RÉSUMÉ EXÉCUTIF
La première élection générale d'Haïti en plus d'une décennie est nominalement dans les délais pour le 13
décembre 2026, mais le processus porte un déficit de légitimité structurel qu'aucune étape logistique ne peut
encore résoudre. L'exclusion du département de l'Ouest de l'inscription des électeurs qui abrite environ 34 pour
cent de la population nationale n'est pas un inconvénient temporaire mais une disqualification active et non résolue
du territoire le plus conséquent du pays sur le plan électoral. L'inscription des électeurs se termine le 13 octobre
2026 sans qu'aucune date de reprise ne soit fixée pour la région de la capitale. L'information exploitable pour les
missions et les observateurs est la suivante : la question du seuil de crédibilité doit être tranchée avant octobre et
non après décembre car avaliser un processus qui exclut structurellement un tiers des électeurs admissibles crée
une responsabilité pour les observateurs qui survit à tout résultat de la nuit électorale.
RÉSUMÉ RAPIDE POUR LES PARTIES PRENANTES
Calendrier et statut du CEP : Le vote au premier tour est prévu pour le 13 décembre 2026 à la suite d'un
réaménagement exécutif par rapport à la date initiale du 30 août ; le CEP a publié son calendrier révisé le 27 juillet
2026 et a clôturé l'accréditation des journalistes le 26 août 2026. L'inscription des électeurs se déroule jusqu'au 13
octobre 2026 dans 9 des 10 départements ; l'Ouest demeure exclu.
Principal développement présidentiel : Aucune candidature présidentielle formelle n'a été officiellement soumise au
CEP au 31 août 2026. Le champ des candidats se forme à travers les structures des partis et des coalitions, avec
VIKTWA, Fanmi Lavalas, OPL et AAA parmi les regroupements approuvés les plus scrutés pour des candidats de
niveau présidentiel.
Mouvement notable en bas de liste et dans les grandes villes : La coalition VIKTWA a été lancée publiquement au
Cap-Haïtien le 29 août 2026, revendiquant une adhésion de 52 partis sous la direction de Camille Leblanc une
affirmation nécessitant une vérification indépendante mais constituant potentiellement la plus grande structure de
coalition unique parmi les regroupements approuvés.
Figure clé à surveiller : Youri Latortue, chef d'AAA/Haïti en Action, a publiquement maintenu son intention de
candidature au 21 août 2026 malgré les désignations de sanctions de l'OFAC américain et du Canada. Le CEP ne
s'est pas prononcé sur son admissibilité. Son cas définira si les partenaires internationaux peuvent crédiblement
avaliser le processus.
Risque central pour la tenue du vote : Le contrôle des gangs sur un estimé de 90 pour cent de Port-au-Prince rend
l'inscription des électeurs, l'opération des bureaux de vote et la tabulation des résultats dans la capitale
physiquement impossibles dans les conditions de sécurité actuelles. Sans élections crédibles dans la capitale, il ne
peut y avoir de résultat national crédible.
DÉVELOPPEMENT 1 : CALENDRIER ÉLECTORAL, CEP ET FAISABILITÉ
La date officielle actuelle du premier tour au 13 décembre 2026 reflète la deuxième itération d'un calendrier qui a
déjà glissé une fois. Le CEP a soumis un calendrier initial au gouvernement de transition le 17 novembre 2025,
selon Le Nouvelliste, fixant le 30 août 2026 comme date du premier tour pour les élections présidentielle,
législatives et municipales combinées. Un arrêté du Conseil des ministres du 20 mars 2026 a modifié le mandat du
CEP et prolongé le calendrier. Le Nouvelliste a rapporté l'arrêté de mars 2026 et ses implications calendaires ; le
CEP a publié son calendrier électoral officiel révisé le 27 juillet 2026 sur son site institutionnel. Le Chargé d'affaires
du Canada, Jacob Gateau, a engagé directement la membre du CEP Magalie Georges le 21 avril 2026 pour
discuter de l'ajustement du calendrier et de l'harmonisation du Décret électoral du 2 juin 2026 avec le Pacte pour la
gouvernabilité. Au 26 août 2026, le CEP a clôturé l'accréditation des journalistes et lancé une plateforme
d'enregistrement des candidats des signaux procéduraux de progrès qui sont réels mais insuffisants pour résoudre
les obstacles structurels évoqués ci-dessous.
August 31, 2026
La contrainte la plus significative sur le plan opérationnel pour le calendrier est l'inscription des électeurs. Le CEP a
lancé l'inscription le 20 juillet 2026 dans les chefs-lieux de 9 des 10 départements géographiques, excluant
explicitement le département de l'Ouest en raison de contraintes sécuritaires, tel que rapporté par Le Nouvelliste et
confirmé par le communiqué de lancement du CEP lui-même. L'Ouest comprend l'aire métropolitaine de
Port-au-Prince et environ 34 pour cent de la population nationale d'Haïti. L'inscription se clôture le 13 octobre 2026.
