2026-02-14
DÉVELOPPEMENT 1: L'ESCALADE DES INCENDIES DE GANGS À KENSCOFF MENACE LE
CORRIDOR LOGISTIQUE CRITIQUE VERS LE SUD
Les gangs de la coalition Viv Ansanm ont incendié plusieurs maisons de fermiers à Kenscoff le 13
février marquant la septième phase d'attaque majeure depuis le 27 janvier 2025 ciblant la seule
route viable reliant Port-au-Prince à Jacmel et aux départements du sud. Télé Haïti et Pacific ont
confirmé que les malfrats ont mené des opérations d'incendie coordonnées contre les
communautés agricoles tout en maintenant des points de contrôle à Kajak contrôlant la route
réhabilitée de Kenscoff. La campagne soutenue fait suite à une attaque du 30 janvier 2026 tuant
au moins dix personnes incluant trois membres de patrouilles communautaires et un nourrisson
de trois mois démontrant une violence croissante contre les populations civiles.
Le corridor de Kenscoff représente une infrastructure stratégique critique car le contrôle des
gangs sur les Routes Nationales 1, 2 et 3 laisse cette route de montagne comme l'alternative
principale pour les organisations humanitaires et les opérateurs commerciaux accédant aux
February 14, 2026
départements du Sud et du Sud-Est. Les gangs Grand Ravine, Ti Bois, Village de Dieu et 400
Mawozo ont systématiquement ciblé ce corridor tuant des centaines et déplaçant des milliers tout
en établissant des mécanismes de contrôle territorial. L'attaque du 13 février a spécifiquement
ciblé les fermiers suggérant des tactiques de guerre économique visant la perturbation de la
sécurité alimentaire au-delà des objectifs purs d'acquisition territoriale.
L'IRC rapporte un financement humanitaire à seulement 3,4 pour cent des besoins tandis que 1,4
million de personnes restent déplacées dont plus de la moitié sont des enfants nécessitant un
accès aux départements du sud pour la distribution de l'aide. Le Programme Alimentaire Mondial
estime que la moitié de la population fait face à une faim de niveau critique rendant la
fonctionnalité de la route de Kenscoff essentielle pour les opérations de prévention de la famine.
Le système de points de contrôle des gangs à Kajak permet la génération de revenus d'extorsion
tout en contrôlant le mouvement des biens et des fournitures humanitaires créant des effets
composés sur des conditions d'insécurité alimentaire déjà sévères.
Les implications opérationnelles s'étendent au-delà des préoccupations de sécurité immédiate
car les entreprises maintenant des opérations dans le sud d'Haïti font face à une perturbation de
la chaîne logistique nécessitant soit un transport aérien à des coûts prohibitifs soit l'acceptation
de la taxation des gangs à travers les systèmes de points de contrôle. Le ciblage des fermiers
spécifiquement signale l'intention des gangs de contrôler les réseaux de production et de
distribution agricoles plutôt qu'une simple dominance territoriale créant des scénarios d'armement
alimentaire.