RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Le calendrier révisé du CEP du 29 octobre fixe au 18 juillet 2027 la nouvelle date du premier tour, mais les
conditions structurelles rendent même ce calendrier précaire. Avec seulement environ 889 000 Haïtiens
nouvellement inscrits sur un total estimé à six millions d'électeurs éligibles, le fichier électoral couvre environ
quinze pour cent de la population éligible un déficit de légitimité démocratique qu'aucune décision calendaire
institutionnelle ne peut dissimuler. Le contrôle des gangs sur jusqu'à quatre-vingt-dix pour cent de Port-au-Prince
continue de bloquer l'inscription des électeurs dans le département le plus peuplé ; seize candidats à la
présidentielle se sont inscrits, mais les litiges d'éligibilité liés aux sanctions demeurent non résolus et le CEP n'a
annoncé aucun mécanisme formel de vérification. L'élément d'analyse essentiel pour les parties prenantes : la
publication de la liste des candidats approuvés du 11 janvier 2027 constitue la première échéance ferme qui
révélera si ce processus possède une cohérence institutionnelle ou s'achemine vers un troisième report.
RÉSUMÉ RAPIDE POUR LES PARTIES PRENANTES
Le CEP a publié un calendrier électoral révisé le 29 octobre 2026 fixant le premier tour des élections
présidentielle et législatives au 18 juillet 2027, et le second tour, combiné aux élections locales, au 4 octobre
2027. L'inscription des candidats aux postes de président, sénateur et député reste ouverte jusqu'au 15 novembre
2026, et jusqu'au 30 novembre 2026 pour les postes de maire, CASEC et ASEC. Michel Martelly s'est inscrit
comme candidat à la présidentielle le 16 octobre 2026, suscitant une attention immédiate sur les plans national et
international, et reconfigurant les calculs des coalitions d'opposition. Pour les postes inférieurs, 68 candidats au
Sénat et plus de 205 candidats à la Chambre des députés se sont inscrits, représentant plus de 300 partis
politiques dans un champ extrêmement fragmenté. L'élément à surveiller désormais est la direction institutionnelle
du CEP : la question de savoir s'il publiera un protocole crédible de vérification des candidats par rapport aux
listes de sanctions internationales avant le 11 janvier 2027 déterminera le soutien financier et politique
international en faveur du processus. Le risque central pour la tenue du scrutin est l'environnement sécuritaire : le
contrôle territorial des gangs à Port-au-Prince et leur influence croissante dans les départements de l'Artibonite et
du Centre empêcheront la tenue d'élections logistiquement viables, à moins que la Force de suppression des
gangs et la présence de troupes salvadoriennes ne produisent des changements mesurables au cours des quatre
à six prochains mois.
DÉVELOPPEMENT 1 : CALENDRIER ÉLECTORAL, CEP ET FAISABILITÉ
Le calendrier électoral d'Haïti s'est effondré et a été reconstruit trois fois depuis fin 2025. Le CEP a initialement
proposé une date de premier tour au 30 août 2026, soumise au gouvernement en novembre 2025. Un calendrier
révisé publié le 23 juillet 2026 a déplacé le premier tour au 13 décembre 2026, avec un second tour le 21 février
2027. Les 6 et 7 octobre 2026, le CEP a émis un décret reportant formellement la date du 13 décembre sine die,
invoquant ce qu'il a décrit comme des conditions sécuritaires insurmontables et des retards logistiques. Les 28 et
29 octobre 2026, le CEP a publié un calendrier révisé supplémentaire établissant le 18 juillet 2027 comme date
du premier tour pour les élections présidentielle et législatives, le 4 octobre 2027 comme date du second tour
combiné aux élections des autorités locales dans les 146 communes d'Haïti, et le 23 octobre 2027 comme date
de publication des résultats certifiés définitifs. Dans le cadre du calendrier révisé, l'inscription des électeurs a été
prolongée jusqu'au 20 mai 2027. Le décret du 6 octobre a également amendé les décrets antérieurs émis le 2 juin
et le 2 juillet 2026, et a prolongé l'inscription des candidats, qui reste ouverte jusqu'au 15 novembre 2026 pour les
candidats aux postes de président, sénateur et député, et jusqu'au 30 novembre 2026 pour les postes de maire,
CASEC et ASEC. Les rapports mentionnant une date limite d'inscription au 31 octobre 2026 reflètent l'ancien
calendrier et ne sont plus en vigueur. Sources : Le National (numéros 8193, 8494, 8588) ; Le Nouvelliste (270025,
272950) ; calendrier officiel du CEP Haïti ; Haitian Times (29 octobre 2026).