Aucune date de reprise pour l'Ouest n'a été fixée par le CEP au 31 août 2026. Le traqueur électoral de Haiti Policy
House confirme cette exclusion. Un accord OEA-Japon de 3 millions de dollars annoncé en août 2026, rapporté par
le Haitian Times, financera 350 000 Cartes d'Identification Nationale biométriques via l'ONI, mettra à jour les listes
électorales et élargira l'accès à l'identification une intervention véritablement utile qui est néanmoins d'un ordre de
grandeur inférieur à l'ampleur du déficit d'identification. Les données de l'ONI indiquent qu'environ 630 000 citoyens
ne peuvent pas renouveler leur CIN ; l'accord OEA-Japon couvre environ la moitié de ce chiffre.
Les conditions de sécurité définissent ce qui est opérationnellement possible, et l'écart entre les projections
officielles et la réalité sur le terrain est aigu. L'Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée, citée
par le traqueur de Haiti Policy House et l'analyste Romain Le Cour-Grandmaison, estime que les groupes armés
contrôlent jusqu'à 90 pour cent de Port-au-Prince. La Force de suppression des gangs, la mission de sécurité
multinationale dirigée par le Kenya, est opérationnelle mais sous-dotée en ressources. En août 2026, du personnel
sri-lankais de la FSG est arrivé à Gonaïves par voie maritime pour répondre aux menaces dans l'Artibonite ; une
unité navale bangladaise est attendue pour patrouiller dans la baie de Port-au-Prince avec autorité d'inspection des
navires, selon Caribbean National Weekly. Le rapport du Secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité,
document S/2026/574, décrit Haïti comme faisant face à « une insécurité persistante, des besoins humanitaires
aigus et des défis institutionnels aux conséquences dévastatrices. » Les 1,47 million de personnes déplacées à
l'intérieur enregistrées par l'OIM en mai 2026 provenant principalement de la métropole de Port-au-Prince ne
disposent d'aucun mécanisme de participation électorale confirmé à la date de ce rapport.
La légitimité institutionnelle de l'organe qui organise ces élections est elle-même contestée. Le Conseil présidentiel
de transition s'est dissous selon le calendrier prévu le 7 février 2026 après 22 mois, transférant l'autorité exécutive
au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tel que rapporté par RFI et Le Monde. RFI a qualifié la transition de
dominée par « une incertitude totale. » Fils-Aimé gouverne sans mandat électoral. La structure à neuf membres du
CPT, composée de partis politiques et de la société civile dans le cadre d'un accord négocié par la CARICOM, a
expiré sans avoir atteint les conditions préalables en matière de sécurité que ses propres membres avaient
identifiées comme prérequis pour des élections crédibles. L'indépendance du CEP vis-à-vis des pressions
exécutives est donc une question active, et non un fait institutionnel établi.
CONTEXTE HISTORIQUE
Le déficit de légitimité actuel a un modèle direct dans l'histoire récente d'Haïti. Lorsque le parlement a été dissous
en janvier 2015 sous le président Michel Martelly, une gouvernance exécutive sans législature s'est ensuivie, le
président gouvernant par décrets et choisissant de main le conseil électoral censé arbitrer son départ du pouvoir.
Cette même dynamique structurelle exécutif non élu, CEP nommé, élections différées se répète en 2026 avec
Fils-Aimé et le CEP actuel. Le cycle de 2015 a produit un premier tour le 25 octobre 2015 qui a été annulé à la suite
d'allégations de fraude impliquant le Parti Haïtien Tèt Kale de Jovenel Moïse, conduisant à un report, un nouveau
scrutin et un transfert de pouvoir contesté qui ne s'est jamais pleinement stabilisé. Ce cycle de fraude et
d'annulation de 2015 est le précédent institutionnel direct que les observateurs doivent peser lorsqu'ils évaluent si
un premier tour du 13 décembre 2026 produira un résultat stabilisé ou un nouveau cycle de protestations et de
reports.
POINTS DE DISCUSSION :
La clôture de l'inscription le 13 octobre 2026 est le premier test dur de crédibilité : si les chiffres d'inscription
n'atteignent pas un pourcentage défendable de la population admissible notamment en l'absence de toute
inscription dans l'Ouest la date de décembre devient structurellement intenable quelles que soient les
proclamations du CEP.
L'exclusion de l'Ouest n'est pas un écart opérationnel temporaire ; c'est une exclusion structurelle de 34 pour cent
August 31, 2026
de la population nationale de l'acte fondateur de la participation démocratique. Aucune mesure corrective
post-électorale ne restaure ce déficit de légitimité.
L'arrivée du personnel sri-lankais de la FSG à Gonaïves et le déploiement naval bangladais dans la baie de
Port-au-Prince constituent des escalades significatives de la présence de forces mais demeurent insuffisants pour
ouvrir la capitale aux opérations des bureaux de vote dans les conditions actuelles de contrôle territorial des gangs.
