RÉSUMÉ EXÉCUTIF
La fenêtre de dépôt des candidatures en Haïti se clôt aujourd'hui, le 22 septembre 2026, marquant la étape
procédurale la plus déterminante depuis que le CEP a révisé la date du premier tour au 13 décembre 2026 après
l'échec de l'objectif du 30 août. Au 21 septembre, au moins 3 candidats à la présidence, 68 candidats au Sénat et
205 candidats à la députation avaient déposé leur dossier des chiffres qui augmenteront avec les soumissions
finales d'aujourd'hui. L'implication centrale pour la faisabilité n'est pas le nombre de candidats, mais l'examen
imminent des dossiers d'éligibilité par le CEP : toute décision d'admettre ou d'exclure des figures liées aux listes de
sanctions déclenchera des recours juridiques, une mobilisation potentielle dans la rue, et une pression
internationale aiguë. L'enseignement concret pour les missions diplomatiques et d'observation est le suivant la
fenêtre de publication des éligibilités à la fin septembre représente un risque de point d'éclair plus élevé que le jour
du scrutin lui-même.
RÉSUMÉ RAPIDE POUR LES PARTIES PRENANTES
Le calendrier électoral révisé du CEP fixe le R1 au 13 décembre 2026 et le R2 au 21 février 2027. Le dépôt des
candidatures se clôt aujourd'hui ; l'examen de l'éligibilité par le CEP et la publication des listes de candidats
approuvés constituent le prochain événement à haut risque immédiat, attendu fin septembre à début octobre.
Sur le plan présidentiel, trois candidats avaient officiellement déposé leur dossier au 21 septembre ; la coalition
Viktwa revendiquant 52 partis affiliés et lancée le 29 août au Cap-Haïtien n'a pas encore annoncé son candidat
standard à la présidence, faisant de cette déclaration le développement politique le plus attendu des prochaines
semaines.
Sur le plan des candidatures secondaires, l'ancien député Jean-David Génesté a confirmé sa candidature pour un
siège sénatorial du Département du Sud sous la plateforme Ayiti Transfòme le 21 septembre ; les tendances de
dépôt dans le Département de l'Ouest demeurent contraintes par les conditions sécuritaires affectant l'accessibilité
des BEC.
La figure clé à surveiller est le Président du CEP ou le porte-parole désigné annonçant les listes de candidats
éligibles chaque décision d'admettre ou de rejeter une candidature déposée fonctionnera comme un test de
Rorschach pour la crédibilité du processus, particulièrement en ce qui concerne les individus sous sanctions
signalés par l'OEA le 15 septembre.
Le risque central pesant sur la tenue du scrutin selon le calendrier prévu est l'exposition combinée dans le
Département de l'Ouest : contrôle territorial des gangs, 1,47 million de personnes déplacées à l'intérieur du pays
avec un accès compromis aux CIN, et un délai logistique serré entre la clôture de l'inscription le 13 octobre et la
date du scrutin du 13 décembre, laissant une marge insuffisante si un seul élément se détériore.
DÉVELOPPEMENT 1 : CALENDRIER ÉLECTORAL, CEP ET FAISABILITÉ
Le calendrier électoral haïtien a subi une révision majeure confirmée et présente une fragilité structurelle à l'entrée
de sa dernière phase de pré-campagne. Le calendrier original, soumis au CPT le 17 novembre 2025 et rapporté
par Le Nouvelliste, fixait le premier tour présidentiel au 30 août 2026. Cette date est passée sans vote. Le CEP a
publié un calendrier révisé sur cephaiti.ht le 27 juillet 2026, avec le R1 désormais fixé au 13 décembre 2026 et le
R2 au 21 février 2027. La révision a été déclenchée en partie par l'arrêté du Conseil des ministres du 20 mars 2026
September 22, 2026
ordonnant au CEP d'appliquer les Articles 12 et 14 du Pacte National, qui incorporent des dispositions sur les
amendements constitutionnels limités une modification du mandat qui a forcé une reconfiguration de l'ensemble de
la séquence de planification. Le Haitian Times a rapporté le calendrier révisé le 4 août 2026. Un référendum
constitutionnel proposé a également été évoqué en parallèle de la date du R1, ajoutant une complexité procédurale
à un calendrier déjà compressé.
La fenêtre de dépôt des candidatures du 13 au 22 septembre 2026, administrée par les Bureaux Électoraux
Départementaux pour les candidats au Sénat et les Bureaux Électoraux Communaux pour les candidats à la
députation et les candidats locaux représente l'étape procédurale la plus significative accomplie à ce jour. Au 21
septembre, Karibinfo et Rezo Nòdwès rapportaient que 3 candidats à la présidence, 68 candidats au Sénat et 205
candidats à la députation avaient déposé leur dossier, les chiffres définitifs devant émerger après l'échéance
d'aujourd'hui. Les lieux de dépôt ont été ajustés dans certaines zones en raison de contraintes sécuritaires, selon le
tableau de suivi du Haiti Policy House. La capacité du CEP à collecter, traiter et examiner ces dossiers dans un
délai compressé et à publier les listes de candidats éligibles avant la période de campagne constitue le test
opérationnel immédiat. Le successeur du Secrétaire général de l'OEA Luis Almagro, Albert Ramdin, a déclaré le 3
septembre que les préparatifs devaient s'accélérer, un signal indiquant que les observateurs internationaux
évaluent le calendrier comme serré plutôt que confortable.
