2026-02-14
DÉVELOPPEMENT 2: IMPASSE DU DIALOGUE POLITIQUE MALGRÉ LES SIGNAUX DE
NORMALISATION GOUVERNEMENTALE DE FILS-AIMÉ
Le dialogue politique reste gelé depuis le 7 février contredisant les appels internationaux de
l'OEA, la BINUH, la France et le Canada pour une consultation inter-haïtienne inclusive malgré la
démonstration par le PM Fils-Aimé de sa capacité exécutive à travers les premières nominations
municipales sous autorité unique. Le Nouvelliste a rapporté que le paysage politique haïtien
apparaît gelé dans l'immobilité avec les propositions de sorties de crise repoussées à
l'arrière-plan tandis que le Ministre de l'Intérieur Paul Antoine Bien-Aimé a présidé l'installation de
la nouvelle Commission Municipale de Port-au-Prince nommée par décret du 7 février. L'ancien
Ministre de la Justice Michel Brunache a fourni une analyse du cadre juridique déclarant que ce
n'est pas le moment pour le partage du gâteau tout en exposant la base juridique pour la
continuité exécutive sous le Conseil des ministres signalant le soutien juridique de
l'établissement.
L'installation de la commission municipale représente un signal de gouvernance significatif
comme premières nouvelles nominations locales sous l'autorité exécutive unique de Fils-Aimé
démontrant la capacité d'exercer des pouvoirs de gouvernance municipale sans les contraintes
February 14, 2026
de prise de décision collective du CPT. L'éditorial de première page du Nouvelliste a noté que le
PM Fils-Aimé a maintenant pleins pouvoirs et un soutien américain massif faisant face à des
choix à effet de test signalant les attentes des élites pour des livrables de gouvernance concrets
au-delà des opérations du domaine de sécurité. Le mécanisme de nomination par décret établit
un précédent pour l'action exécutive unilatérale sur les structures de gouvernance
sous-nationales s'étendant potentiellement à d'autres juridictions municipales.
Le gel du dialogue crée une déconnexion préoccupante entre la messagerie de la communauté
internationale mettant l'accent sur le processus politique inclusif et la réalité au niveau du terrain
où aucun mécanisme de consultation visible n'opère. L'annonce de l'ULCC d'enquêter sur les
anciens conseillers du CPT au-delà des déclarations de patrimoine avec un délai de 30 jours
ajoute une pression de responsabilité mais ne substitue pas à la construction de consensus
politique tourné vers l'avenir sur l'exécution du calendrier électoral. Le calendrier publié du CEP
maintient le premier tour du 30 août et le second tour du 6 décembre avec l'inauguration du 7
février 2027 mais conditionne la mise en uvre à la sécurité nécessaire pour le vote à l'échelle
nationale sans mises à jour sur l'état de préparation ou les lacunes de financement.
L'absence de mécanismes de dialogue soulève des questions sur les fondements de légitimité
électorale car le CEP nécessite une adhésion politique large pour les processus d'enregistrement
des candidats commençant par les exigences de conformité de 30 pour cent de candidates
femmes. Sans forums de consultation actifs les acteurs politiques manquent de canaux pour
négocier les différends du cadre électoral créant des risques de boycotts en gros ou de
revendications de légitimité contestée indépendamment de la qualité d'exécution technique.