE VAGUE D'ENLÈVEMENTS DÉCLENCHE UNE RÉUNION DE SÉCURITÉ

D'URGENCE À DELMAS Le ministre de la Justice Patrick Pélissier, agissant en tant que Premier ministre par intérim pendant le voyage de Fils-Aimé à la CARICOM, a présidé une réunion stratégique de sécurité de haut niveau à Delmas le 25 février en réponse directe à ce que Le Nouvelliste a décrit comme une vague d'enlèvements dans la zone métropolitaine. La réunion a réuni le Haut Commandement de la PNH incluant le Directeur Général, la Direction Centrale de la Police Judiciaire, la Direction Centrale de la Police Administrative, et les Directions Départementales Ouest 1 et Ouest 2, aux côtés du maire de Delmas Wilson Jeudy et de représentants du gouvernement central. Les mesures opérationnelles annoncées lors de la réunion reflètent une posture renforcée dans les dix départements. Le commandement de la PNH s'est engagé à optimiser la densité des patrouilles mobiles et la couverture des points de contrôle fixes, à intensifier les opérations de prévention, à étendre les postes de police et les bases opérationnelles avancées, à appliquer des protocoles d'identification des troupes plus stricts, et à activer une collaboration civile structurée par des mécanismes d'alerte anti-enlèvement. La portée des mesures annoncées s'étendant aux dix départements plutôt qu'à la seule zone métropolitaine signale la reconnaissance que les réseaux d'enlèvement ont une portée opérationnelle au-delà de Port-au-Prince. La réunion a été précédée de trois incidents sécuritaires significatifs qui définissent le contexte opérationnel. Dans la nuit du 20 au 21 février, une opération anti-gang de grande envergure à Kenscoff a entraîné la mort d'au moins 16 membres de gangs grâce à une combinaison de tirs de snipers et de drones, avec la participation confirmée d'éléments de la Task Force et d'actifs de contractants militaires privés. Le 23 février, une opération d'interdiction d'enlèvement à Delmas 48 a tué six ravisseurs dont un personnage identifié comme Kalash, mais a également tué deux officiers de la PNH, Junior Dorélus de l'unité SWAT et Isreno Étienne du Bureau des Investigations. Huit armes à feu et trois véhicules ont été saisis. Le 24 février, deux autres membres présumés d'un réseau d'enlèvement ont été arrêtés à Port-au-Prince. La mort de deux officiers lors d'une seule opération à Delmas le 23 février est opérationnellement significative, indiquant que les réseaux d'enlèvement opposent une résistance armée d'un niveau générant des pertes au sein de la PNH. Le poste de police de Carrefour-Aéroport, qui avait été saisi et incendié par des forces de gangs, a rouvert en tant que poste de police rénové avec des entreprises commençant à revenir dans le corridor. Cela représente un indicateur concret de reprise territoriale, bien que le documentaire de DW du 27 février sur la coalition Viv Ansanm ait documenté le contrôle continu des gangs sur les écoles et les établissements de santé dans de larges sections de Port-au-Prince, illustrant la nature fragmentée et contestée des gains sécuritaires.