November 04, 2026
Le nombre de sièges en jeu dans le cadre du tour de juillet 2027 comprend l'ensemble des 30 sièges du Sénat
trois par chacun des dix départements d'Haïti tels qu'ils figurent sur le tableau de bord d'inscription du CEP et
l'ensemble des 119 sièges de la Chambre des députés. Haïti fonctionne sans législature opérationnelle depuis
janvier 2020, date à laquelle les mandats des deux tiers des sénateurs ont expiré sans que des élections de
remplacement n'aient été organisées. Ce vide parlementaire de six ans constitue la toile de fond institutionnelle
dans laquelle s'inscrit l'actuelle procédure d'inscription législative. Le pouvoir exécutif est actuellement détenu par
le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a pris ses fonctions lorsque le Conseil présidentiel de transition a
formellement été dissous et a transféré le pouvoir le 7 février 2026. Le Premier ministre Fils-Aimé s'est inscrit pour
voter le 4 août 2026, selon le Haitian Times. Un arrêté du 7 février 2026 a nommé une commission de gestion
intérimaire Yves Andrel Salomon, Dorothé Ignace Morel et Esther Cinéas pour administrer la municipalité de
Port-au-Prince dans l'attente des élections. Haïti fonctionne actuellement sans président élu, sans parlement élu
et sans conseil de transition opérationnel, gouvernée par décret à tous les niveaux. Sources : Le Monde (7 février
2026) ; France Diplomatie ; Gazette Haïti.
L'inscription des électeurs est l'échec de faisabilité le plus concrètement documenté. Le CEP a lancé l'inscription
le 20 juillet 2026 dans neuf des dix départements, en excluant explicitement l'Ouest le département le plus
peuplé d'Haïti en raison des conditions sécuritaires. L'inscription dans l'Ouest a débuté le 30 juillet 2026, dix jours
plus tard. L'inscription était prévue pour se terminer le 13 octobre 2026 selon le calendrier initial. À la mi-octobre,
environ 889 797 Haïtiens s'étaient nouvellement inscrits. La base de données de l'ONI compte environ 6,5
millions d'Haïtiens, dont 5,8 millions détiennent des cartes nationales d'identité valides, condition préalable à
l'inscription. L'enrôlement d'environ 889 000 personnes sur une base éligible d'environ six millions représente une
couverture d'environ quinze pour cent un chiffre que le CEP n'a pas publiquement reconnu comme un déficit de
légitimité. Dans le cadre du calendrier révisé, l'inscription des électeurs a été prolongée jusqu'au 20 mai 2027,
offrant huit mois supplémentaires. Sources : Haiti Policy House Election Tracker ; Le Nouvelliste (270025) ;
pamelection.org ; site officiel du CEP Haïti. Les centres d'inscription demeurent absents des zones contrôlées par
les gangs ; la profondeur de la couverture dans l'Ouest et dans les communes de l'Artibonite sous contrôle des
gangs n'est pas vérifiée à la date de ce rapport.
Un référendum constitutionnel sur une constitution révisée est inclus dans le dispositif électoral, ajoutant une
complexité procédurale et un point de friction potentiel sur la légitimité. Les acteurs politiques qui rejettent le
processus de révision constitutionnelle pourraient utiliser le référendum comme prétexte pour contester la
crédibilité de l'ensemble de l'exercice électoral. Cette dimension n'a pas été pleinement traitée dans les
communiqués publics du CEP examinés pour ce rapport. Sources : mémo de transfert de renseignements de
recherche ; Haiti Policy House Election Tracker.
CONTEXTE HISTORIQUE
La dissolution parlementaire de janvier 2015 en Haïti, qui a conduit Michel Martelly à gouverner par décret
jusqu'au gouvernement de transition de février 2016, a établi le modèle de gouvernance exécutive par décret
comblant les vides législatifs, modèle qui s'est répété continuellement depuis janvier 2020. L'élection
présidentielle du premier tour du 25 octobre 2015 a produit des allégations de fraude, une annulation et un long
cycle de reprise plutôt qu'un transfert de pouvoir ordonné le précédent direct illustrant la manière dont un premier
tour de 2027 contesté ou logistiquement déficient est susceptible de se développer. Le cycle de fraude et
d'annulation de 2015 a duré plus d'un an et a nécessité une médiation internationale pour être résolu.
POINTS DE DISCUSSION :
La date du premier tour du 18 juillet 2027 est tirée du calendrier révisé du CEP des 28 et 29 octobre 2026, et non
du décret de report du 6 octobre, qui n'a établi que l'annulation sine die de la date du 13 décembre.
November 04, 2026
Un fichier électoral de 889 000 personnes sur une population éligible d'environ six millions représente une
couverture d'environ quinze pour cent et se situe bien en deçà de tout seuil reconnu de représentativité
démocratique.
L'absence d'un mécanisme de vérification des candidats annoncé par le CEP pour les candidats faisant l'objet de
désignations de sanctions internationales constitue le risque procédural le plus immédiat pour le soutien financier
international au processus.
