2026-01-31
DÉVELOPPEMENT 4: La Médiation Virtuelle de la CARICOM S'Effondre Sept Jours Avant l'Expiration du Mandat
du CPT Sans Cadre de Consensus Politique
La CARICOM a convoqué une réunion virtuelle le 30 janvier rassemblant les représentants des partis politiques et
les organisations de la société civile dans un effort de médiation final avant l'expiration du mandat du CPT le 7
février. Le Nouvelliste a rapporté que comme cela a été le cas au cours des deux dernières années lors de
chaque réunion entre les parties prenantes haïtiennes et les Personnes Éminentes de la CARICOM la
cacophonie a remplacé tout consensus efficace. L'analyse du journal a caractérisé la session comme
emblématique d'un dysfonctionnement plus large avec huit jours avant le 7 février aucune solution n'a émergé au
sein de la classe politique haïtienne pour tracer la voie à suivre.
Le Groupe de Personnes Éminentes de la CARICOM composé d'anciens premiers ministres de Sainte-Lucie, de
la Jamaïque et des Bahamas a averti en janvier qu'il est vital que les parties prenantes parviennent à un
consensus avant le 7 février 2026 avertissant que l'échec pourrait entraîner des répercussions indésirables. La
déclaration du 27 janvier du Groupe a exprimé une grande préoccupation que l'impasse actuelle au sein du CPT
suite aux efforts non concluants de certains membres pour licencier le Premier ministre rende plus complexe un
processus de transition de gouvernance déjà difficile. La réunion virtuelle du 30 janvier représentait la dernière
opportunité de médiation structurée de la CARICOM et son échec à produire un consensus laisse Haïti avec sept
jours jusqu'à l'expiration du mandat et aucun cadre alternatif de gouvernance convenu.
L'effondrement de la médiation renforce le scénario de continuité exécutive de Laurent Saint-Cyr et Alix Didier
Fils-Aimé comme résultat le plus probable mais l'échec de la CARICOM démontre que les partis politiques et les
acteurs de la société civile n'ont pas accepté leur autorité après le 7 février. Le membre du CPT Leslie Voltaire a
promis le 17 janvier qu'une formule sera trouvée pour remplacer le CPT avant le 7 février avec 60 pour cent
d'acceptation de la classe politique mais la cacophonie de la CARICOM suggère que la formule n'existe pas. Les
groupes de la société civile incluant NCANG, Opposition plurielle et MORN ont validé la stratégie de mobilisation
de rue après l'échec de la médiation avec des manifestations susceptibles de s'intensifier dans les sept derniers
jours avant la date limite.
La convergence de l'effondrement de la médiation, de l'expansion territoriale des gangs à Tet Kajak, de l'alerte de
sécurité de l'ambassade et de la convocation du directeur général de la PNH Rameau Normil au tribunal
correctionnel le 2 février pour 317 fusils manquants crée une fragilité institutionnelle au moment où la corruption
de la direction sécuritaire sape la capacité opérationnelle. La crédibilité du Groupe de Personnes Éminentes de la
CARICOM est épuisée après deux ans de médiation n'ayant produit aucun consensus mais le groupe reste à
disposition pour la facilitation. Le vide politique se matérialisant le 7 février se produit simultanément avec
l'expansion des gangs démontrant que la gouvernance la plus faible coïncide avec la menace sécuritaire la plus
élevée.
January 31, 2026