2025-12-27

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 1: LA MOBILISATION POLITIQUE S'ACCÉLÈRE VERS

L'ÉCHÉANCE CONSTITUTIONNELLE Le Mouvement pour la Reconstruction et la Réconciliation Nationale a annoncé le 26 décembre qu'il organisera un sit-in le 29 décembre 2025 exigeant la démission du Conseil Présidentiel de Transition et de son gouvernement. Le MORN a appelé la population particulièrement dans la zone métropolitaine à se mobiliser massivement pour rejeter le renouvellement de l'accord du 3 avril et exiger le départ du CPT. Le mouvement a présenté le 7 février 2026 comme marquant 40 ans depuis que le pays vit dans l'instabilité totale et la corruption depuis la chute du régime Duvalier. Le CPT a répondu le 27 décembre en émettant un démenti formel des allégations faites par Pierre Espérance Directeur Exécutif du Réseau National de Défense des December 27, 2025 Droits Humains qui affirmait que les membres du CPT proposaient des primes de départ de 500000 à 600000 dollars. Le CPT a déclaré que sa mission reste exclusivement axée sur la conduite responsable de la transition politique et la gestion transparente des ressources publiques. Le Conseil a exhorté le public et les médias à rester vigilants contre les campagnes de désinformation. Le démenti représente un positionnement défensif alors que l'examen s'intensifie avec 42 jours restants jusqu'à l'expiration constitutionnelle. Ceci marque la première annonce de mobilisation majeure de l'opposition depuis que le Conseil Electoral a publié le calendrier électoral révisé le jour de Noël. En programmant le sit-in 40 jours avant l'expiration du mandat du 7 février le MORN vise à forcer une crise politique qui soit oblige le CPT à annoncer un cadre d'extension du mandat soit crée une pression de rue qui fait s'effondrer le Conseil avant l'échéance constitutionnelle. Le moment est critique car le CPT doit soit annoncer une auto-extension sans base légale négocier un nouveau cadre transitionnel avec la CARICOM et l'Organisation des États Américains soit expirer le 7 février sans successeur déclenchant une crise constitutionnelle.