2026-01-01
DÉVELOPPEMENT 1
L'approbation Rubio crée une division diplomatique américano-canadienne sur la légitimité
constitutionnelle
Le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a publié un message pour le jour de l'Indépendance le
1er janvier 2026 déclarant que les États-Unis reconnaissent les progrès que le gouvernement de
transition haïtien et le conseil électoral provisoire réalisent pour préparer les premières élections
nationales du pays en une décennie en 2026. Cela représente la première approbation américaine
de haut niveau du calendrier électoral révisé publié le 25 décembre 2025 qui établit une période de
campagne du 19 mai au 28 août 2026. En présentant ce calendrier comme un progrès Rubio
accepte implicitement l'écart constitutionnel de 365 jours entre l'expiration du mandat du CPT le 7
février 2026 et le 7 février 2027 lorsque les élus assumeraient leurs fonctions selon le nouveau
calendrier.
L'approbation crée une division diplomatique fondamentale avec le Canada dont l'ambassadeur
Sébastien Giroux a déclaré le 16 décembre que le 7 février est la fin inconditionnelle du mandat du
CPT. Cette divergence américano-canadienne expose des interprétations conflictuelles de la clause
de continuité institutionnelle de la Feuille de route de l'OEA. La position américaine semble
January 01, 2026
interpréter cette clause comme légitimant la gouvernance du CPT jusqu'en 2026 pour éviter un vide
de pouvoir tandis que la position canadienne de fin inconditionnelle suggère que le Conseil ne peut
légalement gouverner au-delà de son échéance constitutionnelle indépendamment de la
préparation électorale. La CARICOM et l'OEA font maintenant face à une pression pour réconcilier
ces positions conflictuelles ou risquer la fragmentation de la communauté internationale sur la
coordination de la politique haïtienne.
Le message de Rubio reflète probablement des calculs pragmatiques américains incluant
l'impossibilité démontrée d'organiser des élections d'ici le 7 février comme en témoigne l'échec de la
liste de candidats du 22 décembre. La déclaration fait également référence au soutien américain
continu pour établir une Force de suppression des gangs qui peut travailler avec les forces de
sécurité haïtiennes pour mettre fin au règne de terreur des gangs. Cela suggère que les États-Unis
considèrent la prolongation de 365 jours comme un temps nécessaire pour opérationnaliser le
déploiement de la GSF de 7500 personnels promis et restaurer des conditions de sécurité
minimales pour des processus électoraux crédibles. Cependant l'approbation crée un problème de
légitimité en fournissant une couverture internationale pour la prolongation du CPT sans aborder la
base constitutionnelle de la gouvernance après le 7 février.