2026-02-11
DÉVELOPPEMENT 2
Le Comité International de Secours a publié un avertissement d'urgence majeur le 11 février
déclarant qu'Haïti est au bord de l'effondrement humanitaire et que sans action internationale
immédiate pour protéger les civils et précipiter l'aide les conséquences seront catastrophiques.
L'avertissement vient avec des indicateurs humanitaires mis à jour montrant une détérioration
dramatique à travers les métriques de protection sécurité alimentaire et déplacement forcé. Le
Directeur Pays du CIS Mwiti Mungania a déclaré que l'organisation a documenté des conditions
qui indiquent une défaillance systémique des mécanismes de réponse humanitaire.
Les données du CIS montrent que plus de 8 000 personnes ont été tuées en Haïti en 2025
représentant une augmentation de 20 pour cent par rapport à 2024. Les cas de violence basée
sur le genre ont atteint 8 000 en 2025 en hausse de 25 pour cent par rapport à l'année
précédente. La violence sexuelle contre les enfants a augmenté de 1 000 pour cent depuis 2023
tandis que le recrutement d'enfants par les gangs armés a augmenté de 700 pour cent au
premier trimestre de 2025 seulement. L'organisation rapporte que 1,4 million de personnes sont
déplacées dont la moitié sont des enfants et que 270 000 individus ont été retournés de force en
Haïti en 2025 représentant une augmentation de 36 pour cent par rapport aux chiffres de
February 11, 2026
déportation de 2024. L'indicateur le plus alarmant est que le financement humanitaire se situe à
seulement 3,4 pour cent des besoins documentés créant des contraintes opérationnelles qui
rendent la réponse effective impossible.
Le Programme Alimentaire Mondial a été forcé de suspendre les repas vitaux pour les familles
nouvellement déplacées et de réduire de moitié les rations alimentaires en raison de déficits de
financement. Le PAM requiert 44 millions de dollars pour maintenir les opérations jusqu'en avril
2026 mais les niveaux de financement actuels ne peuvent supporter même une programmation
réduite. La combinaison de conditions sécuritaires qui se détériorent déplacement en expansion
et financement humanitaire en effondrement crée des conditions pour famine de masse et
défaillances de protection. Les données de l'Organisation Internationale pour les Migrations
montrent que 98 pour cent des retours forcés sont venus de la République Dominicaine avec
déportations de femmes adultes en hausse de 92 pour cent filles en hausse de 152 pour cent et
garçons en hausse de 133 pour cent comparé à 2024. Dix-neuf pour cent des déportés étaient
déjà déplacés internes avant de quitter Haïti et 60 pour cent avaient été précédemment déportés
indiquant une récidive motivée par manque d'options viables à l'intérieur d'Haïti.