Haïti fonctionne sans parlement élu depuis janvier 2020 et sans président élu depuis l'assassinat de Jovenel
Moïse en juillet 2021 ; les élections de juillet 2027 constitueraient la première tentative de rétablir une
gouvernance élue à quelque niveau que ce soit en sept ans.
La Force de suppression des gangs et la présence de troupes salvadoriennes patrouillant aux abords de
l'aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince au 20 octobre 2026 représentent la première amélioration
sécuritaire vérifiable de l'extérieur, mais les évaluations indépendantes de fin octobre 2026 continuent de placer
l'influence des gangs à jusqu'à quatre-vingt-dix pour cent de Port-au-Prince.
Le référendum constitutionnel groupé introduit une variable de légitimité qui pourrait être instrumentalisée par des
acteurs politiques opposés soit au texte constitutionnel soit au cadre de gouvernance transitionnelle.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les missions fournissant une assistance technique électorale devraient réviser leurs calendriers de
programmation pour traiter le 18 juillet 2027 comme hypothèse de travail, tout en intégrant une marge de
contingence de quatre-vingt-dix jours pour un éventuel troisième report.
Les ambassades et missions multilatérales devraient demander formellement au CEP, avant le 30 novembre
2026, une explication écrite de son protocole de vérification des candidats par rapport aux listes de sanctions de
l'OFAC, du Canada et du Royaume-Uni, et devraient indiquer que la publication de la liste des candidats
approuvés du 11 janvier 2027 constitue le premier test crédible d'intégrité institutionnelle.
La programmation de soutien à l'inscription des électeurs devrait être immédiatement renforcée ; un seuil de deux
à trois millions d'électeurs inscrits d'ici février 2027 devrait être établi comme référence minimale de légitimité pour
évaluer si la date de juillet 2027 est viable.
Les journalistes et chercheurs devraient distinguer soigneusement entre le décret de report du 6 octobre 2026 et
le calendrier révisé des 28 et 29 octobre 2026 lorsqu'ils citent la date du 18 juillet 2027.
Les missions d'observation devraient commencer les évaluations de pré-positionnement logistique pour les
départements de l'Artibonite et du Centre compte tenu de l'expansion documentée des gangs dans ces régions,
qui n'étaient pas auparavant classées comme zones électorales à haut risque.
Les investisseurs et entreprises devraient exclure tout dividende de normalisation électorale avant la mi- ou fin
2027 au plus tôt, et devraient intégrer une période d'incertitude de dix-huit mois dans leurs calendriers de contrats
et de projets.
CONFIANCE
November 04, 2026
Confiance modérée basée sur des rapports institutionnels partiels.
DÉVELOPPEMENT 2 : CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE ET COALITIONS
Seize candidats à la présidentielle s'étaient inscrits sur la plateforme en ligne du CEP à fin octobre 2026, contre
neuf au 24 septembre 2026, selon le Haiti Policy House Election Tracker. L'inscription la plus déterminante de la
période en cours est celle de l'ancien président Michel Martelly le 16 octobre 2026, rapportée par le Haitian
Times. Martelly, qui a gouverné Haïti de 2011 à 2016, est associé au réseau politique PHTK. Son inscription a
immédiatement suscité des commentaires critiques sur son bilan de gouvernance, notamment la dissolution
parlementaire de janvier 2015 qui a laissé Haïti sans législature et les allégations de fraude électorale de 2015 qui
ont produit un cycle de reprise. Aucune affiliation partisane formelle pour la candidature actuelle de Martelly n'a
été confirmée dans les sources examinées. Son inscription a suscité un examen approfondi concernant des
allégations antérieures qui doivent être traitées comme des allégations attribuées à des critiques et à des
opposants, et non comme des faits établis notamment des défaillances de gouvernance et des liens avec des
réseaux politiques ayant fait l'objet de préoccupations internationales. Le Haiti Policy House Election Tracker ne
relève aucune désignation de sanctions identifiée pour Martelly dans les sources examinées, mais cela nécessite
un suivi continu, la procédure de vérification du CEP, si elle est formalisée, constituant la détermination
institutionnelle déterminante. Sources : Haitian Times (16 octobre 2026) ; Haiti Policy House Election Tracker.
Parmi les autres candidats inscrits, Claude Joseph du parti EDE a déclaré une candidature indépendante sans
participation à une coalition, position qu'EDE a déclarée publiquement le 1er août 2026, selon RHINEWS. Joseph
a exercé les fonctions de Premier ministre par intérim à la suite de l'assassinat du président Jovenel Moïse en
juillet 2021, puis de ministre des Affaires étrangères. Sa candidature est globalement positionnée dans le registre
technocratique-nationaliste, s'appuyant sur son exposition internationale durant la période de crise post-Moïse. Le
rejet par EDE de toute participation à une coalition reflète un calcul stratégique selon lequel le champ fragmenté
récompense la différenciation de marque, mais l'analyse suggère que les candidatures indépendantes dans un
champ de seize candidats présentent un risque d'attrition significatif au premier tour en l'absence d'amplification
par une coalition. Sources : RHINEWS (1er août 2026).
