2026-02-03
DÉVELOPPEMENT 3
CORPS ANALYTIQUE
La Police Nationale d'Haïti a annoncé les 2 et 3 février que la reconquête des territoires a
commencé menant des opérations intensives dans des zones stratégiques du Département de
l'Ouest incluant Bel Air et Delmas 4. L'État a émis un message déclarant La République tient bon
Les forces de sécurité sont à l'offensive les résultats sont graduels mais tangibles et la
détermination des autorités reste absolue L'État ne reculera pas L'État de droit sera restauré.
Aucune attaque majeure de gangs ou incident de sécurité n'a été signalé au cours des dernières
24 heures poursuivant un schéma de calme relatif suite à l'alerte de sécurité de l'Ambassade
américaine du 31 janvier.
Les opérations récentes incluent l'opération conjointe PNH Force d'Intervention du 1er février à
Croix-des-Bouquets qui a tué au moins huit membres de gangs et saisi deux armes. L'opération
du 31 janvier ciblant le gang 400 Mawozo a tué les leaders connus sous les noms de Zotolan et Ti
Pikan provoquant une attaque de représailles sur Tabarre 27. L'attaque de la coalition Viv
February 03, 2026
Ansanm du 30 janvier à Tèt Ka Jak Marigot a tué six à sept personnes incluant un enfant blessé
quatre personnes et a entraîné des maisons brûlées et des commerces pillés. Le tempo
opérationnel reflète une pression tactique sur les réseaux de gangs mais ne représente pas un
changement fondamental de contrôle territorial.
Les gangs armés continuent de contrôler 80 à 90 pour cent de Port-au-Prince avec les sources
les plus autorisées convergeant sur approximativement 90 pour cent. L'analyse d'Americas
Quarterly du 1er février a caractérisé cela comme une gouvernance criminelle notant que les
gangs ne terrorisent pas seulement ils gouvernent taxant les résidents réglant les différends
contrôlant l'accès aux marchés et décidant qui peut travailler commercer ou partir. La Force de
Suppression des Gangs reste sévèrement sous-dimensionnée à approximativement 950 à 1000
membres principalement 700 policiers kenyans plus contre un plafond autorisé de 5550. Le
porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a confirmé le 3 février que le Bureau de Soutien de
l'ONU fournissant un soutien logistique à la GSF progresse vers l'échéance opérationnelle du 31
mars 2026.
La BINUH a documenté 5915 décès et 2708 blessés en année civile 2025 avec le quatrième
trimestre seul comptant 1523 décès et 806 blessés. De manière significative 62 pour cent des
victimes du quatrième trimestre ont résulté d'opérations de forces de sécurité incluant des
frappes de drones par des entrepreneurs militaires privés 32 pour cent de violence de gangs et
six pour cent de groupes d'autodéfense. Le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de
l'Homme Volker Türk a évalué que la plupart des frappes de drones menées par Vectus Global
sont probablement illégales selon le droit international des droits de l'homme. Entre le 1er mars et
le 30 décembre 2025 les frappes de drones ont entraîné 973 décès incluant 934 membres de
gangs suspects et 39 résidents incluant 16 enfants.