2026-02-05

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 4

Aucun incident de sécurité majeur ne s'est produit au cours des dernières 24 heures représentant un calme relatif continu depuis l'alerte de l'Ambassade américaine du 31 janvier. Les récentes opérations de la Police Nationale d'Haïti à Croix-des-Bouquets le 1er février ont neutralisé trois individus armés et saisi des armes automatiques tandis que les opérations du 31 janvier ont tué huit membres de gangs. Le Ministre de la Justice Pélissier a déclaré le 20 janvier que de grandes sections du centre administratif de Port-au-Prince sont passées de zones rouges à zones oranges suite aux opérations sécurisant l'intersection de l'aéroport Delmas 19 et Nazon. Les gangs armés continuent de contrôler environ 90 pour cent de Port-au-Prince malgré ces gains tactiques. Le déploiement de la Force de Suppression des Gangs reste à 950-1000 personnels principalement des forces kényanes contre une force autorisée de 5550 avec un déploiement complet attendu d'ici l'été ou l'automne 2026. Le Bureau d'Appui des Nations Unies progresse vers sa date limite opérationnelle du 1er avril mais l'évaluation de Chatham House renforce que la GSF seule est insuffisante sans réformes structurelles. Le taux de change reste stable à 131,00 HTG par USD avec une dépréciation mensuelle de 0,10 pour cent et une dépréciation sur 12 mois de 0,62 pour cent. Aucune alerte de dévaluation significative n'a été déclenchée. Le renouvellement du programme textile HOPE-HELP a été adopté par la Chambre américaine le 11 janvier et attend l'action du Sénat avec le soutien de l'Association des Industries mais aucun mouvement du Sénat détecté au cours des dernières 24 heures. Les conditions humanitaires restent sévères avec 1,5 million de personnes déplacées par la violence des gangs une insécurité alimentaire massive et un appel humanitaire de 880 millions de dollars pour 2026 ciblant 4,2 millions de personnes. L'interdiction de la FAA sur les transporteurs américains reste en vigueur jusqu'au 7 mars et l'installation hydroélectrique de Péligre reste hors ligne. Ces contraintes limitent le potentiel de reprise économique même dans les scénarios où les opérations de sécurité produisent des gains territoriaux.