Gandhy Dorfeuille est inscrit sous Ansanm Nou Fò. Aucun détail supplémentaire sur la base géographique, la
lignée politique ou les fonctions publiques antérieures de Dorfeuille n'a été confirmé dans les sources examinées ;
cette candidature nécessite une vérification complémentaire avant qu'une évaluation substantielle puisse être
proposée. Deus Deronneth est inscrit sous Les Démocrates Visionnaires pour la Nouvelle Haïti (DVNH). De
même, Daniest Adrien est inscrit sous le Parti de la Restauration et du Changement (PRC). Ni la base
géographique, ni le bilan électoral antérieur, ni la position de coalition de Deronneth ou d'Adrien n'ont été
confirmés dans les sources examinées. Sources : Haiti Policy House Election Tracker ; KARIBINFO (31 octobre
2026).
RASANBLE, désormais dirigé par le Dr Franche Lawson à la suite de changements de direction internes, a deux
fois publiquement démenti des rumeurs d'alliance le 12 août et le 29 août 2026 selon Vantbef Info et Zantray
News. RASANBLE se positionne comme une candidature indépendante. Les démentis publics répétés suggèrent
soit des préoccupations de discipline interne au sein du parti, soit une pression de coalition externe à laquelle la
direction de RASANBLE résiste. L'importance de RASANBLE dans le champ actuel réside dans sa capacité
potentielle à attirer les électeurs de la classe moyenne urbaine et de la société civile qui sont sceptiques à l'égard
du réseau PHTK et de l'opposition établie. Sources : Vantbef Info (12 août 2026) ; Zantray News (29 août 2026).
Moïse Jean-Charles, ancien sénateur de Milot et leader du mouvement Pitit Dessalines, n'a pas été confirmé
comme candidat présidentiel inscrit dans les sources examinées pour ce rapport, et sa candidature doit être
November 04, 2026
décrite comme potentielle et non confirmée. Il a cependant rejeté publiquement les déclarations du Core Group
sur les élections, selon Juno7, signalant un contre-récit souverainiste-nationaliste susceptible de gagner du terrain
si le processus électoral est perçu comme géré internationalement ou imposé de l'extérieur. Moïse Jean-Charles
a historiquement bénéficié d'un soutien dans le département du Nord et parmi les électorats ruraux et de la
classe ouvrière sceptiques à l'égard des transitions gérées par l'élite. Son positionnement qu'il soit à l'intérieur ou
à l'extérieur de la course formelle fonctionnera comme une variable de pression sur l'ensemble du champ.
Sources : Juno7.
La dynamique des coalitions demeure très fluide. Ayiti Transfòme construit activement une structure de coalition
multipartite, absorbant le parti MAPOU lors d'une cérémonie formelle à l'immeuble Exagone, à Pétion-Ville, selon
Vantbef Info. En Avant pour Haïti, un bloc de dix-sept partis, a conclu un protocole d'alliance formel avec
Génération de la Rupture et du Réveil (GRR), avec un accent sur le nord d'Haïti, selon NetAlkole Media. 105
groupements politiques ont reçu des numéros de liste officiels. Avec 300 partis ou plus inscrits et une
consolidation minimale réalisée à ce jour, la probabilité d'un résultat présidentiel décisif au premier tour est faible ;
un second tour entre les deux premiers candidats est le scénario électoral le plus plausible si le processus atteint
juillet 2027. Sources : Vantbef Info ; NetAlkole Media ; YouTube (cérémonie d'attribution des numéros de liste).
CONTEXTE HISTORIQUE
La candidature de Michel Martelly reprend directement son entrée dans le cycle électoral de 2010-2011, lorsqu'il
s'est présenté comme un artiste extérieur au système avec une expérience politique préalable minimale et a
atteint le second tour grâce à une combinaison de charisme personnel, de soutien financier de la diaspora
haïtienne et d'une opposition fragmentée. Sa crise de gouvernance subséquente de 2015 la dissolution
parlementaire, le gouvernement par décret et les allégations de fraude électorale a mis fin à son mandat sans
qu'un successeur n'ait été désigné pendant trois mois. Évaluation d'AYITI INTEL : le retour de Martelly génère une
polarisation structurelle dans le champ qui tend historiquement à consolider l'opposition autour d'un candidat
anti-PHTK plutôt qu'à produire une coalition à large assise.
POINTS DE DISCUSSION :
Seize candidats présidentiels inscrits sans favori dominant et sans consolidation majeure de coalitions à début
novembre 2026 fait du second tour le format électoral quasi certain si le premier tour est organisé.
