2026-01-16
POINTS DE DISCUSSION
La pause de 39 jours des attaques de gangs du 21 décembre au 16 janvier se poursuit malgré les
frappes de drones du 14 janvier sur les cachettes du leader de gang Chérizier démontrant une
discipline stratégique sans précédent.
L'échec des gangs à riposter valide l'évaluation du Crisis Group du 15 décembre selon laquelle les
gangs priorisent les négociations d'amnistie du 7 février plutôt que des réponses tactiques
immédiates aux provocations gouvernementales.
Le rapport de l'OIM du 15 janvier de 5 800 personnes nouvellement déplacées montre que les
opérations de la PNH produisent des coûts humanitaires même sans riposte des gangs.
Les gangs font face à un point de décision stratégique entre le 20 et le 25 janvier pour soit continuer
la pause en attendant des signaux d'amnistie ou reprendre la violence pour faire pression sur les
négociations du 7 février.
Le contrôle territorial des gangs de 80 à 90 pour cent de Port-au-Prince selon l'évaluation du
MOPAL du 4 janvier reste inchangé malgré les frappes de drones.