L'inscription des électeurs a débuté le 20 juillet 2026 dans neuf des dix départements, le Département de l'Ouest
étant explicitement exclu au lancement en raison de la violence des gangs, comme confirmé par le Haiti Policy
House. L'Ouest abritant environ 34 pour cent de la population nationale haïtienne a bénéficié d'une extension
partielle ; au moins un Centre d'Inscription et de Vote a été confirmé opérationnel à la SONAPI pour servir les
résidents de Cité-Soleil selon un avis du CEP daté du 1er septembre 2026. Le CEP a rapporté 628 755 nouveaux
électeurs inscrits au 21 septembre, l'inscription se poursuivant jusqu'au 13 octobre. La base de données de l'ONI
recense 6,5 millions d'Haïtiens enregistrés, mais l'interaction entre les 1,47 million de personnes déplacées à
l'intérieur du pays rapportées par l'OIM en mai 2026 et l'exigence du CIN pour l'éligibilité au vote en vertu de
l'Article 59.1 du décret électoral demeure un problème d'accès non résolu. La clôture de l'inscription le 13 octobre
laisse moins de 70 jours avant la date du scrutin du 13 décembre un délai qui doit absorber les examens
d'éligibilité du CEP, la publication officielle des listes de candidats, le lancement de la période de campagne, le
déploiement logistique, la confirmation des bureaux de vote dans les zones non sécurisées, et l'impression des
bulletins.
Le PM Alix Didier Fils-Aimé détient seul l'autorité exécutive depuis la dissolution du CPT vers le 7 février 2026. Son
mandat est formellement limité à l'organisation des élections et au maintien de la sécurité. L'arrêté de mars 2026
alignant les opérations du CEP sur les dispositions du Pacte National a été émis par le Conseil des ministres sous
son autorité le même instrument qui a déclenché la révision du calendrier. Le PM Fils-Aimé s'est publiquement
engagé à tenir des élections d'ici la fin de l'année. Le BINUH, opérant sous Carlos Ruiz Massieu avec un mandat
courant jusqu'en janvier 2027, fournit le cadre principal de responsabilisation multilatérale. L'engagement du
Canada avec le CEP documenté par la réunion du chargé d'affaires Jacob Gateau le 21 avril 2026 s'est concentré
sur les ajustements du calendrier et l'alignement avec le Pacte pour la Gouvernabilité. Le Groupe de Personnalités
Éminentes de la CARICOM a tenu des engagements séparés avec le CEP sur la supervision électorale, comme
confirmé par cephaiti.ht.
CONTEXTE HISTORIQUE
La date du 30 août 2026 est passée sans vote dans une répétition structurelle exacte des cycles précédents : Haïti
n'a pas achevé une élection présidentielle au premier tour à la date initialement annoncée dans aucun cycle depuis
2010. Le précédent le plus proche est octobre 2015, où le premier tour s'est déroulé mais a produit un résultat
contesté qui a nécessité un nouveau scrutin complet en 2016 un cycle qui a consommé plus de 14 mois entre le
R1 et l'investiture. Le précédent de janvier 2015, où l'incapacité du Président Martelly à organiser des élections a
dissous le parlement et rendu possible la gouvernance par décret, est le modèle institutionnel que le gouvernement
actuel du PM Fils-Aimé reproduit structurellement : autorité exécutive sans législature fonctionnelle, nommant son
propre conseil électoral, portant le même déficit de légitimité qui a historiquement produit des résultats contestés.
September 22, 2026
POINTS DE DISCUSSION
La date du R1 du 13 décembre est opérationnellement plausible mais dépend de l'absence de tout glissement
supplémentaire dans l'examen d'éligibilité, le lancement de la période de campagne et l'établissement des corridors
de sécurité du GSF une chaîne comportant de multiples points de rupture potentiels.
L'inclusion partielle du Département de l'Ouest dans l'inscription des électeurs ne résout pas le problème d'accès ;
la clôture de l'inscription le 13 octobre révélera si une inscription significative a eu lieu pour la population déplacée
de Port-au-Prince.
Le référendum constitutionnel attaché à la date du R1 alourdit la charge procédurale d'un calendrier déjà
compressé et n'a reçu aucune explication publique suffisante de la part du CEP ou de l'exécutif.
Le chiffre de 628 755 nouveaux inscrits, bien que significatif, doit être évalué par rapport à l'exclusion de la
population de l'Ouest ; un total d'inscription final qui sous-représente la zone métropolitaine sera cité par les figures
de l'opposition comme argument de délégitimisation structurelle.
