2026-02-21
DÉVELOPPEMENT 4: SABOTAGE D'INFRASTRUCTURE ET CRISE DE CONTAMINATION DE
L'EAU
Électricité d'Haïti a confirmé que l'incident d'électrocution à Pétionville -- qui a tué au moins un
civil -- a été causé par un sabotage criminel délibéré d'un câble électrique. Cette détermination
transforme l'incident d'une défaillance de maintenance en un événement sécuritaire avec des
implications directes pour les évaluations de vulnérabilité des infrastructures à travers
Port-au-Prince. Si des acteurs affiliés aux gangs ou des réseaux criminels ciblent délibérément
les infrastructures de services publics, la surface d'attaque du réseau électrique déjà fragile
d'Haïti s'étend au-delà du périmètre contrôlé par les gangs vers des zones nominalement
sécurisées telles que Pétionville.
Le gouvernement a simultanément convoqué un atelier inter-institutionnel sur la crise de
contamination de l'eau potable d'Haïti, avec des évaluations préliminaires indiquant que plus de
92 pour cent de l'eau potable disponible est contaminée. Ce chiffre, s'il est méthodologiquement
solide, représente une urgence humanitaire aux implications multisectorielles : l'eau contaminée
favorise le choléra et d'autres vecteurs de maladies d'origine hydrique, dégrade la résilience
sanitaire des populations dans les camps de déplacés, et impose des coûts supplémentaires
aux chaînes logistiques humanitaires déjà soumises à tension par le volume des déplacements.
La combinaison d'un sabotage délibéré des infrastructures et d'une contamination systémique
de l'eau crée un risque opérationnel composé pour les acteurs humanitaires et les entreprises.
Les générateurs dépendants des chaînes d'approvisionnement en carburant déjà vulnérables
aux perturbations des gangs font désormais face à une menace supplémentaire de sabotage du
réseau électrique. Les entreprises et les ONG qui dépendent de l'accès à l'eau municipale font
face à une exposition à la contamination nécessitant un investissement systématique dans la
filtration.