2026-02-09
DÉVELOPPEMENT 4
La France a publié une approbation formelle de la transition post-CPT d'Haïti le 9 février 2026
devenant la deuxième grande puissance occidentale après les États-Unis à reconnaître l'autorité
du Premier ministre Fils-Aimé. La déclaration du Ministère français des Affaires étrangères a
reconnu la fin du mandat du CPT conformément à l'accord politique du 3 avril 2024 et a salué le
transfert ordonné du pouvoir exécutif par Laurent Saint-Cyr au Conseil des Ministres. La France a
encouragé le gouvernement à augmenter les capacités de la PNH et des FAd'H et à intensifier les
opérations anti-gangs notamment en mobilisant l'appareil judiciaire haïtien. La déclaration a
promis un soutien continu aux forces de sécurité haïtiennes et au déploiement de la Force de
sécurité mondiale en vertu de la RCSNU 2793.
L'approbation arrive alors que les calendriers de déploiement de la GSF se cristallisent. Le
Représentant spécial Jack Christofides assume son poste en Haïti en février 2026 avec les
premiers contingents de la GSF attendus en avril 2026 et l'achèvement du déploiement complet
d'ici octobre 2026. La force maintient un plafond de personnel autorisé de 5 550 avec un
financement initial d'un an approuvé par le Groupe permanent de partenaires. Un écart de
capacité critique existe entre le retrait de la MSS du Kenya annoncé le 7 février et la pleine
capacité opérationnelle de la GSF en octobre créant une fenêtre de vulnérabilité de six à huit
mois pendant laquelle la capacité de sécurité sera en transition.
February 09, 2026
L'accélération des opérations de déportation américaines aggrave les pressions humanitaires.
Les États-Unis ont rapatrié 132 Haïtiens à Cap-Haïtien le 5 février suivis de 136 expulsés
supplémentaires le 7 février y compris des détenteurs de TPS et de cartes vertes avec enfants.
Le TPS d'Haïti a été résilié avec effet au 3 février 2026 plaçant plus de 350 000 ressortissants
haïtiens à risque malgré l'avis actif de niveau 4 Ne pas voyager du Département d'État. La
Secrétaire du DHS Noem a conclu qu'Haïti ne répond plus aux exigences statutaires pour le TPS.
Les expulsés arrivent dans un pays où 90 pour cent de la capitale reste sous contrôle des gangs
5,7 millions sont confrontés à l'insécurité alimentaire et 1,4 million sont déplacés internes.