L'accord d'identification OEA-Japon est une étape technique positive mais couvre moins de la moitié du déficit de
l'ONI et n'a aucune incidence sur les conditions de sécurité empêchant l'inscription dans l'Ouest.
L'absence de mandat électoral du PM Fils-Aimé, combinée à l'autorité exécutive sur le budget et les conditions
opérationnelles du CEP, crée une dépendance structurelle que les partenaires internationaux devraient évaluer de
manière indépendante.
La population de 1,47 million de personnes déplacées ne dispose d'aucun mécanisme de vote confirmé il s'agit
d'un écart de protection non résolu ayant des implications juridiques et de légitimité pour tout résultat déclaré.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les missions et les délégations d'observateurs devraient établir en interne d'ici le 15 octobre 2026 après la
publication des chiffres d'inscription le seuil de crédibilité minimal pour le déploiement, incluant des critères
explicites sur les exclusions géographiques acceptables.
Les partenaires techniques du CEP et le BINUH devraient immédiatement escalader la question du mécanisme de
vote pour les personnes déplacées auprès de la direction du CEP ; l'absence d'un mécanisme d'ici fin octobre
constitue une privation de fait du droit de vote pour 1,47 million de personnes.
Le Canada, l'OEA et les partenaires de l'UE devraient demander au CEP une évaluation écrite des conditions dans
lesquelles l'inscription dans l'Ouest pourrait reprendre, assortie d'un calendrier précis plutôt que d'accepter le
report à durée indéterminée comme réponse opérationnelle.
Le programme d'identification OEA-Japon devrait être suivi pour son rythme de mise en oeuvre ; les missions
devraient demander des chiffres d'enrôlement mensuels plutôt qu'accepter des projections agrégées.
Les clients investisseurs ne devraient pas modéliser une normalisation sécuritaire post-électorale à Port-au-Prince
avant le deuxième trimestre 2027 au plus tôt, et uniquement sous réserve de gains d'efficacité démontrables de la
FSG dans la capitale qui n'existent pas encore.
Les journalistes couvrant les chiffres d'inscription du CEP en octobre devraient demander des données
désagrégées par département, commune et cohorte d'âge les chiffres agrégés masqueront l'impact proportionnel
de l'exclusion de l'Ouest sur l'électorat admissible.
CONFIANCE
Confiance modérée basée sur des rapports institutionnels partiels.
DÉVELOPPEMENT 2 : CANDIDATS PRÉSIDENTIELS ET COALITIONS
Au 31 août 2026, aucune candidature présidentielle formelle n'a été officiellement soumise à la plateforme
d'enregistrement des candidats du CEP, lancée le 26 août 2026. Le champ présidentiel se forme à travers
l'architecture des regroupements politiques approuvés plutôt qu'à travers des déclarations individuelles, ce qui est
cohérent avec le cadre du Décret électoral du 2 juin 2026 exigeant le parrainage d'un parti ou d'une coalition pour la
candidature. La décision du CEP en vertu de l'article 129 du Décret électoral a déterminé que 17 regroupements
August 31, 2026
politiques représentant un total de 228 partis politiques ont reçu des avis favorables pour participer au cycle
électoral 2026-2027, tel que confirmé par le traqueur électoral de Haiti Policy House et la documentation du CEP.
Un estimé de 105 formations politiques ont reçu des numéros de loterie pour le scrutin de décembre 2026, selon
une diffusion du CEP sur YouTube à la fin août 2026.
L'absence structurellement la plus significative dans les regroupements approuvés est le Parti Haïtien Tèt Kale,
connu sous le nom de PHTK, le parti associé aux anciens présidents Michel Martelly et Jovenel Moïse. Le traqueur
de Haiti Policy House confirme que le PHTK ne figure pas parmi les regroupements politiques approuvés par le
CEP pour le cycle 2026-2027. Le PHTK a gouverné Haïti de 2011 à 2021 et disposait d'un réseau organisé
substantiel dans le Nord, l'Artibonite et des parties du Sud. Son exclusion formelle de la liste approuvée l'écarte
comme véhicule électoral direct, mais selon l'évaluation d'AYITI INTEL, des figures du réseau PHTK pourraient
chercher à présenter des candidats par le biais de regroupements mandataires approuvés. Cette possibilité
constitue un écart de renseignement actif ; le suivi des figures du réseau Martelly dans les listes de candidats une
fois publiées est une tâche de renseignement prioritaire pour les observateurs et les missions.
