2026-01-11
DÉVELOPPEMENT 3
LA COUPURE DE LA ROUTE NATIONALE NO. 1 DÉMONTRE LE CONTRÔLE STRATÉGIQUE DES GANGS
SUR LES POINTS DE PASSAGE INFRASTRUCTURELS
Les rapports de l'OCHA et d'Haiti Libre ont confirmé du 6 au 10 janvier que la Route Nationale No. 1 est
impraticable au segment de Montrouis depuis le 6 janvier coupant Port-au-Prince du nord d'Haïti et bloquant le
trafic commercial et humanitaire entre la capitale et Cap-Haïtien. L'impraticabilité de la route résulte de l'attaque
des gangs du 23 décembre sur Montrouis qui a déplacé 1 120 individus qui ont fui vers la municipalité de
Saint-Marc avec l'OIM confirmant 225 ménages affectés. La situation sécuritaire reste précaire et instable
impactant significativement l'accès humanitaire dans diverses localités au sein de la municipalité de Saint-Marc
ainsi que le long de la Route Nationale No. 1 qui sert d'artère principale connectant le Département de l'Ouest
aux Départements de l'Artibonite du Centre et du Nord.
La coupure de la Route Nationale No. 1 représente un développement opérationnel critique avec des implications
stratégiques pour la trajectoire de la crise d'Haïti. La route connecte Port-au-Prince population 2,6 millions à
Cap-Haïtien population environ 500 000 et sert de corridor commercial principal pour le mouvement de nourriture
de carburant et de marchandises entre la capitale et les centres agricoles du nord. Son impraticabilité depuis le 6
janvier signifie que le trafic commercial entre les régions est arrêté la livraison d'aide humanitaire au Département
du Nord est sévèrement contrainte et l'isolement économique du nord d'Haïti des marchés banques et services
de la capitale. Le blocage de Montrouis démontre le contrôle stratégique des gangs sur les points de passage de
l'infrastructure primaire d'Haïti incluant la Route Nationale No. 1 au segment de Montrouis l'aéroport et le port de
Port-au-Prince sous menace périodique et le corridor agricole de l'Artibonite sous contrôle des gangs selon
l'évaluation du MOPAL du 4 janvier.
La coupure infrastructurelle confirme le changement géographique documenté dans les briefings de
renseignement récents montrant que les gangs consolident le contrôle des régions périphériques incluant
l'Artibonite et le Plateau Central tout en maintenant la pause opérationnelle de 30 jours à Port-au-Prince
entourant et isolant effectivement la capitale. La déclaration du PM Fils-Aimé du 10 janvier affirmant que 2026
sera l'année de la sécurité et que la peur a changé de camp avec les forces de sécurité récupérant les territoires
précédemment sous contrôle des gangs armés est directement contredite par l'impraticabilité de la Route
Nationale No. 1 depuis le 6 janvier cinq jours avant la déclaration, 1 120 déplacés à Montrouis le 23 décembre, et
January 11, 2026
l'évaluation du MOPAL confirmant que les gangs contrôlent la quasi-totalité de Port-au-Prince l'Artibonite et le
Plateau Central. Le message optimiste du PM semble conçu pour légitimer la stratégie révélée par le Miami
Herald de rester après le 7 février sans structure de supervision présidentielle suggérant que la revendication de
gouvernance post-7 février reposera sur des récits de progrès sécuritaire opérationnellement non soutenus par
les preuves infrastructurelles et de déplacement.
La coupure de la Route Nationale No. 1 combinée aux affirmations sécuritaires contradictoires du PM crée un
environnement informationnel où le message gouvernemental diverge fondamentalement de la réalité
opérationnelle compliquant l'évaluation par les parties prenantes de la viabilité de la transition et de la légitimité
de la gouvernance post-7 février.