2026-01-15
DÉVELOPPEMENT 1: RANFOR Appelle au Dialogue Politique au Milieu de la Fragmentation de la Société Civile
Malgré la Convergence
RANFOR a publié une déclaration publique le 11 janvier publiée le 14 janvier appelant au dialogue politique pour
aborder les incertitudes institutionnelles entourant l'expiration du mandat du CPT le 7 février. La déclaration a
souligné que le 7 février marquera la fin du mandat du CPT sans qu'une alternative institutionnelle clairement
définie et consensuelle ait été annoncée. RANFOR a appelé au dialogue pour convenir d'un exécutif de transition
composé d'un président et d'un premier ministre restaurant l'autorité de l'État renforçant la sécurité désarmant
les groupes armés organisant des élections en 2026 et adoptant un cadre de transition à durée limitée.
La déclaration de RANFOR représente la troisième proposition majeure de la société civile en dix jours suivant
l'Initiative de la Société Civile du 6 janvier Proposition pour l'Achèvement de la Transition et le cadre du Conseil
d'État de l'Alliance Nationale de Rupture du 6 novembre. Malgré des approches structurelles différentes les trois
propositions partagent des points de convergence critiques incluant le rejet de l'extension du CPT la
reconnaissance du 7 février comme date limite ferme selon l'Accord du 3 avril 2024 un exécutif de transition avec
une structure président plus premier ministre des transitions à durée limitée pour éviter la gouvernance
intérimaire perpétuelle un engagement à organiser des élections en 2026 et la priorisation de la restauration de
l'autorité de l'État du renforcement de la sécurité et du désarmement des gangs comme prérequis.
La déclaration du GPE de la CARICOM du 12 janvier a observé qu'il existe des points de convergence dans les
January 15, 2026
nombreuses propositions mais a critiqué la lenteur des acteurs suggérant que les groupes de la société civile ne
parviennent pas à s'unifier autour d'un cadre unique malgré les points communs se faisant concurrence pour la
légitimité plutôt que de se coordonner et attendant que le CPT ou les acteurs internationaux approuvent des
propositions spécifiques plutôt que de s'auto-organiser. Avec 23 jours jusqu'au 7 février et le 17 janvier
représentant le dernier jour de la fenêtre de décision critique de la CARICOM la fragmentation de la société civile
crée un risque qu'aucune proposition unique ne gagne un soutien suffisant que plusieurs cadres se fassent
concurrence après le 7 février créant une crise de gouvernance double ou triple et que les acteurs internationaux
doivent choisir entre les propositions aliénant ceux qui ne sont pas sélectionnés.
Le calcul stratégique auquel sont confrontés les acteurs de la société civile est de savoir s'il faut continuer à
poursuivre des revendications de légitimité séparées ou s'unifier rapidement derrière un cadre unique qui peut
attirer le seuil de ralliement de 60 pour cent de la classe politique identifié par le commentateur Leslie Voltaire
comme nécessaire pour une transition réussie. L'absence de mécanismes de coordination entre RANFOR
l'Initiative de la Société Civile et l'Alliance Nationale de Rupture malgré leur convergence sur les principes
fondamentaux démontre les défis de l'action collective dans le paysage politique fragmenté d'Haïti où la mémoire
institutionnelle des efforts de consensus ratés et les revendications de légitimité compétitives l'emportent sur les
impératifs de coordination stratégique même face à une échéance constitutionnelle partagée.