2026-01-05

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 4

LA PAUSE OPÉRATIONNELLE DES GANGS DE 20 JOURS S'ÉTEND AU-DELÀ DE LA REPRISE GOUVERNEMENTALE La pause opérationnelle des gangs de 20 jours du 21 décembre au 5 janvier se poursuit avec zéro incident majeur rapporté malgré la reprise des opérations gouvernementales incluant la réouverture de l'Ambassade américaine et le redémarrage des services consulaires. La continuation au-delà de la période de vacances est sans précédent et soulève des questions critiques concernant les calculs stratégiques des gangs. La pause s'étend maintenant au-delà de Noël du Nouvel An du Jour de l'Indépendance haitienne du Jour des Ancêtres et du week-end prolongé suggérant une discipline opérationnelle délibérée plutôt qu'une réduction de la violence liée aux vacances. La pause contredit la revendication du 31 décembre de la Force de Suppression des Gangs de reprendre des territoires sous contrôle des gangs puisque l'évaluation du MOPAL du 4 janvier confirme que les gangs contrôlent la quasi-totalité de Port-au-Prince de l'Artibonite et du Plateau Central. La période de 20 jours représente l'absence soutenue la plus longue de violence majeure des gangs en 2025 indiquant que les gangs possèdent la capacité opérationnelle de suspendre la violence indéfiniment lorsque stratégiquement avantageux. Cette capacité démontre des structures January 05, 2026 de commande et de contrôle sophistiquées capables de coordonner des pauses opérationnelles prolongées à travers de multiples formations de gangs et territoires. La logique stratégique derrière l'extension de la pause au-delà de la reprise gouvernementale se rapporte probablement au positionnement du 7 février. L'avertissement du Crisis Group du 15 décembre selon lequel les gangs cherchent l'amnistie dans le cadre de la transition du 7 février reste opérationnellement pertinent les gangs retenant potentiellement la violence comme levier pour les négociations malgré la doctrine de non-négociation du Premier ministre Conille du 28 décembre. La pause permet aux gangs de démontrer leur capacité soit d'activer soit de perturber la gouvernance tout en se positionnant comme parties prenantes dans les cadres post-7 février plutôt que comme menaces de sécurité à éliminer. Avec 33 jours jusqu'au 7 février le schéma opérationnel suggère une reprise de la violence fin janvier entre le 20 et le 31 janvier alors que les gangs intensifient la pression sur le CPT pour négocier les termes d'amnistie avant l'échéance constitutionnelle. La pause démontre que la violence des gangs en Haiti opère selon des calculs stratégiques plutôt que de la criminalité aléatoire avec des décisions opérationnelles liées aux calendriers politiques et au levier de négociation. Plus la pause s'étend plus elle révèle la sophistication organisationnelle des gangs et plus le récit de succès militaire de la PNH ou de la FSG devient faible.