La coalition la plus proéminente au 31 août 2026 est VIKTWA, dirigée par Camille Leblanc, qui revendique
l'adhésion de 52 partis et a été lancée publiquement au Cap-Haïtien le 29 août 2026, tel que rapporté sur
Instagram. L'affirmation de VIKTWA d'être le plus grand regroupement unique est notable, mais selon l'évaluation
d'AYITI INTEL, l'écart entre l'adhésion prétendue sur le papier et la profondeur organisationnelle fonctionnelle est
un écart de renseignement critique qui n'a pas été corroboré de manière indépendante. Si VIKTWA traduit sa
revendication de coalition en capacité de sièges législatifs et, potentiellement, en un candidat présidentiel viable,
cela dépendra de la cohésion de ses partis constituants tout au long de la période de soumission des candidatures.
Fanmi Lavalas, dirigée par Maryse Narcisse, figure parmi les regroupements approuvés et porte l'orientation
social-démocrate et populiste historiquement associée au mouvement politique de Jean-Bertrand Aristide. Fanmi
Lavalas conserve une base dans les communautés ouvrières urbaines et certaines parties de la diaspora. L'OPL,
l'Organisation du Peuple en Lutte dirigée par l'ancien membre du CPT Edgard Leblanc Fils, adopte un
positionnement social-démocrate et la participation de Leblanc Fils à l'autorité de transition confère à l'OPL une
visibilité institutionnelle à l'approche de la période de campagne.
RASANBLE, dont le nouveau président est identifié comme le Dr Franche Lawson dans des reportages de Zantray
News issus d'un communiqué daté du 12 août 2026 en provenance de Pétion-Ville, a explicitement démenti toutes
les rumeurs de fusion de coalition dans un communiqué daté du 10 août 2026. L'insistance de RASANBLE sur son
indépendance totale, rapportée par Zantray News, constitue un cas notable dans la pression de consolidation que
le cadre de coalition du CEP exerce sur les partis plus petits. Selon l'évaluation d'AYITI INTEL, la posture de
RASANBLE peut refléter un calcul d'indépendance idéologique authentique ou une position de négociation en
amont des discussions de coalition ; un suivi de tout retournement du communiqué du 10 août dans les prochaines
semaines est justifié.
La controverse d'admissibilité la plus conséquente dans le champ présidentiel concerne Youri Latortue, chef d'AAA
(Haïti en Action), qui a publiquement maintenu son intention de candidature au 21 août 2026, selon sa page
Facebook publique. Latortue est désigné par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain et par
le Canada pour financement présumé de gangs liés aux stupéfiants, tel que documenté par globalsanctions.com et
le Trésor américain. Le Décret électoral du 2 juin 2026 interdit les candidats désignés par le Conseil de sécurité de
l'ONU ; cependant, des juristes haïtiens cités dans des reportages de RFI du 6 août 2026 et du Haitian Times du 7
août 2026 confirment que les sanctions unilatérales de l'OFAC américain et du Canada ne disqualifient pas
automatiquement les candidats en vertu du texte du décret. Joseph Lambert se trouve dans une zone grise
juridique similaire. Le CEP n'a pas émis de décisions publiques d'admissibilité individuelles concernant l'une ou
l'autre de ces figures au 31 août 2026.
CONTEXTE HISTORIQUE
Les allégations de fraude au premier tour de 2015 centrées sur Jovenel Moïse et le PHTK et ayant abouti à
l'annulation, un nouveau scrutin et un transfert de pouvoir contesté démontrent que la vulnérabilité la plus durable
du système électoral haïtien n'est pas le vote lui-même mais le cycle de contestation post-résultats. Un processus
August 31, 2026
de 2026 dans lequel des candidats sanctionnés participent, des mandataires du réseau PHTK concourent sous
d'autres bannières et l'Ouest est exclu de l'inscription crée des motifs simultanés multiples pour des contestations
juridiques et politiques post-électorales. Chaque question d'admissibilité non résolue est une arme juridique
pré-positionnée pour tout candidat perdant.
POINTS DE DISCUSSION :
L'absence de candidatures présidentielles formelles au 31 août 2026 est structurellement normale étant donné le
calendrier du CEP, mais la forme du champ deviendra visible dans les semaines suivant l'ouverture de la fenêtre de
soumission des candidatures ; les missions devraient disposer de protocoles de collecte de renseignements prêts.
L'exclusion du PHTK des regroupements approuvés ne retire pas son réseau de la compétition électorale ; elle
redirige ce réseau vers des candidatures mandataires plus difficiles à tracer au sein des partis approuvés.
L'ambiguïté sur l'admissibilité de Latortue n'est pas principalement une question juridique c'est un test politique
pour savoir si le CEP exercera un jugement indépendant sous la pression des partenaires internationaux, ou
subordonnera les décisions d'admissibilité à des considérations politiques.
La revendication de 52 partis de VIKTWA est le chiffre de représentation de coalition unique le plus élevé dans les
regroupements approuvés ; si cette affirmation est confirmée, VIKTWA bénéficierait d'avantages structurels dans
les circonscriptions plurinominales pour les courses au sénat et aux députés, se traduisant potentiellement par un
bloc législatif dominant.