L'inscription de Michel Martelly est l'unique développement présidentiel le plus déterminant depuis la publication
du calendrier révisé ; elle reconfigure les structures d'incitation des coalitions d'opposition et mettra à l'épreuve
l'indépendance institutionnelle du CEP si des contestations de vérification sont déposées.
Le rejet explicite par EDE de toute participation à une coalition, les démentis répétés d'RASANBLE concernant
des pourparlers d'alliance et le positionnement souverainiste de Moïse Jean-Charles représentent trois stratégies
d'opposition distinctes indépendante, indépendante et potentiellement extra-systémique qui fragmentent
collectivement le vote anti-PHTK.
Aucun candidat n'a encore démontré une organisation nationale crédible sur le terrain capable de mobiliser des
électeurs dans un pays où 85 pour cent des citoyens éligibles ne se sont pas inscrits et où le contrôle des gangs
bloque l'accès au district le plus peuplé.
La fenêtre d'inscription prolongée jusqu'au 15 novembre 2026 pour les candidats présidentiels pourrait amener
des entrants supplémentaires qui reconfigurent le calcul des coalitions avant la publication de la liste approuvée
du 11 janvier 2027.
November 04, 2026
Les litiges d'éligibilité liés aux sanctions, bien que non confirmés comme s'appliquant à un candidat présidentiel
actuellement inscrit, demeurent une variable active qui pourrait disqualifier une figure inscrite ou dissuader une
entrée tardive potentiellement significative.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les ambassades et missions d'observation devraient croiser tous les candidats présidentiels inscrits avec les
listes de sanctions de l'OFAC, du Canada et du Royaume-Uni comme mesure de diligence raisonnable standard
avant la publication de la liste des candidats du 11 janvier 2027.
Les journalistes couvrant le champ présidentiel devraient distinguer entre les candidatures inscrites confirmées,
les candidatures potentielles crédiblement rapportées et les entrées spéculées en attribuant explicitement
chaque catégorie à sa source.
Les missions et observateurs devraient surveiller le positionnement indépendant de RASANBLE et d'EDE : si l'un
ou l'autre fait volte-face et entre dans des négociations de coalition après le 15 novembre 2026, cela signalera un
réalignement significatif du champ.
Les analystes du risque politique devraient modéliser un scénario dans lequel la candidature de Martelly produit
un effort de consolidation anti-PHTK aboutissant à un candidat d'opposition unique avant la liste de janvier 2027
c'est le scénario de coalition le plus déterminant pour les résultats du premier tour.
Les analystes axés sur les investisseurs devraient noter que la fragmentation du champ présidentiel, combinée à
l'absence de tout candidat disposant d'un agenda confirmé de réforme nationale de la sécurité ou de l'économie
soutenu par une machine partisane organisée, réduit la probabilité d'un dividende de gouvernance issu des
élections même dans un scénario électoral optimiste.
Les chercheurs devraient traiter les articles Wikipédia sur les élections générales haïtiennes de 2027 comme une
référence de départ uniquement et non comme une source primaire pour les décisions opérationnelles ; Le
Nouvelliste, Le National et le Haiti Policy House Election Tracker sont des sources primaires de plus haute
fiabilité.
CONFIANCE
Confiance modérée basée sur des rapports institutionnels partiels.
DÉVELOPPEMENT 3 : POSTES INFÉRIEURS, COURSES DANS LES PRINCIPALES VILLES ET ACTEURS DE POUVOIR
Le champ législatif à fin octobre 2026 comprend 68 candidats au Sénat inscrits et plus de 205 candidats à la
Chambre des députés inscrits, selon KARIBINFO. Au 23 septembre 2026, le Haitian Times faisait état de 162
candidats aux postes parlementaires inscrits aux côtés de sept candidats présidentiels à ce stade. L'ensemble
des 30 sièges du Sénat trois par département dans les dix départements d'Haïti est en jeu, comme indiqué sur
le tableau de bord d'inscription du CEP. L'ensemble des 119 sièges de la Chambre des députés sont également
contestés. Aucun sénateur ou député en exercice n'est en poste ; Haïti fonctionne sans législature depuis janvier
2020, ce qui signifie que l'ensemble du pouvoir législatif sera reconstitué à partir de zéro. L'importance de ce fait
structurel pour les courses aux postes inférieurs ne saurait être surestimée : il n'existe aucun avantage lié au
statut de sortant, aucune présidence de commission à défendre et aucun caucus législatif existant autour duquel
November 04, 2026
les campagnes peuvent s'organiser. Chaque siège est effectivement un siège ouvert. Sources : KARIBINFO ;
Haitian Times (23 septembre 2026).
Aucun candidat individuel au Sénat ou à la Chambre des députés n'a été identifié nommément dans les sources
examinées pour ce rapport. Le champ législatif, bien que numériquement substantiel avec 68 candidats au Sénat
et plus de 205 candidats aux postes de député, n'a pas généré le niveau de reportages sourcés avec des noms
de candidats qui permettrait des évaluations individuelles de candidats à ce stade de la période d'inscription.