L'expiration du mandat du BINUH en janvier 2027 crée une structure d'incitations perverse : si des élections ont
lieu, aussi imparfaites soient-elles, le renouvellement du mandat est probable ; si elles sont retardées, la pression
politique sur la mission et le gouvernement de transition s'intensifie fortement.
L'ajustement par le CEP des lieux de dépôt en raison de contraintes sécuritaires constitue un précédent documenté
pour des ajustements similaires le jour du scrutin ce qui pourrait affecter la légitimité des résultats si appliqué de
manière inégale.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les missions diplomatiques devraient immédiatement demander au CEP un calendrier écrit pour l'examen
d'éligibilité, la publication des listes de candidats et le commencement de la période de campagne et traiter tout
manque de précision comme un indicateur précoce d'une compression supplémentaire du calendrier.
Les organisations d'observation devraient commencer à cartographier l'accessibilité des lieux de dépôt des BED et
BEC par département par rapport aux zones connues sous contrôle des gangs ou concentrant des personnes
déplacées, afin d'établir une base de référence indépendante pour l'analyse de l'accessibilité des bureaux de vote.
Le BINUH devrait formellement documenter, dans ses rapports au Conseil de sécurité, le déficit d'inscription des
électeurs dans le Département de l'Ouest et sa relation proportionnelle avec l'électorat national établissant ainsi un
dossier de responsabilisation avant le jour du scrutin.
Les partenaires internationaux fournissant un soutien logistique au GSF devraient demander, avant le 1er octobre,
un plan spécifique de corridors de sécurité pour les bureaux de vote du Département de l'Ouest le 13 décembre,
avec des protocoles de contingence si le contrôle des gangs sur les principaux bureaux de vote n'a pas été réduit.
Les missions et les médias devraient surveiller la date de publication officielle de la liste des candidats par le CEP
comme indicateur concret de la crédibilité de la date du 13 décembre ; une publication retardée au-delà de
mi-octobre comprime effectivement la période de campagne en deçà du seuil de viabilité minimale.
Les équipes de gestion du risque investisseur et commercial devraient modéliser un scénario dans lequel le R1
survient en janvier ou février 2027 plutôt qu'en décembre, compte tenu du schéma historique de révision tardive
des calendriers et des contraintes opérationnelles actuelles.
CONFIANCE
Confiance modérée basée sur des rapports institutionnels partiels.
September 22, 2026
DÉVELOPPEMENT 2 : CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE ET COALITIONS
À la clôture de la journée de dépôt du 21 septembre, Karibinfo et Rezo Nòdwès ont confirmé que trois candidats à
la présidence avaient officiellement déposé leurs documents auprès des bureaux du CEP. Les noms et affiliations
partisanes des trois candidats présidentiels ayant déposé leur dossier n'avaient pas été entièrement confirmés à
travers les principales sources haïtiennes disponibles au moment de la production de ce bref. AYITI INTEL ne
nomme pas de candidats spécifiques comme prétendants présidentiels ayant déposé leur dossier au-delà de ce
que les sources primaires ont confirmé. Ce qui est confirmé, c'est que ce nombre est inhabituellement bas pour les
champs présidentiels historiquement encombrés d'Haïti les cycles de 2015 et 2016 comptaient plus de 50
candidats déclarés aux stades équivalents et reflète l'effet de l'exigence de consolidation des partis par le CEP, qui
a réduit les entités participantes de 316 à 105, fixant un seuil de documentation de 30 000 membres pour la
participation indépendante. Le nombre définitif de candidats présidentiels sera connu après la clôture du dépôt
aujourd'hui et l'examen d'éligibilité ultérieur du CEP.
La question non résolue la plus déterminante dans le champ présidentiel est la sélection du candidat de la coalition
Viktwa. Viktwa a été formellement présentée au Cap-Haïtien le 29 août 2026, revendiquant l'affiliation de 52 partis
et structures politiques, représentant la plus grande coalition politique déclarée dans le cycle actuel. Son lancement
au Cap-Haïtien deuxième ville d'Haïti et terrain politiquement significatif historiquement plutôt qu'à Port-au-Prince
signale un positionnement géographique délibéré à l'écart de la capitale dominée par l'insécurité. Au 21 septembre,
Viktwa n'avait pas annoncé son candidat standard à la présidence, selon les sources disponibles. Des publications
Instagram issues du lancement de Viktwa et un reportage de Zantray News du 29 août documentent la formation de
la coalition mais ne confirment pas de nom pour la présidence. L'annonce du candidat de Viktwa sera l'événement
le plus significatif dans le champ présidentiel dans les semaines à venir, car elle définira si la revendication de 52
entités de la coalition se traduit en un vecteur électoral crédible ou se dissout sous les pressions de la sélection du
candidat.
