2026-02-08

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 4: Le Contrôle Territorial des Gangs sur 23 Communes Menace la Viabilité du

Calendrier Électoral d'Août Les gangs armés maintiennent le contrôle sur 23 communes à travers les départements de l'Ouest, de l'Artibonite, du Centre et du Nord-Ouest créant des obstacles substantiels à l'implémentation du calendrier électoral du 30 août 2026 publié par le Conseil Électoral Provisoire dans Le Moniteur le 24 décembre 2025. Le CEP a identifié ces 23 zones inaccessibles comme nécessitant la restauration d'un environnement de sécurité acceptable avant que le conseil puisse établir l'infrastructure électorale incluant les sites d'inscription des électeurs, les lieux de vote et les bureaux de tabulation des votes. Le calendrier actuel prévoit le début de la période de campagne le 19 mai, le vote du premier tour le 30 août, et l'inauguration présidentielle le 7 février 2027. La dominance territoriale des gangs englobe maintenant environ 85-90% de Port-au-Prince et des zones en expansion dans le grenier agricole d'Haïti. La coalition Viv Ansanm demeure la force armée primaire malgré des fractures internes qui ont émergé en décembre 2025 sur des disputes de politique d'enlèvement résultant en des affrontements mortels. Les indicateurs de sécurité montrent une détérioration continue avec des victimes de janvier à septembre 2025 totalisant 4 384 tués, 1 899 blessés et 491 kidnappés. Les homicides intentionnels dans les départements de l'Artibonite et du Centre ont augmenté de 210% avec 1 303 victimes de janvier à août 2025 comparé à 419 durant la même période de 2024. Le président du CEP Jacques Desrosiers a déclaré en octobre 2025 qu'un calendrier électoral antérieur proposant un premier tour de vote le 1er février 2026 était impossible en raison de la violence des gangs et des écarts de financement. Le calendrier révisé d'août suppose des améliorations de sécurité qui apparaissent improbables sans le déploiement complet de la Force de Suppression des Gangs et des opérations anti-gangs soutenues jusqu'à la date de lancement de la campagne en mai. Le décret électoral publié dans Le Moniteur incluait des provisions pour des exigences de 30% de candidates femmes et la participation des électeurs à l'étranger mais les mécanismes de conformité demeurent non définis sans processus d'inscription de parti encore initié. La convergence du vide de gouvernance, de l'écart de transition de la force de sécurité et de l'expansion territoriale des gangs crée un risque substantiel de perturbation du calendrier électoral. L'activité politique a été gelée durant la crise de dissolution du CPT sans rassemblements majeurs de partis, annonces de candidats ou formations de coalitions signalés. La période de campagne prévue pour commencer dans 103 jours nécessite un territoire accessible, une sécurité fonctionnelle February 08, 2026 et un espace d'organisation politique qui n'existe pas actuellement dans les zones contrôlées par les gangs. L'insécurité alimentaire projetée pour affecter 54% de la population durant la saison de soudure mars-juin contraindra davantage la préparation électorale et la capacité de mobilisation des électeurs.