2026-01-05
DÉVELOPPEMENT 3
LA RÉSILIATION DU TPS LE 3 FÉVRIER CRÉE UN CALENDRIER DE CRISE COMPRIMÉ
La résiliation du Statut de Protection Temporaire par l'administration Trump le 3 février 2026
affectant 350 000 Haitiens crée un calendrier comprimé de quatre jours avant l'expiration du mandat
du CPT le 7 février aggravant la crise institutionnelle d'Haiti avec une crise de déportation de la
diaspora. Le Washington Post a publié un éditorial le 5 janvier qualifiant la résiliation du TPS de
cruelle étant donné les conditions de sécurité et humanitaires d'Haiti. Le timing suggère que début à
mi-février verra des déportations d'Haitiens vers un pays sans gouvernement fonctionnel si le CPT
expire sans successeur tout en perturbant simultanément les flux de transferts de fonds
représentant environ 38 pour cent du PIB d'Haiti.
Le calendrier comprimé du 3 au 7 février crée des défis opérationnels pour les acteurs
January 05, 2026
internationaux tentant de gérer les deux crises simultanément. La clause de continuité
institutionnelle du 5 novembre de la Feuille de Route de l'OEA Version 3 engageant l'OEA la
CARICOM et l'ONU à travailler avec les autorités haitiennes pour éviter le vide de pouvoir devient
opérationnellement critique d'ici le 3 au 7 février nécessitant que les acteurs internationaux
légitiment soit la prolongation du CPT soit négocient une formule de remplacement avant que 350
000 Haitiens ne fassent face à la déportation vers un État non gouverné. La fenêtre de quatre jours
entre l'expiration du TPS et l'expiration du CPT fournit un tampon minimal pour la gestion de crise
coordonnée.
L'éditorial du Washington Post reflète une reconnaissance croissante parmi les observateurs de
politique américaine que le timing de la résiliation du TPS exacerbe plutôt que traite l'instabilité
d'Haiti. De nombreux détenteurs de TPS ont des enfants nés aux États-Unis créant des scénarios
de séparation familiale tandis que d'autres ont établi des entreprises et des réseaux
communautaires sur des périodes de TPS prolongées datant du tremblement de terre de 2010 en
Haiti. La convergence de la pression de déportation et du vide institutionnel en Haiti crée des
conditions pour une crise humanitaire alors que les expulsés retournent vers un pays incapable de
fournir des services de base ou de la sécurité.
Les implications pour la diaspora s'étendent au-delà des préoccupations immédiates de déportation
à la perturbation des transferts de fonds affectant les revenus des ménages pour des millions
d'Haitiens. Avec les gangs contrôlant environ 80 à 90 pour cent de Port-au-Prince selon l'évaluation
du MOPAL du 4 janvier les rapatriés font face à des risques de sécurité immédiats en plus du
déplacement économique. Le calendrier du 3 au 7 février comprime la prise de décision pour les
familles haitiennes aux États-Unis pesant le retour volontaire contre la déportation tout en surveillant
si le CPT obtient une prolongation du mandat ou un cadre de remplacement d'ici le 7 février.