RASANBLE, opérant sous la direction du Dr. Franche Lawson, a déclaré sa participation indépendante le 29 août
2026 rejetant explicitement l'appartenance à une coalition. Ce positionnement est confirmé par Zantray News. La
décision de RASANBLE de se présenter de manière indépendante plutôt que de rejoindre Viktwa ou l'un des autres
groupements documentés la Coalition des Regroupements Politiques pour l'Avancement de la Démocratie et le
groupement des Partis Émergents et Alliés sont également enregistrés reflète soit un calcul selon lequel les
accords de coalition dilueraient le positionnement du parti, soit un différend idéologique ou personnel substantiel
avec la direction de la coalition. Le tableau de suivi du Haiti Policy House confirme que le PHTK, la machine
politique dominante de l'ère 2010-2021 sous Michel Martelly, ne figure pas parmi les 105 entités politiques
enregistrées. Cette absence structurelle retire le réseau clientéliste le mieux organisé de la compétition formelle,
mais n'élimine pas l'influence des financiers, organisateurs ou agents de pouvoir locaux alignés sur Martelly qui
pourraient soutenir d'autres candidatures de manière informelle.
La controverse sur l'éligibilité liée aux sanctions est la superposition aux enjeux les plus élevés dans le champ
présidentiel. L'OEA a formellement exhorté les autorités haïtiennes le 15 septembre 2026 à traiter les
préoccupations concernant des candidats ayant des liens possibles avec des activités illicites, de manière
transparente et conformément au droit haïtien et aux normes électorales internationales, comme rapporté par le
Haitian Times. RFI, le 6 août, a rapporté la question de la participation des individus sous sanctions comme un
enjeu électoral majeur. Le décret électoral de 2026 incorpore des exigences d'éligibilité additionnelles au-delà des
minimums constitutionnels. La liste SDN de l'OFAC, mise à jour pour la dernière fois le 18 septembre 2026,
continue de désigner des ressortissants haïtiens dont Fednel Monchery en vertu de l'autorité de sanctions Global
Magnitsky. L'UE a renouvelé son régime de sanctions contre Haïti le 29 juin 2026, courant jusqu'au 31 juillet 2027.
La Cour fédérale du Canada a rejeté le retrait de Raymond Deeb de la liste des sanctions contre Haïti en décembre
2025. L'examen d'éligibilité par le CEP des candidats présidentiels ayant déposé leur dossier sera le test immédiat :
si la candidature d'un individu sous sanctions est approuvée, l'OEA, les États-Unis et le Canada feront face à une
pression immédiate d'agir ; si elle est rejetée, la figure et son réseau deviennent un perturbateur potentiel opérant
en dehors du processus formel.
September 22, 2026
Le courant nationaliste d'opposition distinct de toute candidature unique est représenté dans le discours public par
des figures dont Moïse Jean-Charles, dont le rejet des déclarations du Core Group signale un sentiment
anti-communauté-internationale susceptible de devenir un récit mobilisateur pendant la période de campagne. Un
commentaire publié le 17 septembre sur Rezo Nòdwès par Raoul Gérard, sous le titre Aba Eleksyon Malatyong À
bas les Élections Pourries articule une position minoritaire mais vocale selon laquelle les conditions pour des
élections légitimes n'existent pas encore. AYITI INTEL évalue que cette position est probablement tenue plus
largement parmi les acteurs politiques que les choix formels de participation ne le révèlent ; elle représente un
risque de délégitimisation latent qui pourrait être activé si l'examen d'éligibilité produit des résultats controversés.
CONTEXTE HISTORIQUE
L'élection présidentielle haïtienne au premier tour de 2015 tenue le 25 octobre sous un CEP largement considéré
comme aligné sur le gouvernement en place a immédiatement produit des allégations de fraude de la part des
partis d'opposition et conduit à une annulation complète et à un nouveau scrutin en 2016. Le cycle actuel reproduit
les conditions structurelles préalables de 2015 : un CEP adjacent au gouvernement, un calendrier compressé, une
observation internationale limitée, et de multiples candidats ayant intérêt à contester les résultats. Le champ de
candidats en 2015 a finalement dépassé 50 noms ; le champ actuel de trois candidats présidentiels ayant déposé
leur dossier au 21 septembre reflète les contraintes de consolidation mais ne garantit pas une dynamique
compétitive plus propre.
POINTS DE DISCUSSION
Le faible nombre de candidats présidentiels au 21 septembre peut refléter l'effet du seuil de consolidation, mais le
chiffre définitif post-délai sera plus révélateur un champ de moins de dix candidats crédibles serait historiquement
sans précédent dans la politique présidentielle haïtienne et justifie un examen attentif pour déterminer si les
barrières à l'entrée ont été fixées à des niveaux portant atteinte à la légitimité.
Le lancement de Viktwa au Cap-Haïtien et la revendication de 52 partis sont des signaux politiquement significatifs,
mais la cohérence de la coalition au moment de la sélection du candidat est historiquement le moment où les
coalitions multipartites haïtiennes se fracturent ; l'annonce du candidat présidentiel de Viktwa doit être suivie de
près pour déterminer si elle produit des défections.