La posture d'indépendance de RASANBLE crée un deuxième niveau de partis plus petits pouvant résister à la
consolidation ; le nombre de candidatures indépendantes compétitives affectera si un candidat présidentiel obtient
des majorités au premier tour en décembre.
La diaspora ne dispose d'aucun mécanisme de vote confirmé, retirant de l'électorat formel une population dont les
transferts de fonds soutiennent la résilience des ménages pendant la période électorale et dont le financement
politique des candidats demeure un écart de conformité non suivi.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
Les missions devraient charger leurs sections politiques de suivre les soumissions de candidatures à la plateforme
du CEP dès maintenant ; la première vague de soumissions cartographiera le champ présidentiel et législatif réel.
Les missions d'observation devraient développer, d'ici le 15 octobre, un cadre d'évaluation d'admissibilité
indépendant pour les candidats sanctionnés, afin que les décisions du CEP lorsqu'elles viendront puissent être
évaluées par rapport à un standard de crédibilité préétabli plutôt qu'évaluées de manière réactive.
Les journalistes devraient déposer des demandes d'information auprès du CEP pour le texte de toute décision
d'admissibilité individuelle concernant Latortue et Lambert, et devraient chercher des réponses directes consignées
par écrit de la part des représentants juridiques des deux figures.
Les organes de surveillance anti-corruption et les équipes de conformité axées sur la diaspora devraient
commencer à cartographier les flux de financement politique des communautés haïtiennes-américaines en Floride,
en Géorgie et en Pennsylvanie vers les structures de coalition approuvées, étant donné l'absence de tout cadre de
divulgation publique pour le financement des candidats.
Les missions de la CARICOM et de l'OEA devraient communiquer en privé au CEP que la question d'admissibilité
de Latortue, laissée non résolue, limitera leur capacité à avaliser publiquement le processus rendant une décision
opérationnellement nécessaire pour la légitimité internationale, et non optionnelle.
Les cellules de renseignement suivant l'activité du réseau PHTK devraient croiser les listes de candidats publiées
avec les figures connues de l'ère Martelly une fois que le CEP aura publié les enregistrements formels de
August 31, 2026
candidatures.
CONFIANCE
Confiance modérée basée sur des rapports institutionnels partiels.
DÉVELOPPEMENT 3 : BAS DE LISTE, COURSES DANS LES GRANDES VILLES ET ACTEURS INFLUENTS
Le cycle électoral de 2026 est simultané : les élections présidentielle, sénatoriale, pour les députés et municipales
sont prévues ensemble pour le 13 décembre 2026 dans le cadre du calendrier consolidé publié par le CEP le 27
juillet 2026. Aucune candidature formelle n'a été soumise à la plateforme du CEP, lancée le 26 août 2026, à la date
de ce rapport. Cependant, les structures de coalition et de parti approuvées en vertu de l'article 129 du Décret
électoral fournissent le cadre organisationnel au sein duquel les courses en bas de liste seront disputées, et
plusieurs acteurs influents et figures non candidates façonnent déjà matériellement les résultats.
La dimension législative du cycle 2026 est structurellement importante d'une manière qui a été sous-évaluée dans
les commentaires publics axés sur la course présidentielle. Haïti fonctionne sans parlement en exercice depuis
janvier 2020, lorsque les mandats de tous les députés et des deux tiers du sénat ont expiré sans que des élections
n'aient été tenues. La restauration d'un parlement n'est donc pas une considération secondaire de bas de liste mais
le mécanisme principal pour mettre fin à plus de six ans de gouvernance par décrets. Quelles coalitions
contrôleront le parlement entrant déterminera la capacité de gouvernance du PM Fils-Aimé, la relation du prochain
président avec le parlement, et si l'architecture institutionnelle de transition est remplacée par quelque chose ayant
une légitimité démocratique.
La revendication de 52 partis membres de VIKTWA, rapportée via Instagram le 29 août 2026 et issue du lancement
de la coalition au Cap-Haïtien, la positionne comme potentiellement la force dominante dans les circonscriptions
sénatoriales plurinominales et les districts de députés si la profondeur organisationnelle correspond à la
revendication d'adhésion. Le Cap-Haïtien deuxième ville d'Haïti et capitale du département du Nord est lui-même
une arène politique significative. Le choix de VIKTWA de se lancer là-bas, plutôt qu'à Port-au-Prince, signale une
stratégie délibérément nordique et reflète la réalité opérationnelle que la capitale est largement inaccessible pour
l'organisation politique. Selon l'évaluation d'AYITI INTEL, ce pivot géographique vers le nord sera probablement
reproduit par d'autres coalitions ; le Nord, le Nord-Ouest et l'Artibonite connaîtront une intensité concurrentielle plus
élevée dans les courses législatives et locales que le département de l'Ouest, compromis sur le plan sécuritaire.
