2026-02-17
DÉVELOPPEMENT 4: CONSEIL PERMANENT DE L'OEA -- PREMIÈRE SESSION
MULTILATÉRALE MAJEURE SUR HAÏTI APRÈS LA DISSOLUTION DU CPT
Le Conseil permanent de l'OEA tiendra une réunion ordinaire le 18 février 2026 à 09h30 EST au
siège de l'OEA à Washington pour examiner les développements de la situation politique en Haïti.
Le Secrétaire général Albert Ramdin présentera un rapport d'avancement. La réunion est le
premier forum multilatéral majeur sur la trajectoire de gouvernance d'Haïti depuis l'expiration du
mandat du CPT le 7 février et l'assumption de l'autorité exécutive exclusive par Fils-Aimé. Les trois
domaines de concentration de l'OEA pour Haïti sont : la coordination sécuritaire et le suivi de la
Force de suppression des gangs ; le dialogue politique et les arrangements de gouvernance
au-delà de l'expiration du CPT en février 2026 ; et la préparation et le soutien aux élections.
La réunion se tient alors que le cadre institutionnel post-CPT demeure indéfini. Fils-Aimé a
consolidé l'autorité exécutive sans approbation multilatérale formelle du nouvel arrangement de
gouvernance. L'OEA a précédemment signalé ses préoccupations à travers les avertissements de
Ramdin selon lesquels les gangs opèrent avec une apparente liberté et ses appels aux États
membres à intensifier leurs engagements de manière concrète. La question de savoir si le Conseil
permanent reconnaît formellement la légitimité du gouvernement Fils-Aimé ou exige une feuille de
route politique définie façonnera l'environnement diplomatique pour les 60 à 90 prochains jours.
February 17, 2026
Le calendrier de génération de forces de la GSF est le point à l'ordre du jour le plus actionnable.
Les premiers contingents sont attendus en avril 2026, avec un plafond de 5 550 personnels et des
engagements atteignant 7 500. La MSS dirigée par le Kenya fournit actuellement environ 1 000
personnels dans une posture de réduction des effectifs. L'écart entre la capacité opérationnelle
actuelle et l'arrivée de la GSF en avril représente la période de plus grande vulnérabilité sécuritaire,
et la pression de l'OEA pour un déploiement accéléré ou un renforcement de la MSS en relais
constitue le résultat opérationnellement le plus significatif que la session pourrait produire.
Le soutien électoral demeure un point à l'ordre du jour secondaire mais structurellement important.
Le calendrier du CEP ciblant le 30 août pour un premier tour nécessite des conditions de sécurité
stables qui n'existent pas actuellement dans la capitale. Toute déclaration de l'OEA sur la viabilité
électorale ou l'ajustement du calendrier aurait un poids considérable pour les décisions de
financement des donateurs, les délais de conformité pour l'enregistrement des partis et la
crédibilité internationale du cadrage électoral conditionnel du gouvernement Fils-Aimé annoncé
plus tôt dans la semaine.