Le positionnement indépendant de RASANBLE sous le Dr. Franche Lawson crée une dynamique potentielle de
division des voix si le parti détient un soutien significatif dans des zones géographiques où le candidat de Viktwa
est également compétitif.
L'absence formelle du PHTK de la liste des partis enregistrés ne neutralise pas l'influence du réseau Martelly ; le
soutien financier et organisationnel informel aux candidats enregistrés est une priorité de surveillance pour les
responsables de la conformité aux sanctions.
La déclaration de l'OEA du 15 septembre sur l'éligibilité des candidats est le signal multilatéral le plus spécifique à
ce jour que la communauté internationale considère le processus de vérification du CEP comme le point
d'étranglement de la crédibilité de l'élection plus que l'inscription des électeurs ou la logistique de campagne.
Le commentaire de Raoul Gérard Aba Eleksyon Malatyong représente un baromètre en temps réel du sentiment de
délégitimisation de la société civile et des milieux populaires susceptible d'être mobilisé par un candidat perdant
après l'élection.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les missions diplomatiques devraient préparer deux cadres de réponse distincts pour la publication des éligibilités
des candidats par le CEP : l'un pour le scénario dans lequel les figures sous sanctions sont exclues et engagent
des recours juridiques, et l'autre pour le scénario dans lequel elles sont incluses et déclenchent une condamnation
internationale.
September 22, 2026
Les organisations d'observation devraient documenter la liste complète des candidats présidentiels ayant déposé
leur dossier, telle que rapportée depuis les bureaux BED du CEP les 22 et 23 septembre, et vérifier de manière
indépendante les affiliations avec les partis enregistrés sans se fier uniquement à la publication officielle du CEP,
qui pourrait être retardée.
Les journalistes couvrant le champ présidentiel devraient contacter directement la direction de la coalition Viktwa
pour obtenir un calendrier de confirmation du nom du candidat présidentiel ; l'architecture organisationnelle de la
coalition 52 partis est documentée mais son processus de prise de décision n'est pas encore consigné dans les
archives publiques.
Les analystes en conformité aux sanctions au sein des missions et des organisations internationales devraient
croiser les listes de candidats présidentiels et législatifs ayant déposé leur dossier avec les désignations de
sanctions de l'OFAC, de l'UE et du Canada immédiatement après la publication par le CEP, et signaler toute
divergence pour examen juridique.
Les conseillers politiques auprès des campagnes de candidats devraient recommander à leurs mandants une
divulgation publique transparente et proactive de leurs documents d'éligibilité notamment en ce qui concerne le
statut du CIN, la conformité fiscale et l'absence de condamnations pénales ce qui réduit la marge d'action du CEP
pour un rejet arbitraire ou politiquement motivé.
Les organisations de recherche devraient commander une analyse juridique indépendante pour déterminer si les
dispositions des Articles 12 et 14 du Pacte National, telles qu'appliquées par l'arrêté de mars 2026, introduisent des
critères d'éligibilité absents du décret électoral formel une base potentielle pour des recours juridiques
post-électoraux.
CONFIANCE
Confiance modérée basée sur des rapports institutionnels partiels.
DÉVELOPPEMENT 3 : CANDIDATURES SECONDAIRES, COURSES EN GRANDES VILLES ET AGENTS DE POUVOIR
Les données sur le dépôt des candidatures législatives et locales disponibles au 21 septembre 68 candidats au
Sénat et 205 candidats à la députation représentent un chiffre de base qui augmentera avec les dépôts finals
d'aujourd'hui et doit être traité comme préliminaire. La distribution géographique de ces dépôts entre les
départements, et les affiliations partisanes représentées, constituera le premier diagnostic permettant de
déterminer si les élections se profilent comme un scrutin véritablement national ou si les contraintes sécuritaires et
logistiques produisent une élection fonctionnellement partielle concentrée dans les départements accessibles. Rezo
Nòdwès et Karibinfo ont confirmé les chiffres du 21 septembre ; aucune répartition départementale complète des
candidats déposés n'était disponible dans les sources primaires au moment de la production de ce bref.
La candidature secondaire la plus spécifiquement documentée dans ce cycle est celle de l'ancien député
Jean-David Génesté, confirmé candidat au Sénat pour un siège du Département du Sud sous la plateforme Ayiti
Transfòme le 21 septembre, sourcé à Karibinfo et Rezo Nòdwès. Le passage de Génesté de la Chambre des
Députés à une candidature au Sénat est une étape documentée de progression au sein de la formation Ayiti
Transfòme, que le tableau de suivi de septembre 2026 du Haiti Policy House identifie comme une formation
multipartite avec plus de dix structures affiliées. L'accessibilité relative du Département du Sud par rapport à l'Ouest
en fait une course logistiquement plus simple à mener, bien que le département ait sa propre histoire de violence
politique et de compétition clientéliste.
