2026-01-14
DÉVELOPPEMENT 2: Pause des Attaques de Gangs de 35 Jours Approchant un Point
d'Inflexion Stratégique
La pause des attaques de gangs qui a commencé le 21 décembre 2025 s'est prolongée
jusqu'au 14 janvier 2026, marquant 35 jours consécutifs sans violence majeure initiée par les
gangs à Port-au-Prince. Cela représente la plus longue période soutenue sans attaques de
gangs jamais enregistrée, démontrant une discipline stratégique sans précédent et un contrôle
territorial consolidé qui contredit les affirmations du gouvernement et de la GSF de reprendre
des territoires. La pause dépasse maintenant cinq semaines, créant un point d'inflexion
stratégique critique où les gangs doivent soit reprendre la violence fin janvier pour faire pression
sur les négociations d'amnistie du 7 février, soit prolonger la pause jusqu'au 7 février comme
démonstration de bonne foi si un cadre d'amnistie émerge.
L'avertissement du 15 décembre du Crisis Group selon lequel les gangs recherchent l'amnistie
dans le cadre de la transition du 7 février est devenu la seule explication viable pour la pause de
35 jours. Les gangs démontrent une capacité à suspendre la violence indéfiniment tout en
maintenant le contrôle territorial plutôt qu'en répondant aux opérations de sécurité
gouvernementales. Cette sophistication stratégique indique que la direction des gangs
comprend la date limite constitutionnelle du 7 février et se positionne pour des négociations
malgré la doctrine de non-négociation du PM Fils-Aimé du 28 décembre et la promesse
d'Andrésol du 12 janvier de rouvrir les routes par la force. La pause permet aux gangs d'étendre
le contrôle territorial de l'Artibonite et du Plateau Central, y compris 1120 personnes déplacées
de Montrouis le 23 décembre, sans provoquer de contre-offensives à Port-au-Prince.
Cependant, les opérations de la PNH pendant la pause ont produit des résultats mitigés. Les
affrontements du 6 janvier à Bel Air entre la PNH et des groupes armés ont conduit MSF à
suspendre les opérations le 11 janvier en raison de victimes civiles. La fermeture du port de
Varreux le 9 janvier pour des opérations policières contre les gangs et la conférence de presse
de la PNH du 12 janvier annonçant la saisie de 33 armes et plus de 12000 munitions
démontrent des contre-offensives gouvernementales en cours. Malgré ces opérations, la Route
Nationale No 1 reste impraticable à Montrouis depuis le 6 janvier et la zone de Gonaïves
Deschaos reste paralysée depuis le 8 janvier, prouvant que les opérations de la PNH
n'obtiennent pas de contrôle territorial durable. La pause des attaques de gangs de 35 jours
reflète la retenue stratégique des gangs et non le succès opérationnel de la PNH ou de la GSF.
January 14, 2026
Avec 24 jours jusqu'au 7 février, la pause de 35 jours approche de sa limite stratégique. Les
combattants de gangs ne peuvent pas rester inactifs indéfiniment sans que la discipline ne
s'érode ou que le contrôle territorial ne soit contesté par des groupes rivaux. Si le gouvernement
maintient sa position de non-négociation et tente de rouvrir les routes par la force comme
Andrésol l'a promis pour avant le 7 février, les gangs reprendront probablement la violence à
Port-au-Prince fin janvier entre le 20 et le 25 janvier pour faire pression sur les discussions
d'amnistie. Inversement, si des signaux de cadre d'amnistie émergent des négociations
actuelles, les gangs peuvent prolonger la pause jusqu'au 7 février démontrant une capacité de
participation politique. Les sept à dix prochains jours détermineront si la pause représente un
prélude à un règlement négocié ou une retenue opérationnelle temporaire avant une escalade
de la violence.