2026-02-04

Daily Intelligence Brief (Français) | 11 pages

DÉVELOPPEMENT 1

Trois jours avant l'expiration du mandat constitutionnel le Conseil Présidentiel de Transition fait face à une dissolution sans cadre successeur. Les Assises de suivi du dialogue politique interhaïtien de trois jours se sont conclues le 3 février à l'hôtel de Pétion-Ville ne produisant aucun accord contraignant sur l'architecture de transition. Le Nouvelliste a évalué le résultat comme Quatre jours avant le 7 février un chemin disjoint du dialogue reflétant l'échec fondamental de la classe politique haïtienne à construire un mécanisme de succession viable. Les fractures internes du gouvernement aggravent la crise de légitimité. Le président du CPT Leslie Voltaire a déclaré qu'il y aura des élections cette année par tous les moyens tandis que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé maintient que la sécurité constitue une condition essentielle pour les processus électoraux. Ce désaccord opérationnel sur la question fondamentale de la faisabilité électorale paralyse la prise de décision dans les dernières heures du mandat. Des tensions supplémentaires sont apparues lorsque des membres du conseil auraient tenté de remplacer le coordinateur Laurent Saint-Cyr qui s'est opposé à l'effort de janvier pour démettre le February 04, 2026 Premier ministre. La pression internationale s'est intensifiée tout au long de janvier et début février. Le Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM a averti le 9 janvier qu'ils restent profondément préoccupés par le retard des parties prenantes à trouver un terrain d'entente notant que l'échec pourrait entraîner des répercussions indésirables et que le temps presse. Les Nations Unies les États-Unis et l'Organisation des États Américains ont réitéré que l'Accord d'avril 2024 établissant le CPT interdit explicitement l'extension du mandat au-delà de la date limite du 7 février. L'envoyé de l'ONU a précédemment indiqué que le recours constitutionnel permet la continuation du Premier ministre sans structure de surveillance présidentielle si l'accord politique échoue. Le Premier ministre Fils-Aimé négocie apparemment un arrangement de continuation après le 7 février en l'absence de surveillance du conseil présidentiel. Cela crée des questions de légitimité avec les mouvements d'opposition et les partenaires internationaux étant donné l'absence de consensus politique formel. Plusieurs cadres concurrents existent notamment la proposition de la Coalition de 70 partis la structure COPPOS-Haïti les dispositions de l'Accord de Montana et l'Initiative de la société civile mais aucun mécanisme unificateur ne bénéficie d'un soutien suffisant des parties prenantes pour permettre une transition ordonnée.