2026-02-07
DÉVELOPPEMENT 4: PAYSAGE DE GOUVERNANCE POST-CPT ET IMPLICATIONS POUR LES
PARTIES PRENANTES
Le Nouvelliste a décrit Fils-Aimé comme le nouvel homme fort d'Haïti faisant maintenant face à des
défis de sécurité avec 90 pour cent de Port-au-Prince sous contrôle des gangs et plus de 10000
personnes tuées pendant 22 mois de règne du CPT. Il doit organiser les premières élections depuis
2016 avec le calendrier du CEP ciblant le premier tour le 30 août 2026 tout en gouvernant avec le
soutien américain mais faisant face à l'opposition nationale d'une coalition de plus de 70 partis de
l'EDE de l'Accord de Montana et de Fanm Yo Deside. Le vide de responsabilité sans organe de
surveillance établi malgré les dispositions de l'Accord d'avril 2024 crée des risques de légitimité.
Fils-Aimé doit coordonner avec la GSF dirigée par le Kenya atteignant son déploiement complet d'ici
l'été-automne 2026 tout en gérant l'opposition politique nationale considérant l'arrangement comme
imposé de l'extérieur.
L'Ambassadeur français Antoine Michon a déclaré à RFI le 5 février qu'il est très difficile d'organiser
un processus électoral dans les conditions actuelles reconnaissant la tension fondamentale entre
les calendriers électoraux et les réalités de sécurité. La proposition des quatre membres dissidents
du CPT pour un Collège présidentiel de trois personnes avec la juge Casimir Voltaire et Tardieu
semble manquer de soutien international. Avec les navires de guerre américains dans la baie et
l'approbation explicite de Washington pour Fils-Aimé cette structure alternative est peu susceptible
de gagner du terrain à moins que le gouvernement du Premier ministre échoue opérationnellement.
La transition déplace la question opérationnelle clé de qui gouverne à Fils-Aimé peut-il gouverner
efficacement seul avec le mandat renouvelé de la BINUH jusqu'en janvier 2027 et la date limite du
1er avril de l'UNSOH pour le soutien logistique à la GSF fournissant des ancrages institutionnels.
Les organisations internationales ont désormais un homologue exécutif unique plus simple
que le CPT de neuf membres mais manquant de contrôles institutionnels avec des risques
de responsabilité que les donateurs devraient surveiller. La transition s'est déroulée de
manière ordonnée sans violence ni perturbation et avec un taux de change stable
représentant le meilleur scénario pour la continuité des affaires. La présence navale
américaine et le signal de renouvellement HOPE HELP fournissent une confiance modeste
dans l'engagement continu mais l'environnement opérationnel fondamental reste inchangé
avec 90 pour cent de contrôle des gangs l'interdiction de la FAA jusqu'au 7 mars et une
infrastructure dégradée. Les acteurs politiques font face à un choix stratégique entre
l'engagement constructif avec le gouvernement Fils-Aimé particulièrement sur les
préparations électorales ou l'opposition conflictuelle risquant des sanctions internationales.