AYITI INTEL développera le suivi des candidats nommés à mesure que la période d'inscription se clôture et que
le CEP publie les listes de candidats approuvés. Ce qui peut être évalué structurellement, c'est que la
fragmentation du champ politique en 300 partis ou plus produira un environnement législatif extrêmement
compétitif dans lequel les réseaux géographiques et communautaires et non les machines partisanes nationales
constituent la variable organisationnelle déterminante. Sources : KARIBINFO ; Rio Times Online.
Pour les courses à la mairie dans les principales villes, l'inscription des candidats jusqu'à la date limite du 30
novembre 2026 signifie qu'aucune liste confirmée de candidats aux postes de maire n'est encore disponible pour
Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Gonaïves, Les Cayes, Jacmel, Jérémie, Port-de-Paix, Fort-Liberté, Hinche ou
Miragoâne. La course à la mairie de Port-au-Prince est structurellement unique : la ville est actuellement
administrée par la commission intérimaire Yves Andrel Salomon, Dorothé Ignace Morel et Esther Cinéas
nommée par l'arrêté du 7 février 2026 du Premier ministre Fils-Aimé. La position de la commission en tant
qu'administrateurs intérimaires ne se traduit pas nécessairement par un avantage électoral ; la nomination
intérimaire n'était pas un mandat démocratique et pourrait devenir un handicap si la situation sécuritaire de
Port-au-Prince demeure non résolue. Sources : Gazette Haïti ; France Diplomatie.
Les acteurs de pouvoir non-candidats qui façonnent les résultats électoraux méritent attention à ce stade. Le
Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé détient le pouvoir de décret et gouverne sans contrôle élu ; ses décisions
sur le financement du CEP, les déploiements de forces de sécurité et l'engagement diplomatique constituent les
principales variables institutionnelles permettant ou empêchant le calendrier électoral. Les anciens membres du
CPT Smith Augustin, Louis Gérald Gilles, Fritz Alphonse Jean, Edgard Leblanc Fils, Laurent Saint-Cyr,
Emmanuel Vertilair et Leslie Voltaire conservent des réseaux partisans et factionnels qui façonneront les
négociations de coalitions et les listes législatives même sans rôles institutionnels formels. Parmi les
personnalités désignées sur le plan international, Joseph Lambert (ancien président du Sénat, désigné par
l'OFAC, E.O. 14059) et Youri Latortue (ancien sénateur, désigné par l'OFAC, E.O. 14059 pour des activités
présumées liées aux stupéfiants ce sont des allégations attribuées au Trésor américain) conservent des réseaux
politiques dans l'Artibonite et la Grand-Anse respectivement ; les deux désignations sont des allégations et
doivent être présentées comme telles. Fednel Monchery (désigné le 15 octobre 2026 en vertu de GLOMAG) est
une troisième personnalité dont la relation du réseau politique aux courses aux postes inférieurs nécessite un
suivi. Sources : communiqué de presse du Trésor JY1137 (Lambert, Latortue) ; liste SDN de l'OFAC (entrée
Monchery, 15 octobre 2026) ; Blog des sanctions de Baker McKenzie (Canada) ; orientations du gouvernement
britannique sur les sanctions relatives à Haïti.
Le bloc En Avant pour Haïti de dix-sept partis, allié à Génération de la Rupture et du Réveil (GRR), est
explicitement centré sur le nord d'Haïti Cap-Haïtien et les circonscriptions environnantes du département du Nord
ce qui suggère une stratégie organisée de liste aux postes inférieurs dans le Nord qui n'a pas été répliquée par
d'autres blocs dans les sources examinées. L'absorption de MAPOU par Ayiti Transfòme signale une base
organisationnelle à Pétion-Ville et dans la zone métropolitaine. Ces deux structures de coalition représentent les
efforts aux postes inférieurs les mieux organisés identifiés dans les recherches à ce jour. Sources : NetAlkole
Media ; Vantbef Info.
CONTEXTE HISTORIQUE
November 04, 2026
Le vide législatif depuis janvier 2020 a signifié qu'aucun organe élu n'a ratifié de budgets, autorisé de dette
extérieure, confirmé de membres du cabinet ou exercé de contrôle sur les forces de sécurité durant la période
d'expansion des gangs la plus aiguë de l'histoire moderne d'Haïti. Le retour d'un parlement élu en 2027 si le vote
a lieu constituerait la reconstitution institutionnelle la plus déterminante depuis les premières élections
parlementaires de la constitution de 1987. Les élections parlementaires de 2015, le dernier scrutin législatif
effectivement achevé avant la dissolution de 2020, se sont déroulées dans un contexte d'allégations de fraude et
de faible participation, produisant une législature qui manquait elle-même dès le départ d'une pleine légitimité
publique.
