2026-02-18
DÉVELOPPEMENT 2: Le RNDDH Dénonce Quatre Avis de Recherche du DCPJ comme Absurdes, Illégaux et
Arbitraires
Le Réseau National de Défense des Droits Humains a publié le 17 février une dénonciation détaillée de quatre
avis de recherche émis par la Direction Centrale de la Police Judiciaire, les qualifiant d'absurdes, illégaux et
arbitraires. Les avis visent l'ancien Député Arnel Belizaire, un allié connu de Viv Ansanm ; l'ancien Président du
Conseil Municipal de Port-au-Prince Ralph Youri Chevry ; l'ancien Directeur de la Douane de Port-au-Prince
Édouard Julcène ; et Smith Joseph, un membre du cabinet de l'ancien Conseiller du CPT Fritz Alphonse Jean.
Les charges portées dans les quatre avis comprennent le financement du terrorisme, la conspiration contre la
sécurité de l'État, le blanchiment d'argent, le trafic illicite d'armes à feu et l'association de malfaiteurs.
La constatation la plus accablante du RNDDH concerne l'avis visant Belizaire, que l'organisation a qualifié de
farce. Belizaire est documenté comme un ami personnel proche du Directeur du DCPJ Justin Marc et a eu un
accès sans restriction au siège du DCPJ depuis le 22 septembre 2025. Émettre un avis de recherche contre un
individu qui entre régulièrement dans les propres locaux de l'institution est procéduralement incohérent et
constitue, selon le RNDDH, une preuve d'instrumentalisation politique plutôt que d'une application légitime de la
loi. Aucun des quatre individus n'a été convoqué par le DCPJ avant l'émission des avis, une violation des
principes fondamentaux de la procédure régulière en droit haïtien.
La géométrie politique des quatre cibles est analytiquement significative. Chevry a récemment été destitué de
ses fonctions de maire de Port-au-Prince et remplacé par le nommé de Fils-Aimé, Yves Andrel Salomon.
L'association de Smith Joseph avec Fritz Alphonse Jean -- un ancien membre du CPT sanctionné -- relie les avis
au réalignement politique post-7 février. Le RNDDH a explicitement averti que l'utilisation de la police judiciaire
comme instrument politique constitue une violation flagrante des principes de l'État de droit démocratique et a
recommandé la suspension de tous les quatre avis dans l'attente d'un examen juridique.
February 18, 2026
Pour le gouvernement Fils-Aimé, ce développement survient au pire moment possible. L'administration
demande à la population haïtienne et aux partenaires internationaux de faire confiance à sa gouvernance
sécuritaire comme fondement de la préparation électorale. Une dénonciation par le RNDDH du DCPJ
comme étant politiquement capturé -- avec la documentation qu'une cible avait librement accès au siège
du DCPJ pendant des mois -- compromet directement cette prétention à la crédibilité. Le gouvernement
n'a émis aucune réponse publique aux conclusions du RNDDH à la clôture de la période de reporting.