Les courses à la mairie dans les principales villes d'Haïti sont directement liées aux courses législatives à travers
les mêmes réseaux de partis organisés, et la géographie sécuritaire de chaque ville détermine qui peut
crédiblement faire campagne. Le Cap-Haïtien, Gonaïves, Hinche et Port-de-Paix se trouvent dans des
départements où l'inscription des électeurs est active, offrant aux partis organisés un espace opérationnel réel.
Gonaïves revêt une signification électorale particulière car c'est le centre politique de l'Artibonite, soumis à des
pressions des gangs mais recevant également l'attention de la FSG du personnel sri-lankais est arrivé par voie
maritime en août 2026 selon Caribbean National Weekly. La perturbation du corridor rizicole de l'Artibonite par des
groupes armés crée une combinaison de griefs sécuritaires et économiques qui façonnera la mobilisation locale
des électeurs. Les Cayes, Jacmel et Jérémie se trouvent dans les départements du Sud et du Sud-Est, qui ont été
comparativement moins affectés par l'expansion des gangs de Port-au-Prince et pourraient produire des courses
locales plus compétitives et observables. Port-au-Prince elle-même la cible principale pour toute course crédible à
la mairie demeure opérationnellement inaccessible pour les activités de campagne, l'inscription des électeurs ou la
planification des bureaux de vote dans les conditions actuelles.
Les acteurs influents non candidats les plus significatifs façonnant les résultats électoraux dans ce cycle sont les
anciens membres du CPT qui sont maintenant libres des contraintes de l'autorité de transition et qui retournent à
l'activité partisane. Edgard Leblanc Fils, ancien président du CPT et chef de l'OPL, et Leslie Voltaire, ancien
membre du CPT, sont identifiés par RFI et Le Monde dans leur couverture du 7 février 2026 de la dissolution du
CPT comme des figures clés réintégrant maintenant l'espace des partis politiques. Smith Augustin, un autre ancien
August 31, 2026
membre du CPT, est dans une position similaire. Leurs réseaux, construits pendant la période de transition grâce à
l'accès aux contacts gouvernementaux et aux relations internationales, se traduisent directement en capacité
organisationnelle pour la période de campagne. Selon l'évaluation d'AYITI INTEL, le réseau des anciens du CPT est
une infrastructure politique de facto sans équivalent parmi les partis qui ont été absents de la transition.
Le Groupe Core l'organe de coordination diplomatique comprenant les ambassadeurs de France, du Canada, de
l'Espagne, de l'UE, des États-Unis et des représentants de l'OEA, de la CARICOM et de l'ONU fonctionne comme
un acteur influent non élu de premier ordre. Les commentaires en langue créole suivis via Rezo Nòdwès et Juno7
reflètent un scepticisme populaire persistant quant à la légitimité du Groupe Core et des préoccupations concernant
l'ingérence électorale de la République dominicaine. Ce cadrage est décrit dans l'analyse narrative comme un
discours minoritaire mais persistant dans les médias populaires. Selon l'évaluation d'AYITI INTEL, les approbations
ou réserves publiques du Groupe Core concernant des candidats ou des processus spécifiques ont un poids
opérationnel qui dépasse leur rôle consultatif formel, et leurs délibérations internes sur la question d'admissibilité de
Latortue et l'exclusion de l'Ouest seront déterminantes.
CONTEXTE HISTORIQUE
Le schéma d'ingérence des groupes armés dans les courses électorales locales haïtiennes a une généalogie
remontant à la prise de Gonaïves par l'Armée Cannibale en 2004 précurseur direct de l'effondrement politique qui
a mis fin au gouvernement Aristide. L'offensive Viv Ansanm de 2024 sur Port-au-Prince, qui était supérieure sur le
plan opérationnel à l'action de 2004 dans sa coordination et son ciblage simultané de l'aéroport, des prisons et des
postes de police, démontre que les groupes armés ont développé la capacité organisationnelle pour façonner de
manière décisive la géographie électorale. Toute course à la mairie à Port-au-Prince nécessitera, comme condition
préalable, un renversement de la situation sécuritaire qui n'a pas encore eu lieu.
POINTS DE DISCUSSION :
La restauration d'un parlement est le résultat structurel le plus conséquent du cycle 2026 sans elle, la gouvernance
par décrets se poursuit quel que soit le vainqueur de la présidentielle, et la légitimité démocratique de l'État haïtien
dans son ensemble demeure suspendue.
La stratégie de lancement nordique de VIKTWA reflète une lecture réaliste des conditions actuelles de
l'organisation politique ; les missions d'observation devraient ajuster leurs priorités de déploiement géographique en
conséquence, reconnaissant que les départements du Nord, de l'Artibonite et du Sud constitueront le terrain
concurrentiel observable.
Les anciens membres du CPT qui retournent à la politique partisane disposent d'avantages institutionnels accès
aux contacts gouvernementaux, relations internationales et réseaux de la période de transition qui constituent une
forme d'avantage structurel de titulaire non visible dans les données formelles d'enregistrement des partis.