Les courses à la mairie dans les principales villes d'Haïti Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Gonaïves, Les Cayes,
September 22, 2026
Jacmel, Jérémie, Port-de-Paix, Fort-Liberté, Hinche et Miragoâne sont structurellement intégrées dans le cycle
électoral actuel, les élections locales étant programmées simultanément ou immédiatement adjacentes au scrutin
législatif. Cependant, au 21 septembre, les candidatures nominatives à la mairie au niveau des BEC n'avaient pas
été confirmées dans les sources haïtiennes primaires disponibles pour ce bref. AYITI INTEL ne nomme pas de
candidats spécifiques aux postes de maires au-delà de ce qu'établissent les sources primaires. Ce qui est confirmé,
c'est que l'avis de dépôt du CEP du 13 septembre dirigeait les candidats à la députation et les candidats locaux
vers les BEC et que les contraintes sécuritaires ont forcé des ajustements des lieux de dépôt dans certaines
zones, un détail opérationnellement significatif pour évaluer si le dépôt de candidature aux postes de maire dans
les communes les plus non sécurisées de Port-au-Prince est effectivement en cours.
Les agents de pouvoir non-candidats les plus déterminants façonnant l'environnement électoral opèrent au niveau
de la coalition et du financement. La direction de la coalition Viktwa non encore identifiée par son nom dans les
sources primaires disponibles pour ce bref exercera une autorité effective de contrôle sur les sélections de
candidats locaux des 52 partis affiliés dans un arrangement qui, s'il se maintient, concentre un patronage
substantiel au niveau local entre les mains d'un petit nombre de décideurs. C'est la caractéristique structurelle de la
politique de coalition haïtienne qui produit historiquement des défections lorsque les dirigeants locaux trouvent leurs
candidats préférés bloqués par les gestionnaires nationaux de la coalition. La Coalition des Regroupements
Politiques pour l'Avancement de la Démocratie représente un second axe de coalition dont les sélections de
candidats secondaires ne sont pas encore documentées dans les sources primaires. Le PM Fils-Aimé, bien que
formellement limité à un mandat axé sur les élections et la sécurité, exerce une autorité exécutive sur
l'environnement opérationnel du CEP et les priorités sécuritaires du GSF une forme de pouvoir structurel sur les
conditions électorales qui n'est pas une candidature mais n'est pas neutre non plus.
Au Cap-Haïtien, la décision de la coalition Viktwa de s'y lancer plutôt qu'à Port-au-Prince a des implications directes
pour le champ politique local : les dirigeants de la coalition seront sous pression de livrer des candidats
secondaires compétitifs et ancrés localement dans le Département du Nord pour démontrer que le lancement était
substantiel plutôt que symbolique. Gonaïves dans l'Artibonite où le GSF a déployé du personnel sri-lankais du
MSS, comme confirmé par Caribbean National Weekly est l'intersection sécurité-élection la plus importante pour
les courses législatives. L'Artibonite demeure le département politiquement déterminant d'Haïti historiquement ; les
courses contestées au Sénat et à la députation là-bas seront suivies de près par toutes les parties comme
indicateurs avancés des dynamiques compétitives nationales. Les Cayes dans le Sud, Jacmel dans le Sud-Est et
Jérémie dans la Grande-Anse sont tous des départements où les élections sont logistiquement plus faisables que
dans l'Ouest, rendant leurs courses secondaires relativement plus crédibles en tant qu'exercices de démocratie
locale compétitive mais ce sont aussi des zones où les réseaux de notables locaux et l'organisation politique à
base confessionnelle sont structurellement influents de manières que les rapports de niveau national documentent
systématiquement de façon insuffisante.
CONTEXTE HISTORIQUE
Les courses secondaires haïtiennes ont historiquement été l'arène principale de participation des candidats affiliés
aux gangs et de conversion du contrôle territorial des groupes armés en levier électoral. Dans les cycles de 2006 et
2010, des agents de pouvoir locaux avec une capacité démontrée de mobilisation des électeurs y compris par la
coercition surpassaient systématiquement les candidats endorsés au niveau national dans les communes. Les
allégations de fraude de 2015 qui ont annulé le premier tour se concentraient dans les courses locales plutôt que
dans le seul scrutin présidentiel : le bourrage des urnes, la destruction des procès-verbaux et l'intimidation armée
des électeurs ont été documentés au niveau des BEC, et non principalement dans le décompte national. Cette
histoire structurelle signifie que la crédibilité des courses législatives et locales de 2026 dépend largement du fait
que le CEP et la PNH ont la capacité d'appliquer les règlements au niveau des BEC dans les communes non
sécurisées une question de capacité qui demeure entièrement non résolue.
POINTS DE DISCUSSION
Les 205 candidatures à la députation déposées au 21 septembre représentent un vivier significatif pour les courses
législatives, mais la distribution départementale importe davantage que le nombre agrégé un champ concentré
dans cinq ou six départements accessibles n'est pas une élection législative nationale.