POINTS DE DISCUSSION :
Les 30 sièges du Sénat et les 119 sièges de la Chambre des députés sont tous des concours à siège ouvert sans
sortants ; les réseaux organisationnels et géographiques, et non le statut de sortant, déterminent l'avantage
concurrentiel.
L'accent nordique de l'alliance En Avant pour Haïti et GRR et la base métropolitaine de Pétion-Ville d'Ayiti
Transfòme sont les formations organisationnelles aux postes inférieurs les plus concrètement documentées de la
période actuelle ; les stratégies de liste législative de tous les autres partis ne sont pas confirmées.
Joseph Lambert et Youri Latortue, tous deux désignés par l'OFAC en vertu d'allégations d'activités liées aux
stupéfiants, conservent des réseaux politiques dans l'Artibonite et la Grand-Anse susceptibles d'influencer les
résultats aux postes inférieurs même sans participation directe le mécanisme de vérification du CEP déterminera
si des personnes désignées ou leurs mandataires apparaissent sur la liste approuvée des candidats législatifs.
La commission intérimaire de Port-au-Prince nommée par le Premier ministre Fils-Aimé détient l'autorité
municipale sans mandat démocratique ; la transition de la commission intérimaire à un maire élu est
structurellement l'événement de gouvernance locale aux enjeux les plus élevés du cycle électoral de 2027.
Les conditions sécuritaires dans l'Artibonite où l'expansion des gangs au-delà de Port-au-Prince a été
documentée menacent la viabilité des élections législatives et locales spécifiquement dans les départements les
plus susceptibles de produire des courses compétitives en dehors de la capitale.
L'absence de reportages nommant des candidats pour la plupart des courses au Sénat et aux postes de député
dans les médias haïtiens locaux reflète le stade précoce du cycle d'inscription et non une lacune de reportage ;
AYITI INTEL prévoit que cela changera substantiellement après la clôture de l'inscription le 15 novembre.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les missions d'observation et les journalistes devraient déposer des demandes formelles auprès du CEP pour les
listes officielles d'inscription des candidats législatifs dès que la date limite du 15 novembre 2026 sera passée ;
les données nominatives des candidats sont le préalable à l'évaluation au niveau des circonscriptions.
Les missions disposant d'une présence sur le terrain à Cap-Haïtien et dans le département du Nord devraient
surveiller la constitution de la liste de candidats de l'alliance En Avant pour Haïti et GRR, qui est la coalition aux
postes inférieurs la mieux organisée identifiable à l'heure actuelle.
Les analystes couvrant les réseaux d'acteurs de pouvoir devraient cartographier les affiliations partisanes des
anciens membres du CPT et leurs relations avec les décisions de liste législative dans leurs bases
départementales respectives.
November 04, 2026
La vérification par le CEP des candidats au Sénat et aux postes de député par rapport aux listes de sanctions est
au minimum aussi importante que la vérification des candidats présidentiels ; les missions devraient plaider pour
un protocole de vérification cohérent, public et écrit s'appliquant à toutes les catégories de candidats.
Les investisseurs et entreprises opérant dans l'Artibonite devraient surveiller si l'expansion des gangs dans les
communes de ce département atteint le niveau empêchant la formation de comités électoraux locaux un seuil qui
classerait formellement l'Artibonite comme département à risque pour les élections locales d'octobre 2027.
Les journalistes couvrant la course à la mairie de Port-au-Prince devraient établir un contact avec la commission
intérimaire Yves Andrel Salomon, Dorothé Ignace Morel et Esther Cinéas dès maintenant, avant la clôture de
l'inscription des candidats à la mairie le 30 novembre, pour évaluer si les membres de la commission ont
l'intention de rechercher des mandats élus.
CONFIANCE
Faible confiance en raison de rapports limités ou contradictoires.
À SURVEILLER
PROCHAINES 24 À 48 HEURES
Surveiller les annonces officielles du CEP concernant les totaux d'inscription à l'approche de la date limite du 15
novembre 2026 pour les candidats présidentiels, au Sénat et aux postes de député. Guetter toute déclaration de
candidature présidentielle supplémentaire de la part de personnalités politiques importantes, en particulier Moïse
Jean-Charles, dont l'entrée potentielle n'a pas été confirmée mais dont les déclarations publiques sur les
déclarations du Core Group suggèrent un positionnement en vue d'une décision. Surveiller les communiqués du
CEP ou les décrets du Premier ministre Fils-Aimé abordant la question de vérification des sanctions, que la
déclaration canadienne du 31 octobre 2026 a élevée au rang de demande diplomatique active. Guetter tout dépôt
devant les tribunaux ou toute contestation formelle d'éligibilité visant des candidats présidentiels inscrits, en
particulier dans le contexte de l'inscription de Martelly.
