2026-02-09
DÉVELOPPEMENT 2
Les États-Unis ont autorisé le financement militaire pour les Forces Armées d'Haïti pour la
première fois depuis les années 1990 marquant un changement historique dans la coopération
de sécurité. L'autorisation du Congrès est venue par le H.R. 7148 la loi de crédits consolidés pour
l'année fiscale 2026 signée par le Président Trump le 3 février 2026. La législation prévoit jusqu'à
5 millions de dollars via le Programme de financement militaire étranger et les Opérations de
maintien de la paix pour l'achat d'équipements et de services de défense pour les Gardes-côtes
haïtiens en vertu de la Loi sur le contrôle des exportations d'armes plus une assistance non létale
et un soutien opérationnel pour les FAd'H sous réserve de consultation du Congrès.
Le Ministre de la Défense Jean-Michel Moïse a décrit le financement comme ouvrant la voie à un
partenariat militaire durable notant que les FAd'H n'avaient jamais auparavant reçu d'aide militaire
américaine. Les attachés de défense de l'Ambassade américaine ont récemment rencontré Moïse
pour consolider les efforts conjoints. L'autorisation de financement coïncide avec les
avertissements des Gardes-côtes américains selon lesquels les ports haïtiens ne respectent pas
February 09, 2026
les normes du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires avec
un calendrier de conformité d'inspection de 90 jours imposé en novembre 2025 créant des
sanctions potentielles sur les opérations portuaires d'ici environ février-mars 2026.
Le financement militaire s'accompagne d'une présence navale américaine continue dans le cadre
de l'Opération Southern Spear avec trois navires de guerre déployés dans la Baie de
Port-au-Prince. L'USS Stockdale un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke plus les
cutters des Gardes-côtes Stone et Diligence restent en position. Defense One a confirmé que les
navires sont arrivés dans le cadre de l'Opération Southern Spear et leurs images ont largement
circulé sur les médias sociaux le 3 février provoquant une réaction généralisée. Les États-Unis
ont mené 37 frappes mortelles sur des bateaux présumés de trafic de drogue dans les eaux des
Caraïbes et du Pacifique Est depuis le début de l'opération. L'analyste du Groupe de crise
international Diego Da Rin a évalué que la présence navale fournit la dernière preuve de la
volonté de Washington d'utiliser la menace de la force pour façonner la politique dans
l'hémisphère occidental.