September 22, 2026
La candidature au Sénat de Jean-David Génesté sous Ayiti Transfòme dans le Sud est la candidature secondaire la
plus concrètement documentée ; elle indique que la plateforme est opérationnellement active au-delà d'un exercice
de marque coalitionnelle et compte des individus identifiables qui engagent leur avenir politique sur elle.
La revendication d'affiliation de 52 partis de la coalition Viktwa sera testée au niveau local : que ces 52 entités
produisent des candidats à la députation et à la mairie compétitifs et ancrés localement dans leurs départements
d'origine est la preuve opérationnelle de la profondeur organisationnelle réelle de la coalition.
Les courses secondaires de Gonaïves et de l'Artibonite se déroulant sous présence sécuritaire du GSF
constituent le test le plus observable pour déterminer si le soutien sécuritaire se traduit par une véritable
compétition électorale ou déplace simplement le lieu de l'influence armée.
Les ajustements des lieux de dépôt au niveau des BEC en raison de contraintes sécuritaires constituent un
précédent documenté pour les modifications des bureaux de vote le jour du scrutin ; les missions d'observation
devraient cartographier ces ajustements dès maintenant pour suivre s'ils désavantagent systématiquement des
communes ou des bases de candidats spécifiques.
L'absence de candidatures confirmées aux postes de maire dans les sources primaires pour Port-au-Prince au 21
septembre est elle-même un signal : elle peut refléter des retards de dépôt en raison de l'insécurité, un dépôt tardif
délibéré comme choix tactique, ou une sous-couverture médiatique par les organes nationaux sous contraintes
opérationnelles.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les organisations d'observation devraient prioriser la surveillance des courses secondaires et locales comme
domaine opérationnel distinct de l'observation présidentielle les ratios de personnel et l'allocation des ressources
devraient refléter le fait que la fraude au niveau des BEC, et non la tabulation nationale, est le vecteur primaire
historiquement documenté de manipulation des résultats.
Les missions devraient demander au CEP une répartition départementale de toutes les candidatures déposées d'ici
le 25 septembre le chiffre agrégé masque si des départements spécifiques sont effectivement privés de leur droit
de vote par l'environnement de dépôt.
Les journalistes devraient couvrir directement depuis les BEC dans les communes de Port-au-Prince sous contrôle
des gangs Cité-Soleil, Martissant, Croix-des-Bouquets pour établir si le dépôt de candidatures à la députation et à
la mairie est effectivement en cours dans ces zones ou si l'insécurité les a de facto exclues du processus législatif.
Les moniteurs du Groupe de Personnalités Éminentes de la CARICOM engagés dans la supervision électorale
devraient demander spécifiquement au CEP les données sur les ajustements de lieux de dépôt et la justification
sécuritaire de chaque ajustement cette documentation sera essentielle pour tout rapport d'observation
post-électoral.
Les analystes politiques soutenant les missions internationales devraient commencer à construire une base de
données de suivi des courses secondaires par département, nom du candidat, affiliation partisane et indice de
proximité aux gangs pour chaque commune cela constituera l'outil principal pour évaluer si les résultats des
élections locales sont plausibles ou nécessitent une enquête.
Les investisseurs ayant des opérations dans les villes régionales Cap-Haïtien, Gonaïves, Les Cayes devraient
évaluer le paysage politique local pour la course à la mairie de chaque ville comme indicateur de l'environnement
réglementaire et sécuritaire post-électoral auquel leurs opérations seront confrontées au T1 2027.
CONFIANCE
September 22, 2026
Faible confiance en raison de rapports limités ou contradictoires.
À SURVEILLER
PROCHAINES 24 À 48 HEURES
La clôture de la fenêtre de dépôt des candidatures le 22 septembre aujourd'hui est l'événement déclencheur
immédiat. Surveiller les déclarations officielles du CEP sur les décomptes définitifs des candidats présidentiels,
sénatoraux et à la députation, et tout annonce le jour même de rejets de candidature ou de blocages administratifs.
Le rejet d'une candidature de haut profil à l'échéance de dépôt elle-même que ce soit pour des motifs d'inéligibilité
ou des insuffisances procédurales constituerait le développement à risque immédiat le plus élevé. Tout rapport d'un
organe haïtien faisant état de figures sous sanctions acceptées ou rejetées au niveau des BED ou des BEC
aujourd'hui doit être signalé comme renseignement prioritaire pour les missions diplomatiques et d'observation.
Surveiller également les communications de la coalition Viktwa ; l'échéance de dépôt peut créer une pression pour
annoncer un nom de candidat présidentiel afin de déposer le dossier à temps, ce qui constituerait le développement
politique le plus significatif de la semaine.