CETTE SEMAINE
Suivre si des candidats présidentiels inscrits se retirent ou modifient leur candidature en réponse à l'entrée de
Martelly, alors que le champ se reconfigure autour de la polarisation que sa candidature produit historiquement.
Surveiller les négociations de coalition entre Ayiti Transfòme, En Avant pour Haïti et GRR, EDE et RASANBLE la
période entre maintenant et la clôture de l'inscription présidentielle le 15 novembre constitue la fenêtre de pointe
pour les déclarations d'alliance formelles ou les rejets définitifs. Guetter les premières évaluations opérationnelles
de l'impact des troupes salvadoriennes et de la Force de suppression des gangs sur les conditions sécuritaires de
Port-au-Prince, qui commenceront à indiquer si la variable sécuritaire évolue vers une amélioration ou une
stagnation avant le calendrier de juillet 2027. Suivre l'activité d'inscription des candidats aux postes de maire à
Cap-Haïtien, Gonaïves et Les Cayes les trois principales villes en dehors de la capitale où les conditions
sécuritaires sont les plus susceptibles de permettre une activité organisationnelle précoce.
HORIZON STRATÉGIQUE
La publication de la liste approuvée des candidats présidentiels du 11 janvier 2027 constitue la première
échéance institutionnelle ferme dans le cadre du calendrier révisé du 29 octobre. Tout glissement de cette
échéance au-delà de janvier 2027 constituerait un signal crédible d'échec systémique du processus et
augmenterait la probabilité d'un troisième report. La date limite d'inscription des électeurs du 20 mai 2027 est le
November 04, 2026
deuxième test structurel : un enrôlement substantiellement inférieur à deux à trois millions d'ici février 2027
indiquerait que le fichier électoral ne peut pas soutenir un scrutin de légitimité démocratique. L'examen du Conseil
de sécurité de l'ONU de mars 2027 sur le mandat de la mission de sécurité multinationale six mois après la
prorogation de septembre 2026 déterminera si le soutien sécuritaire international à l'environnement électoral se
poursuit ou commence à s'éroder. La décision du CEP sur la question de l'application des disqualifications
fondées sur les sanctions avant la publication de la liste des candidats du 11 janvier constitue le test d'intégrité
institutionnelle le plus déterminant de la période pré-électorale. Si le CEP produit une liste approuvée crédible,
applique un protocole de vérification transparent, et si l'environnement sécuritaire affiche une amélioration
mesurable au premier trimestre 2027, le premier tour du 18 juillet 2027 demeure réalisable. Si deux de ces trois
conditions font défaut, un troisième report est le résultat le plus probable. Évaluation d'AYITI INTEL : sur la
trajectoire actuelle, la probabilité d'un troisième report est supérieure à la probabilité que la date de juillet 2027 se
maintienne sans nouveau glissement.
SOURCES PRIMAIRES
Le National (numéros 8193, 8494, 8588) développement du calendrier électoral et décrets du CEP
Le Nouvelliste (270025, 272950) données d'inscription des électeurs et rapports institutionnels du CEP
Haitian Times (16 octobre 2026 ; 23 septembre 2026 ; 4 août 2026 ; 29 octobre 2026) inscription des candidats
présidentiels, dossier Martelly, champ législatif, inscription au vote du Premier ministre, calendrier révisé
Haiti Policy House Election Tracker registre des candidats présidentiels et suivi du statut des sanctions
KARIBINFO (31 octobre 2026) nombre de candidats législatifs, aperçu de l'inscription des candidats, déclaration
du Canada sur les sanctions
Juno7 déclarations de Moïse Jean-Charles sur les déclarations du Core Group
Gazette Haïti dissolution du CPT et transition de l'autorité exécutive vers le Premier ministre Fils-Aimé
RHINEWS (1er août 2026) déclaration du parti EDE de rejet de coalition
Vantbef Info (12 août 2026) démenti d'alliance de RASANBLE ; absorption de MAPOU par Ayiti Transfòme
Zantray News (29 août 2026) second démenti d'alliance de RASANBLE
NetAlkole Media protocole d'alliance entre En Avant pour Haïti et GRR
France 24 (29 octobre 2026) évaluation des conditions sécuritaires, contrôle territorial des gangs
RFI (29 octobre 2026) conditions sécuritaires et évaluation de la viabilité électorale
Le Monde (7 février 2026) ; France Diplomatie dissolution du CPT, mandat de Fils-Aimé, commission intérimaire
de Port-au-Prince
Liste SDN de l'OFAC (entrée Monchery, 15 octobre 2026) ; communiqué de presse du Trésor JY1137
(désignations Lambert, Latortue) ; orientations du gouvernement britannique sur les sanctions relatives à Haïti ;
réglementations canadiennes sur les sanctions personnes désignées et paysage des sanctions
November 04, 2026