Les courses à la mairie de Port-au-Prince, de Carrefour et des communes environnantes de l'Ouest sont
effectivement suspendues en l'absence d'un renversement sécuritaire ; les missions planifiant l'observation des
élections locales ne devraient pas allouer de ressources à la couverture de la région de la capitale sans garanties
de sécurité spécifiques de la FSG.
La fonction d'approbation informelle du Groupe Core est une intervention politique qui dépasse son mandat
consultatif ; le suivi des signaux du Groupe Core concernant des candidats et des coalitions spécifiques est une
tâche de renseignement prioritaire pour les analystes politiques.
Le financement politique d'origine diasporique de candidats en bas de liste dans des circonscriptions spécifiques
notamment le Cap-Haïtien et Les Cayes, qui ont de fortes communautés diasporiques aux États-Unis et au Canada
est une variable non suivie ayant des implications en matière de conformité.
DÉCISIONS RECOMMANDÉES
August 31, 2026
Les missions d'observation devraient prioriser la planification du déploiement pour les départements du Nord, de
l'Artibonite, du Sud et du Sud-Est, où l'inscription est active et où les conditions de campagne compétitive sont les
plus susceptibles d'exister d'ici décembre.
Les missions suivant les courses à la mairie devraient formellement demander au CEP la liste des communes où
des bureaux de vote sont prévus, et la croiser avec les évaluations sécuritaires du BINUH et de la FSG pour
identifier les communes opérationnellement réalistes.
Les journalistes devraient enquêter sur la transition du réseau des anciens du CPT vers l'activité électorale
partisane en documentant les approbations spécifiques, les parrainages de candidats et les rôles organisationnels
de Leblanc Fils, Voltaire et Augustin au sein des structures de coalition approuvées.
Les organisations de surveillance anti-corruption devraient établir un mécanisme de suivi pour les candidats de la
région de l'Artibonite, étant donné la combinaison de présence de groupes armés, d'opérations de la FSG et de
perturbation économique du corridor rizicole qui crée une vulnérabilité spécifique à la coercition des candidats et à
l'achat de votes.
Les organisations d'observation électorale évaluant les courses à la mairie dans les grandes villes devraient inclure
dans leurs rapports pré-électoraux une évaluation explicite des conditions de campagne liberté de mouvement,
liberté de réunion, accès aux médias dans chaque centre urbain ciblé pour l'observation.
Le CEP devrait être pressé par les partenaires techniques de publier la liste complète des communes où des
bureaux de vote sont prévus pour le 13 décembre 2026, avec une notation de validation sécuritaire pour chacune
rendant la carte électorale opérationnelle transparente pour les observateurs, les acteurs politiques et le public.
CONFIANCE
Faible confiance en raison de rapports limités ou contradictoires.
À SURVEILLER
PROCHAINES 24 À 48 HEURES
Surveiller toute annonce ou communiqué du CEP concernant les premières soumissions à la plateforme
d'enregistrement des candidats les premières déclarations de candidature formelles cartographieront le champ
présidentiel et législatif réel.
Surveiller les communications publiques de Youri Latortue ; toute déclaration retirant ou réaffirmant son intention de
candidature signalera s'il teste la résolution du CEP sur la question d'admissibilité ou s'il procède à une soumission
authentique.
Surveiller les déclarations publiques du BINUH ou de l'OEA à la suite de la brève période du 31 août ; toute
déclaration avalisant explicitement ou exprimant des réserves sur le calendrier de décembre aura un poids
opérationnel significatif.
Surveiller les commentaires en langue créole de Rezo Nòdwès et Juno7 pour des signaux du discours populaire
sur le processus électoral, notamment concernant les figures du réseau PHTK apparaissant sur les listes de
candidats via des partis mandataires approuvés.
CETTE SEMAINE
Surveiller la vérification ou la contestation crédible de la revendication de 52 partis membres de VIKTWA toute
défection ou dispute d'adhésion dans les jours suivant le lancement du 29 août au Cap-Haïtien sera un indicateur
avancé de la profondeur organisationnelle réelle de la coalition.
August 31, 2026
Surveiller les chiffres d'inscription du CEP dans les neuf départements actifs pour tout rapport préliminaire ; même
des chiffres préliminaires permettront une évaluation proportionnelle de l'enrôlement probable par rapport à la date
limite du 13 octobre.
Surveiller toute communication du CEP sur la réouverture éventuelle de l'inscription dans l'Ouest sous quelque
forme que ce soit avant le 13 octobre ; l'absence d'une telle communication à mi-septembre devrait être interprétée
comme une confirmation de facto qu'un tiers de la population sera exclu des listes électorales.
Suivre les communications diplomatiques de la mission canadienne, du BINUH et de l'OEA concernant les
dispositions du Décret électoral relatives aux sanctions toute orientation clarificatrice des partenaires
internationaux au CEP sur les questions d'admissibilité de Latortue et Lambert sera un indicateur avancé de la
posture d'approbation internationale.