CETTE SEMAINE
La période du 23 septembre à la fin du mois est la fenêtre d'examen d'éligibilité du CEP le point d'éclair
institutionnel le plus élevé de la phase de pré-campagne. La publication des listes de candidats éligibles sera
l'événement déterminant : surveiller l'OEA, le BINUH et la mission diplomatique du Canada pour voir s'ils émettent
des déclarations dans les 24 à 48 heures suivant toute publication de liste incluant ou excluant des figures
controversées. Surveiller les organisations de la société civile haïtienne dont celles représentées dans le courant
de commentaire Aba Eleksyon Malatyong pour une réponse organisée à la liste des candidats éligibles. Suivre si
Viktwa annonce formellement son candidat présidentiel cette semaine ; un retard au-delà du 26 septembre
suggérerait des difficultés de gestion interne de la coalition. Surveiller les rapports opérationnels du GSF depuis
Gonaïves et la Baie de Port-au-Prince pour tout incident sécuritaire significatif dans la semaine suivant
immédiatement la clôture du dépôt, car une détérioration à ce moment amplifierait la pression sur le calendrier
électoral.
HORIZON STRATÉGIQUE
La voie réaliste vers un premier tour crédible le 13 décembre nécessite l'accomplissement séquentiel d'au moins
cinq conditions entre maintenant et le jour du scrutin : la publication par le CEP d'une liste de candidats éligibles
résistant aux recours juridiques ; une période de campagne d'une durée suffisante au minimum six à huit semaines
pour que les candidats puissent atteindre les électeurs à travers les dix départements d'Haïti ; la clôture de
l'inscription des électeurs le 13 octobre avec des chiffres du Département de l'Ouest ne déclenchant pas de crise
de légitimité ; l'établissement par le GSF de corridors de sécurité vérifiables pour les bureaux de vote dans au
minimum les principaux centres de population de l'Ouest ; et une chaîne logistique d'impression et de distribution
des bulletins opérationnelle d'ici fin novembre. Toute défaillance unique dans cette séquence est suffisante pour
forcer une nouvelle révision du calendrier. AYITI INTEL évalue la probabilité d'un R1 propre le 13 décembre comme
plausible mais non dominante l'exposition combinée dans le Département de l'Ouest et le délai compressé entre la
clôture de l'inscription et le jour du scrutin représentent des contraintes structurelles qui n'ont pas été résolues par
les étapes procédurales à ce jour. Le scénario le plus probable, sur la base de l'histoire électorale documentée
d'Haïti et de la base sécuritaire actuelle, est une élection partielle : le scrutin ayant lieu dans six à huit
départements avec un accès fonctionnel, une couverture de Port-au-Prince incomplète mais suffisante pour que le
CEP déclare un vote national, et des résultats contestés par les candidats perdants citant l'exclusion de l'Ouest
comme fraude structurelle. La décision de renouvellement du mandat du BINUH en janvier 2027 sera le premier
bilan formel de la communauté internationale pour déterminer si le résultat de ce cycle répond au seuil de légitimité
démocratique que le libellé contesté du Conseil de sécurité sur des élections libres et équitables débattait encore
lors des négociations de renouvellement de cette année.
September 22, 2026
SOURCES PRIMAIRES
Le Nouvelliste Reportages sur le calendrier du CEP, couverture de novembre 2025 et mars 2026 ; couverture de
l'arrêté du Conseil des ministres, 20 mars 2026.
cephaiti.ht Publication du calendrier électoral révisé, 27 juillet 2026 ; avis de dépôt du CEP, 13 septembre 2026 ;
confirmation de la réunion du Groupe de Personnalités Éminentes de la CARICOM.
Radio Kiskeya Environnement sécuritaire et reportages sur la PNH, de février à septembre 2026.
Haïti Libre Inscription des électeurs et avis du CEP, septembre 2026.
OIM Chiffre de 1,47 million de personnes déplacées à l'intérieur du pays, rapports de mai 2026 ; données sur la
distribution géographique du déplacement.
RFI Reportage sur la participation des individus sous sanctions, 6 août 2026 ; couverture de la dissolution du CPT,
6 février 2026.
Rezo Nòdwès Confirmation du dépôt des candidatures du 21 septembre 2026 ; commentaire de Raoul Gérard Aba
Eleksyon Malatyong, 17 septembre 2026.
Karibinfo Reportage sur le décompte des candidats du 21 septembre 2026 : 3 présidentiels, 68 sénatoraux, 205 à
la députation.
AlterPresse Couverture du gouvernement de transition et des accords politiques, avril 2026.
Zantray News Lancement de la coalition Viktwa et déclaration d'indépendance de RASANBLE, 29 août 2026.
Haiti Policy House Tableau de suivi de la consolidation des partis, septembre 2026 ; chiffres d'inscription des
électeurs au 21 septembre 2026 ; documentation des signaux d'alerte.
Haitian Times Reportage sur le calendrier révisé, 4 août 2026 ; couverture de la déclaration de l'OEA sur
l'éligibilité, 15 septembre 2026.
September 22, 2026