2026-02-16
DÉVELOPPEMENT 3
Le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé continue de gouverner comme autorité exécutive unique
d'Haïti dans son neuvième jour depuis que le Conseil Présidentiel de Transition s'est dissous le 7
février. Alors qu'aucun nouveau décret ou conférence de presse n'a été rapporté dans la fenêtre du
15 au 16 février spécifiquement en raison des bureaux gouvernementaux fermés pour la période de
vacances du Carnaval, les actions de gouvernance récentes démontrent une consolidation
systématique du pouvoir exécutif aux niveaux national et municipal. Le Conseil des Ministres a
adopté un décret plaçant formellement le pouvoir exécutif sous son autorité collective, justifié par
l'expiration du mandat du CPT le 7 février.
Le PM Fils-Aimé s'est nommé lui-même Ministre intérimaire de l'Économie et des Finances après
avoir limogé Alfred Metellus, concentrant l'autorité fiscale dans le bureau exécutif. La nouvelle
Commission Municipale de Port-au-Prince a été installée du 12 au 13 février avec Yves Andrel
Salomon comme Maire remplaçant Youri Chevry, aux côtés des adjoints Dorothé Ignace Morel et
Esther Cinéas. Des changements de commission municipale ont également été mis en uvre à
Pétion-Ville avec Géralda Nelson remplaçant Blondibe Beauvert et à Gressier. Ces nominations
représentent la première restructuration majeure de gouvernance municipale sous le cadre
post-CPT.
Laurent Saint-Cyr, dans son discours final comme président du CPT, a dit à Fils-Aimé: "Vous n'avez
pas le droit d'échouer." Cette déclaration a capturé la pression politique confrontant le Premier
Ministre. Le Center for Strategic and International Studies évalue Fils-Aimé comme politiquement
exposé en raison de la bataille sur sa succession. Aucun consensus n'a émergé sur un cadre de
gouvernance successeur parmi les 200 partis politiques d'Haïti. Le journaliste éminent Roberson
Alphonse a averti que sans dialogue politique, Fils-Aimé risque le même sort qu'Ariel Henry, qui a
été forcé de démissionner en 2024, décrivant le Premier Ministre comme étant sans amortisseur
contre les forces politiques qui envient sa position.
La consolidation de gouvernance se produit alors que le calendrier électoral du CEP reste inchangé
February 16, 2026
avec la période de campagne commençant le 19 mai 2026, juste un mois après les arrivées initiales
de troupes GSF attendues en avril 2026. Les élections présidentielles et législatives du premier tour
sont programmées pour le 30 août 2026, avec l'investiture du nouveau président fixée pour le 7
février 2027, exactement un an après l'expiration du mandat du CPT. Les institutions américaines
clés incluant IFES, NDI et IRI semblent jouer peu ou pas de rôle dans la préparation électorale, avec
les coupes de l'administration Trump réduisant les budgets d'assistance à la démocratie. La période
de campagne commencerait avant que les forces de la GSF aient lancé des opérations anti-gangs
majeures, soulevant des questions sur l'accès électoral dans les zones contrôlées par les gangs.