2026-02-08
DÉVELOPPEMENT 1: La Dissolution du CPT Transfère le Pouvoir à un Premier Ministre Non Élu
Sans Cadre Constitutionnel
Le Conseil Présidentiel de Transition a officiellement conclu son mandat le 7 février 2026 comme
spécifié dans l'Accord Politique du 3 avril 2024, se dissolvant sans établir de mécanisme de
gouvernance successeur. L'autorité exécutive a été transférée par défaut au Premier ministre Alix
Didier Fils-Aimé qui sert depuis novembre 2024 mais ne détient aucun mandat électoral ni légitimité
constitutionnelle. La dissolution s'est produite au milieu d'un conflit interne croissant après que cinq
des sept membres du CPT aient voté fin janvier pour retirer Fils-Aimé de ses fonctions, déclenchant
une intervention diplomatique américaine et des sanctions ciblées contre le leadership du CPT.
Haïti fonctionne maintenant sous un arrangement extraconstitutionnel avec un Premier ministre
soutenu par les États-Unis comme seule autorité exécutive, aucune législature fonctionnelle, aucun
responsable élu à aucun niveau de gouvernement, et des élections nationales prévues dans sept
mois. Aucun accord n'existe sur quel cadre de gouvernance devrait remplacer le CPT malgré de
multiples propositions incluant une assemblée délibérative de 17 membres suggérée par l'Initiative
de la Société Civile. L'ancien législateur Antoine Rodon Bien-Aimé a confirmé que de nombreuses
propositions ont été présentées mais une solution unifiée reste insaisissable.
February 08, 2026
Le mandat du CPT n'a produit aucun progrès électoral, aucune révision constitutionnelle, et a
présidé à la détérioration des conditions de sécurité qui ont résulté en plus de 10 000 morts durant
ses 22 mois au pouvoir. Les dernières semaines du conseil ont été marquées par des allégations de
corruption, des restrictions de visa américaines imposées le 25 janvier contre deux membres pour
implication avec des gangs désignés comme Organisations Terroristes Étrangères, et des sanctions
élargies le 27 janvier couvrant cinq membres du CPT au total. L'Organisation des États Américains
a déclaré le 22 janvier que le mandat du CPT expire le 7 février selon l'accord d'avril 2024 et que les
arrangements futurs reposent sur le leadership haïtien.
Le vide de gouvernance crée des risques immédiats d'autorité contestée, de paralysie
institutionnelle, et de légitimité internationale réduite pour les initiatives de réforme. L'autorité du PM
Fils-Aimé découle entièrement du soutien américain et d'un accord politique expiré plutôt que d'un
processus constitutionnel ou d'un mandat démocratique. La CARICOM a exprimé une grande
préoccupation le 27 janvier face au tumulte interne et a exhorté les parties prenantes à mettre fin à
la fragmentation qui ne profite qu'aux gangs. La cheffe de la BINUH Maria Isabel Salvador
Ruiz-Massieu a averti le 20 janvier qu'Haïti fait face à une phase critique et a exhorté la continuité
de la gouvernance au-delà du 7 février.