HORIZON STRATÉGIQUE
Le chemin réaliste vers un vote crédible le 13 décembre 2026 nécessite la résolution d'au moins trois des cinq
conditions suivantes : un résultat d'inscription des électeurs couvrant défendablement une majorité de l'électorat
admissible ; une décision d'admissibilité du CEP sur les candidats sanctionnés acceptée par les partenaires
internationaux ; des progrès opérationnels de la FSG suffisants pour ouvrir au moins des opérations partielles de
bureaux de vote dans le département de l'Ouest ; un mécanisme de vote confirmé pour les personnes déplacées ;
et un champ de candidats incluant des participants compétitifs au sein de plusieurs coalitions approuvées sans
retrait massif. Selon l'évaluation d'AYITI INTEL, deux de ces cinq conditions une couverture défendable de l'Ouest
et un mécanisme confirmé pour les personnes déplacées semblent peu susceptibles d'être remplies d'ici décembre
étant donné les trajectoires actuelles.
Si le premier tour de décembre a lieu avec l'Ouest exclu, le scénario le plus probable est un résultat contesté
produisant des contestations juridiques immédiates de la part des candidats perdants et une crise de légitimité qui
reflète le cycle d'annulation de 2015. Ce serait le troisième cycle électoral consécutif après les élections annulées
de 2015 et les élections différées de 2020 à 2022 en raison du COVID et de l'assassinat à ne pas produire un
transfert de pouvoir stabilisé.
Le scénario alternatif un nouveau report au deuxième trimestre 2027 prolongerait la gouvernance par décrets de
Fils-Aimé et le vide législatif, aggravant le déficit de légitimité institutionnelle qui définit la gouvernance haïtienne
depuis janvier 2020. Ce scénario comporte ses propres risques sérieux, notamment la lassitude des donateurs, les
pressions de rotation des troupes de la FSG et l'épuisement de la coalition politique qui soutient actuellement
l'arrangement de transition.
L'absence du PHTK dans les regroupements approuvés est une variable de l'horizon stratégique qui ne deviendra
visible que lorsque les listes complètes de candidats seront publiées si des figures significatives du réseau Martelly
apparaissent via des partis mandataires, cela reconfigurera la dynamique compétitive de la course présidentielle et
de multiples circonscriptions législatives d'une manière que l'analyse actuelle des coalitions ne saisit pas encore.
SOURCES PRIMAIRES
Le Nouvelliste lenouvelliste.com/article/261737 (17 novembre 2025, soumission initiale du calendrier du CEP) ;
lenouvelliste.com/article/265555 (mars 2026, arrêté exécutif modifiant le mandat du CEP) ;
lenouvelliste.com/article/270025 (annonce de lancement de l'inscription des électeurs par le CEP) ;
lenouvelliste.com/266566 (reportage sur l'engagement international)
Site officiel du CEP Haïti cephaiti.ht/publication-officielle-du-calendrier-electoral-2026-2027 (27 juillet 2026,
calendrier électoral révisé officiel) ; cephaiti.ht/lancement-officiel (lancement de l'inscription des électeurs)
Traqueur électoral de Haiti Policy House haitipolicyhouse.org/haiti-election-tracker (confirmation de l'exclusion du
PHTK ; conditions de sécurité ; approbations de coalitions du CEP)
Zantray News zantray-news.com (12 août 2026, communiqué d'indépendance de RASANBLE en provenance de
Pétion-Ville ; identification du Dr Franche Lawson)
Haitian Times haitiantimes.com (7 août 2026, analyse des sanctions et de l'admissibilité) ; haitiantimes.com/fr (19
août 2026, accord d'identification OEA-Japon)
August 31, 2026
RFI Service français rfi.fr (7 février 2026, dissolution du CPT et couverture de la transition) ; rfi.fr (6 août 2026,
analyse des sanctions du décret électoral)
Haiti24 haiti24.net (décharges, démissions et obstacles administratifs à la candidature)
Base de données mondiale des sanctions globalsanctions.com (documentation du statut de sanctions de Latortue
et Lambert)
OFAC du Trésor américain home.treasury.gov/jy1137 (désignation OFAC de Latortue)
Presse du Conseil de sécurité de l'ONU press.un.org/sc16417 (renouvellement du mandat du BINUH) ;
reliefweb.int/S/2026/574 (rapport du Secrétaire général de l'ONU documentant l'insécurité persistante)
Caribbean National Weekly caribbeannationalweekly.com (reportage sur le déploiement sri-lankais et bangladais
de la FSG ; délégation de l'OEA du 19 août 2026)
Instagram instagram.com/p/DcpOpqkCISm (29 août 2026, lancement de VIKTWA au Cap-Haïtien) ;
facebook.com/100065085577283 (déclaration d'intention de candidature de Latortue du 21 août 2026) ;
facebook.com/facesofhaitiht (documentation de la décision de l'article 129 du CEP)
August 31, 2026