2026-01-15

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 3: 5800 Nouvellement Déplacés dans la Capitale Port-au-Prince alors que les Opérations de

la PNH Produisent une Crise Humanitaire L'Organisation Internationale pour les Migrations a rapporté le 15 janvier que plus de 5800 personnes ont été déplacées au cur de la capitale Port-au-Prince. Le déplacement coïncide avec les frappes de drones du 14 janvier contre les refuges de Barbecue et les opérations de plusieurs semaines de la PNH à Delmas Bel-Air La Saline et les secteurs du centre-ville. Les 5800 nouveaux déplacements aggravent la crise existante de 1,4 million de personnes déplacées internes rapportée par l'UNICEF le 10 décembre et se produisent dans un contexte où seulement 40 pour cent des installations médicales de Port-au-Prince restent opérationnelles selon l'avertissement de MSF du 11 janvier signifiant que les civils déplacés manquent d'accès aux soins de santé. Le moment du déplacement coïncidant avec les contre-offensives de la PNH démontre que les opérations gouvernementales dans les zones densément peuplées produisent un déplacement civil comme effets collatéraux même si la pause des attaques de gangs de 37 jours se poursuit. Les civils fuient les zones de combat où les opérations de la PNH incluant les frappes de drones ciblent les positions des gangs dans des quartiers comme Delmas Bel-Air et La Saline qui ont une forte densité résidentielle. Le rapport d'octobre de la BINUH a établi un précédent pour les pertes civiles des opérations de drones notant 20 décès civils dont 11 enfants entre mars et septembre 2025 suggérant que les frappes de drones du 14 janvier ont probablement produit des pertes similaires au-delà du chiffre de 5800 déplacements. La crise humanitaire s'aggrave alors que les personnes déplacées rejoignent 1,4 million de PDI existantes dans une ville où l'infrastructure médicale s'est effondrée à 40 pour cent de capacité opérationnelle. L'avertissement de MSF du 11 janvier selon lequel les installations de santé sont gravement compromises signifie que les civils déplacés des opérations du 14-15 janvier manquent d'accès aux soins médicaux au traitement des traumatismes ou à l'assistance humanitaire. Le schéma de déplacement suggère que les opérations de la PNH priorisent les gains territoriaux et le ciblage du leadership des gangs plutôt que les considérations de protection des civils avec la promesse du Directeur Général Rameau du 12 janvier de rouvrir les routes vers le Sud et le Nord avant le 7 février indiquant que le gouvernement priorise la restauration des corridors de transport plutôt que de minimiser le déplacement civil. Le déplacement se produit 23 jours avant l'expiration du mandat du CPT le 7 février créant une pression humanitaire supplémentaire pendant la période de transition constitutionnelle. Si la PNH continue les opérations January 15, 2026 intensives dans les zones contrôlées par les gangs densément peuplées jusqu'à fin janvier et début février pour démontrer les progrès en matière de sécurité avant la date limite des vagues de déplacement supplémentaires sont probables. La crise de PDI existante de 1,4 million de personnes combinée à l'infrastructure médicale effondrée et 5800 nouveaux déplacements en une seule période de 24-48 heures démontre l'incapacité du système humanitaire à absorber les impacts continus des opérations de la PNH créant un risque d'urgence humanitaire aiguë si les opérations s'intensifient davantage.